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 Un fardeau bien lourd à porter.

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MatoMessages : 941
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MessageSujet: Re: Un fardeau bien lourd à porter.   Mer 18 Jan 2012 - 18:45

Alors qu'il lisait son bouquin, le capitaine se mit soudainement à me regarder après avoir entendu ma question. En y pensant, si les Galan étaient vraiment des roturiers, ils auraient été probablement accompagné par des soldats ou des mercenaires. Mais si c'était des mercenaires qui les avaient accompagnés, peut-être que je demanderais aux vétérans mercenaires s'ils étaient en mission d'escorte au continent de Désier 35 années plus tôt sauf si cette mission a été faîte par un membre des Corbeaux d’Ébène. Dans ce cas là, c'est perdu d'avance car je suis la seule survivante de cette guilde. Finalement, Schwann n'en savait rien, mais que c'est une possibilité. Remarque, si c'était des soldats ou des mercenaires impériaux, un haut gradé comme lui l'aurai su.

Des heures passaient, aucun indice de trouvé dans ces fichus archives pour compléter mes hypothèses encore très vagues. Et pour couronner le tout, je criais famine suite à mes mésaventures de tout à l'heure. Mais je n'abandonnerais pas pour si peu, même si les recherches sont délicates pour chercher au moins une toute petite piste qui pourrait éclaircir mes idées. Mais rien, aucun détail qui pourrait sauter aux yeux. Cette famille semble être remplit de secret. Du fait que Schwann cherchait cette famille pourrait signifier que sa mission semble être importante. Mais quel personne lui avait demandé de chercher des renseignements sur une famille méconnue ? Vaut mieux pas lui poser cette question, ça ne me concerne pas.

Soudain, le capitaine se leva en posant, disant qu'on allait manger. Au moins, remplir mon estomac va me faire beaucoup de bien. Mais n'ayant pas eu le temps de dire "ouf", il me força à me lever, comme s'il insistait vraiment à ce que je vienne avec lui. Et très rapidement, me voilà hors de la mairie, m'emmenant (de force apparemment) vers une petite auberge pas très loin. Et ça continuait comme ça jusqu'à être installé à une table. Finalement, me forcer d'aller avec lui à une table d'une auberge pourrait se traduire comme "un invitation à un repas en tête-à-tête façon Schwann". Il y a pas d'autre mot pour décrire ça. Au moins, il m'autorisait à commander ce que je voulais. Pour moi, du curry mabo me suffisait pour remplir mon estomac.

En général, c'est plutôt rare d'être invité à un repas. La dernière fois remontait trois ans auparavant avec un client avec un caractère insupportable. Mais cette fois, c'était un capitaine très haut placé qui m'invite à manger un morceau, ce qui me fait encore plus bizarre. Mais il faut s'y habituer. Faisant tourner l'eau de mon verre en attendant ma commande, le soldat me demandait si j'avais trouvé quelque chose d’intéressant. Evidemment, mes recherches n'avaient pas portés ses fruits.

"Pas vraiment. Je ne pensais pas qu'une simple recherche sur une famille peut être compliqué."
Je soupirais avec déception par rapport au manque d'information qui m'empêchais d'avancer correctement. Je regardais le contenu de mon verre comme si je me contemplais dans un miroir.
"Si seulement je pouvais trouver au moins un petit détail, que se soit leur métier ou bien un indice qui justifie leur voyage qui leur a coûté leur vie... Mais je ne trouve que de vagues hypothèses sans affirmation."

Je pris une gorgée d'eau, me demandant même si cette famille cache leur identité, voire même s'il était une famille de misanthrope pour le fait qu'il y avait trop peu de renseignement pour eux. C'est aussi à cause du fait que mon maître était misanthrope que je ne le connaissais pas beaucoup dans son intégralité. Mais si c'était le cas, les recherches sur les Galan vont être beaucoup plus intense comme les recherches sur le passé de mon maître.
"En y pensant, si vos Galan ne divulguent rien dans les archives d'Halure, il y a peut-être des chance qu'ils soient... enfin par exemple... misanthrope, vous ne trouvez pas ?"
Evidemment, tout cela reste encore une hypothèse sans affirmation. Et le pire dans tout ça, c'est que les recherches sur un misanthrope pourrait durer des jours, voire des mois. Mais cela reste compliqué. Très compliqué.
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Schwann OltorainCapitaine
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MessageSujet: Re: Un fardeau bien lourd à porter.   Sam 4 Fév 2012 - 0:44

Un sourire mesquin apparaissait sur les lèvres du chevalier. Misanthrope hein ? Cela expliquerait pourquoi il n'avait jamais été trop sociable, que c'était tout simplement quelque chose d'héréditaire et qu'il ne pouvait y échapper. Enfin, il n'avait pas toujours été ainsi, et lorsqu'il était jeune il l'était nettement moins, plus ouvert, batifolant à droite à gauche à conter fleurette. Une époque bien lointaine qui avait suffit à lui ôter le sourire qu'il avait sur le visage… Vu ce qu'il avait vécu, c'était tout simplement normal qu'il soit désormais aussi renfermé, et n'importe qui le serait d'ailleurs devenu. Enfin, c'était là une supposition hasardeuse sur le comportement humain, alors pour le peu de valeur que pouvait avoir son avis sur la chose, c'était sans aucun doute erroné.

Il soupira alors doucement, buvant une coupe de saké alors qu'il reportait son regard sur la jeune femme. Elle pouvait avoir raison, mais il n'y avait aucun moyen de le vérifier dans la mesure où les morts ne parlaient pas. Et puis, cela c'était passé il y a si longtemps, et durant une époque bien sombre, alors il n'était pas normal en ces temps que les gens s'occupent de leurs affaires sans se soucier de celles des autres. De ce qu'il avait compris quand il était gosse et très rapidement en grandissant : c'était soit l'on faisait cavalier seul et l'on espérait pouvoir changer les choses ; soit l'on œuvrait avec d'autres personnes en partant du principe que l'union faisait la force. Aujourd'hui, il ne savait pas ce qui était le mieux, mais il s'en fichait pas mal. Il était juste certain qu'à cette époque, il était difficile de faire confiance à quelqu'un, alors on ne pouvait même pas reprocher à sa famille d'avoir était misanthrope, du moins si la théorie de Mato était exacte, théorie qu'elle fondait d'ailleurs sur bien peu de chose. Une autre possibilité était pourtant évidente, et si lui y avait déjà pensé, il n'était pas certain que la pseudo-mercenaire est eût cette illumination.

« Les Galan pourraient très bien ne jamais avoir résidé à Halure. » Sans surprise, son ton était froid, complétement dénué d'émotion. Il interrompit alors ce qu'il était en train de dire pour se servir une autre coupe de saké, puis il reprit, sans pour autant la porter à ses lèvres. « Ce qu'on a trouvé pourrait très bien n'avoir aucun rapport avec eux, une simple coïncidence, si tu vois ce que je veux dire. » Cette fois, il bu de nouveau sa coupe d'une seule traite, avant de finalement prendre sa fourcette et commencer à jouer avec ce qu'il y avait dans son assiette. Ah… En fait il n'avait même pas faim, comme si toute cette histoire lui coupait l'appétit. « Enfin, une coïncidence aussi énorme serait impossible selon moi, raison pour laquelle je continue d'enquêter, au moins jusqu'à trouver quelque chose de concret. »
Son regard c'était détaché de ce qu'il avait sous les yeux, comme si son esprit était désormais ailleurs. Pourquoi est-ce qu'il se mettait dans un état pareil pour quelque chose qui ne le concernait plus depuis longtemps ? Sérieusement, il aurait préféré ne jamais savoir, cela aurait été nettement plus simple pour tout le monde… Ou peut-être uniquement pour lui, qui sait ? Et puis, même si il ne c'était jamais rendu dans les Creux de Cados pour rechercher des informations sur le miasme, il aurait tout de même apprit l'existence de sa sœur puisqu'elle l'avait recherché durant des années, et même si cela avait dû prendre plus de temps que prévu, elle aurait fini par mettre la main sur lui dans tous les cas. Intérieurement, il avait presque envie de rire : il faut croire que l'on ne pouvait tout simplement pas échapper à son destin…

Il leva de nouveau les yeux vers Mato, mais il ne semblait pas la voir. Peut-être même qu'à cet instant, il avait essayée de lui parler, mais il n'arrivait même pas à entendre le son de sa voix. Sur le moment, Schwann s'attendait à avoir une vision, mais rien ne venait, c'était tout simplement une absence. Le miasme qui agissait sur son cerveau ? Pourtant, il n'avait pas mal. Il n'y comprenait plus rien, et il ne voulait même pas comprendre. Il reprit ses esprits peu après, observant la demoiselle d'un air toujours aussi neutre, mais bien moins éteint.

« C'est bon… ? »
Mais quel con… C'était tout ce qu'il trouvait à lui dire après cette scène qu'elle avait due trouver étrange et qu'il ne pouvait expliquer. En réalité, il avait envie que Magdalëniia soit là, elle au moins avait le mérite de réussir à le changer, à lui faire oublier tout ce qui le tracassait par sa simple présence. Peut-être qu'il pourrait en être de même avec n'importe qui si il s'ouvrait un peu plus au monde extérieur, mais il n'avait aucune idée de comment faire. Au moins, la Windwaker était parvenue à le forcer à s'ouvrir, et ce même si au début c'était uniquement en échangeant des passes d'armes qui aurait pût coûter la vie à chacun d'eux lors de leurs premières entrevues. Enfin, il devait reprendre un peu son sérieux, même si il n'en avait aucune envie tant cette histoire l'ennuyait.
« J'ai pas d'ordres à te donner, mais… t'as du remarquer que j'étais pas doué pour l'organisation bureautique. » Il disait cela sans aucune gêne, parfaitement conscient de son incapacité à être organisé en dehors d'un champ de bataille. « Alors même si j'imagine que faire ma secrétaire t'enchante pas plus que ça, ce serait pas mal que t'arrive à organiser un peu le bordel que j'ai foutu. »
Au moins, ça, c'était dit, puisqu'il n'était pas sûr qu'elle allait prendre cette initiative à moins qu'il ne le lui demande. Il soupira ensuite, s'asseyant au fond de sa chaise alors qu'il regardait autour de lui. C'était vraiment calme… et vide…
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MessageSujet: Re: Un fardeau bien lourd à porter.   Sam 4 Fév 2012 - 10:29

Intérieurement étonné, le capitaine se mit à sourire, même si c'était mesquin. On dirait que j'avais vu juste. En général, les misanthrope son plutôt très distant et ne divulgue aucune information sur eux, même sur les archives. On dit souvent que ces personnes comme ça étaient froid et insociable. Peut être que mon maître qui en était un était une exception, car je ne l'avais jamais vu dans un état de froideur. Remarque, vu qu'il préférait me mettre sous son toit, c'est qu'il m'appréciait pour des raisons dont je ne le saurais jamais car les morts ne parlent pas. Si ça se trouve, peut-être que le tempérament de mon maître que je n'avais jamais connu avait déteint sur moi, ce qui m'a rendu également froide et distante. Je l'ignore.

Pour y revenir au Galan, si le cas de misanthropie était vraiment exacte, il est probablement possible que ces heures de recherches n'était qu'une perte de temps. D'après les paroles de Schwann, il y a une possibilité qu'il n'ont jamais habités à Halure et que les infos retrouvés étaient que le fruit d'une coïncidence. Une feinte pour ne pas aller plus loin ? Mais qui était cette famille à la fin ? De plus, pour lui, comme pour moi, une coïncidence trop grosse est impossible. Mais le peu de renseignement sur ce sujet me faisait penser au fait que les Galan nous ont mis à l'épreuve. Je commençais à manger mon plat, la tête dans mes pensées. Ces recherches étaient plus compliqués que mes recherches d'origine sur l'épée du Schwann de l'ère post-Vesperia. Mais je n'étais pas du genre à abandonner pour si peu car comme disait mon maître, il y a toujours une réponse quelque-part.

Puis, le capitaine me regarda, mais je constatais que son regard était étrangement vide, ce qui me donnait la chair de poule. Il essayait même de me parler mais aucun son ne sortit de sa bouche. Au début, ça m'effrayait, mais en voyant ça, ça commençait à devenir inquiétant. Qu’est-ce qu'il essai de me dire ? Je sentais cette histoire plus terrifiante que d'habitude.

Puis il semble revenir à sa neutralité normale, mais il a finit par dire par dire quelque chose : "C'est bon ?". Cela m'a laissé ahuri car je ne savais pas s'il voulait parler de mon avancé dans mes recherches ou tout simplement de ce que je mangeais. Evidemment, si je lui donnais une réponse hors du contexte qu'il voulait dire, j'aurais l'air ridicule. Mais vaut mieux laisser qu'un simple mot.

"Heu... Oui..."
Remarque, cette réponse était vague mais passable. Il y a quand même des chances d'être ridicule mais bon. Mais sans comprendre pourquoi, je n'étais pas dans mon était normale depuis cet accident. Peut-être que... Non ! C'est trop idiot pour être vrai ! De plus, je ne suis pas du genre à penser à ce genre de truc dont il est impossible à croire.

Puis, reprenant parole, sans gêne, il disait que j'avais probablement remarqué qu'il n'était pas organisé question recherche. Il est vrai que ces piles de bouquins qui se trouvaient à la mairie n'était pas aussi bien organisé. En y pensant, ça me faisait penser aux bouquins de mon maître qui étaient en pagaille dont ceux-ci encombraient ça maison. Et vu qu'il pensait que le fait de jouer les secrétaires ne m'enchantais pas du tout, qu'il fallait au moins organiser son bazars. En fait, le fait de faire des recherches pour lui ne me désenchantait pas, au contraire, ça change de mes missions habituelles. Mais le fait de ne rien trouver était pour moi une déception. Mais organiser ses affaires avait l'air d'être une tache obsolète mais raisonnable. Au moins, il m'avait bien promit des renseignements sur l'épée que je cherchais.
"D'accord. Te tout de façon, ça me dérange pas. J'ai tout mon temps."
En effet, ma quête ne possédait pas une priorité urgente. Cette épée ne va pas s'envoler.
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MessageSujet: Re: Un fardeau bien lourd à porter.   Mar 7 Fév 2012 - 13:58

Elle avait acceptée, et l'officier l'avait alors regardé calmement, pour finalement soupirer. Peut-être qu'il aurait aimé qu'elle dise non en réalité, qu'elle s'oppose un peu à lui, mais il faut croire qu'il l'avait presque traumatisée un peu avant et qu'elle lui était maintenant entièrement soumise. Quel crétin… Pourquoi est-ce qu'il c'était mit dans un tel état pour elle encore ? Pour lui montrer sa supériorité ? Il n'y avait pourtant aucune gloire à frapper une gamine… Ce devait être autre chose, mais quoi ? Il n'arrivait déjà plus à se souvenir de l'état dans lequel il c'était retrouvé il y a quelques heures à peine. Ce pouvait être un effet secondaire du miasme, un excès de violence incontrôlé, mais si c'était bien le cas il allait devoir se mettre lui même aux arrêts car ce n'était clairement pas son genre de ruer de coups quelqu'un sans aucune justification, et surtout gratuitement. La seule chose dont il était certain était que cette Mathias Crowley était énervante, et ce pour plusieurs raisons : elle se plaignait de son sort sans même chercher à faire changer les choses ; elle n'acceptait pas sa condition de femme et avait tendance à se comporter comme un garçon ; et surtout, elle était faible. Ce dernier point était assez ignoble dit comme ça, mais l'impérial avait toujours eût tendance à détester les personnes qui étaient faibles. Il avait vécu dans une famille qui portait une grande importance à la force, si bien qu'aujourd'hui encore il ne jugeait plus que par ça, raison pour laquelle il était un guerrier tel qu'il l'était aujourd'hui. Toutefois, il savait reconnaitre la force des autres types de combattant, et même les mages qui n'allaient jamais au corps à corps avaient leur puissance. Mais là, en l'occurence, la soit disant mercenaire qu'il avait en face de lui était tout simplement faible au point même de se laissait marcher dessus, au sens littéral du terme… C'était ça qu'il ne pouvait supporter : non pas le fait qu'elle soit faible physiquement, mais qu'elle accepte ce qu'il lui arrivait sans rien dire, sans chercher à faire face à l'adversité. Peut-être qu'il l'avait traitée ainsi dans le but de l'endurcir, ou peut-être parce qu'elle l'avait tout simplement énervé à lui sauter ainsi dessus par surprise, à lui qui avait toujours eu du mal à supporter les contacts humains. Il soupira alors de nouveau, se disant que cette histoire était encore trop fraîche pour qu'il puisse y réfléchir convenablement, de manière objective.

Le chevalier plongea alors de nouveau sa fourchette dans son assiette, ne s'attaquant pas du tout au riz blanc, et il porta alors la sauce épicé à ses lèvres. C'était chaud, au point que cela lui brûlait presque le palet, mais il avait connu des flammes plus ardentes alors il se contenta d'avaler sans broncher, faisant passer le tout avec une nouvelle coupe d'alcool. Si il ne voulait pas être totalement éméché, il valait mieux pour lui qu'il avale quelque chose, même si il faisait confiance à son importante musculature pour pouvoir ingurgiter une quantité raisonnable de saké sans tomber raide mort. Il continua à manger, laissant la moitié de son assiette en n'ayant profité que de la partie curry, puis il reposa son couvert avant de s'essuyer les lèvres à l'aide de la serviette mise à disposition. Puis Schwann observa une nouvelle fois la demoiselle, pour finalement pousser une énième soupir.

« Je ne pense pas qu'ils étaient vraiment misanthropes. » Il ne disait pas ça pour défendre son véritable nom, mais simplement parce que c'était bien trop hâtif de la part de la jeune femme de rendre un tel jugement. « C'est une période lointaine, sombre, et je doute que l'on trouverait beaucoup plus d'informations sur une autre famille. C'est déjà une chance d'avoir pût trouver tout ça. » Il regarda son assiette, puis la bouteille de saké, mais il ne fît rien de plus que poser son seul œil dessus. « Après, ils avaient peut-être quelque chose à se reprocher, raison pour laquelle ils ont préférés éviter que leur nom soit retranscrit un peu partout. Tout comme il n'est pas impossible que ce soit une famille tout ce qu'il y a de plus normal, et à ce moment là il serait logique de ne rien trouver à leur sujet. »
Mais au final, lui aussi ne faisait que des hypothèses hasardeuses, sauf qu'il faisait en sorte de n'oublier aucune d'elles. On pouvait vraiment dire qu'ils patogeaient dans la semoule, et c'était une chose que l'officier avait du mal à supporter. Pourtant, il devait bien y avoir quelque chose sur eux, un vieux livret de famille, des actes de naissance, un document quelconque mais qui au final prouverait bien que les Galan avaient vécus à Halure. Il aurait aussi pût espérer receuillir des témoignages, mais il doutait qu'il y est des personnes suffisamment vieilles dans cette ville pour avoir connus sa famille.

Schwann avait cherché dans les documents de ses défunts parents adoptifs, savoir si eux même avaient fait des recherches. Mais si c'était le cas, il n'avait rien trouvé, son véritable nom n'étant mentionné nul part. Il avait même essayé d'interroger Travian puisqu'il avait fait parti de l'expédition où il l'avait retrouvé dans les Creux de Cados, mais celui-ci restait muet comme une carpe, prétextant l'excuse du secret professionnel. Du coup, le chevalier avait poursuivit ses recherches dans les archives du château impérial, essayant de retrouver un vieux rapport de mission, mais rien… Il fallait croire que tout était fait pour qu'il n'y est plus trace de cette famille, comme si on avait voulu qu'elle soit rayée du temps et de l'espace. Et si c'était le cas ? Et si quelqu'un avait falsifié tout ce qui concernait les Galan afin que leur existance ne soit jamais divulgée ? Il soupirait de nouveau, tournant vraiment en rond… Puis il leva de nouveau les yeux, regardant la jeune femme d'un air presque blasé.

« Sinon, pourquoi recherches-tu l'épée d'un ancien héros ? » Il en avait assez, après tout, indirectement on ne faisait que parler de lui, ou du moins de chose qui le concernait. Surtout que c'était loin d'être un sujet qu'il trouvait passionnant, et que balancer des théories à droite à gauche sans pouvoir les justifier était bien cinq minutes, mais plus cela ne servait à rien. Ils reprendraient cette conversation quand ils seront une nouvelle fois le nez dans les bouquins. « Tu n'as pourtant pas l'air d'être le genre de personne qui se bat avec une épée. Surtout une de ce type, et impériale qui plus est. »
Le capitaine n'était même pas sûr qu'elle serait capable de la soulever, même si cette fois-ci son jugement était cruel et sans fondement. Mais au vue de sa prestation au moment de leur rencontre, elle manquait sans doute de force pour pouvoir manier convenablement une telle arme. De plus, il avait pût voir qu'elle transportait un arc transformable, ce qui en soit était nettement plus léger, et puis le style de combat changeait du tout au tout. Après, peut-être qu'elle faisait ça afin de donner un but à sa misérable existance, mais une fois qu'elle l'aurait retrouvée, que ferait-elle ? Si Schwann avait eu envie de s'amuser, il exigerait de récupérer cette lame car il s'agirait là d'un trésor impérial. Un sourire sadique apparaissait sur son visage l'espace d'une seconde, mais il n'était pas aussi fourbe pour agir ainsi.
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MessageSujet: Re: Un fardeau bien lourd à porter.   Mar 7 Fév 2012 - 18:01

Comme d'habitude, alors que j'acceptais son service, il se mit à soupirer. Remarque, il soupirait tout le temps. Au début, il était pour moi un homme qui est violemment défensif. Puis, il ne me laissait pas mourir ou dire que je voulais mourir malgré qu'il ne s'inquiétait pas de ma poire, mais m'avait aussi donner du travail en échange d'information pour l'arme que je cherchais. Mais depuis que cet homme m'avait attaqué tout-à-l'heure, rien que par sa force et le fait qu'il soit sans pitié, je savais que je n'étais pas à la hauteur de me défendre pour plusieurs points : Schwann était un guerrier qui semble être expérimenté en corps-à-corps alors que moi-même je n'étais qu'une mystique polyvalente mais pas très puissante avec les coups d'épée; ses armes pourrait être capable de briser facilement mon arc; sans oublier que c'était un officier supérieur de l'armée impérial et que je ne voulais pas être hostile pour l'empire pour éviter le moindre effet papillon si je m'attaquais à lui; mais pour conclure, quelque chose m'empêchais de le défendre sans comprendre pourquoi. La peur ? Ou bien... Non ! C'est idiot ! Comment pourrais-je penser à ça malgré qu'il a faillit me tuer littéralement. Mais se qui est sur, c'est que mon coeur semblait être pris dans un étaux.

Mangeant ainsi mon plat, je repensais à l'état de Schwann il y avait quelques minutes, comme s'il était en transe. Que lui était-il arrivé pour être comme ça ? Rien qu'en voyant ça, ça me faisait flipper. J'avais plus préféré en "mode violence" qu'en "mode zombie".

Puis, le capitaine affirmait qu'il ne pensait pas que les Galan étaient une famille misanthrope. Il m'avait expliqué que cet évènement datait pendant période sombre et lointaine. Mais cet période sombre et lointaine en question m'était inconnue mais c'était une raison pour laquelle il n'y avait aucun renseignement sur cette famille. Mais il est possible qu'ils ne veulent pas se faire parler d'eux. Mais pourquoi ? Une raison honteuse ? Un crime ? Ou bien... Non ! J'évitais d'utiliser des propos aussi improbable. Mais comme "tous citoyens impérial qui se respectent", il devrait au moins un moindre petit indice comme des actes de naissances, un casier judiciaire ou peu importe. Mais pourquoi cacher toutes traces d'eux ? Si seulement la tache aurait été facile... Mais il restait à savoir une chose : pourquoi Schwann voulait en savoir plus sur eux. Cet histoire m'avait rendu sceptique. Quel relation avait-il avec eux pour savoir ce genre de chose ?

Puis, je compris que lui aussi était sceptique par rapport au fait que je cherchais l'épée de Schwann de l'ère post-Vesperia, même à me demander pourquoi je cherchais cet arme. Je le regardais d'un air étonnée : je ne pensais pas qu'il changerait de conversation en prenant une autre qui me concernait. Comme il me disait, je n'étais pas une personne pouvant manier une épée. Pourtant, les autres pourraient dire que oui mais la forme "corps-à-corps" de mon arc faisait la même puissance qu'une dague. Mais vaut mieux lui répondre sans détail qui pourrait aller jusqu'à un sujet larmoyant.

"Comme je vous avais dis tout à l'heure, mon maître faisait des recherches sur cet épée, malgré ses habitudes de faire des recherches sur les arcs transformables".
Puis, je sortis de ma poche mon croquis entièrement recouvert de sang, avant de soupirer lentement.
"Mon maître était un archéologue excentrique et un archer mystique aguerri. Mais ses recherches archéologiques étaient basés autours d'une seule personne : Raven, qu'il l'avait surnommé "l'archer au coeur embrasé."
Avec ma fourchette, je poussais ma viande de curry qui restait de droite à gauche.
"Mais récemment, j'avais appris des détails de cet archer dont mon maître n'avait jamais parlé : le fait qu'il avait une seconde personnalité connue sous le nom de Schwann Oltorain et qu'il possédait un blastia à la place d'un coeur."
Je plantais ma fourchette sur la viande auquel je jouais comme si je la poignardais avec violence.
"Mais je suis sure que mon maître ne cherchait pas cet épée en raison du lien avec ce héros. Il doit y avoir une autre raison qu'il m'a échappé."
Puis, je finis par manger cette viande, continuant mon histoire après avoir vider ma bouche.
"Mais ce n'était pas le seul cas étrange de la part de mon maître. Il cherchait aussi un trésors dont sa nature restait inconnue quelque part dans une ruine au contient d'Hypnonia, dont seuls les rumeurs faisaient mention de cet objet. Provisoirement, il l'avait baptisé "Swanheart" pour des raisons qu'il m'échappe. Mais je m'occuperais de ça après l'épée de Schwann."
Je reposais ma fourchette sur mon assiette maintenant vide, avant de regarder à nouveau le capitaine.
"Pour tout vous dire, je voulais mieux connaitre mon maître. Malgré qu'il m'ait tout apprit, il me cachait quand même des choses que je n'étais pas censée savoir quand j'étais jeune. Mais maintenant que la vérité est définitivement resté sur sa tombe, je trouverais par moi même des réponses à mes questions."

Soudains, je m'étais mis à rire ironiquement. Si une personne banale que je croisais souvent était devant moi, il aurait était effrayé comme si mon rire était un mauvais présage.
"Quel ironie ! Et dire qu'à la base, je cherchais à savoir si mon père avait survécut à cet hécatombe dont j'avait été la soit-disant seule survivante. Et me voilà à la recherche de la vérité sur quelqu'un qui n'a aucun lien de sans avec moi."
Puis, je regardais le plafond, les yeux similaire à ceux de Schwann dans son "état de transe", perdus dans mes pensées.
"Et dire que j'étais réputé pour être hautaine et froide envers mon entourage, que j'étais sans pitié envers mes adversaires, me voilà écrasé comme un vulgaire déchet, poignardé, crié dessus par des mots qui me colle bien par une personne beaucoup plus forte et beaucoup plus froide que moi. Au moins, c'est mieux que de rester pour toujours dans une ignorance sans limite."
Je souriais en camouflant ma tristesse, regardant le capitaine sous le même regard vide, hautain et froid, comme si j'étais une personne presque démoniaque.
"Je suis pathétique sur toute la ligne. Et seul un capitaine a réussi à prouver cela."

Puis, du visage presque démoniaque, je repassais à un visage triste, regardant le contenue de mon verre, comme si je me contemplais dans un miroir. En temps normal, j'évitais de dire mes faiblesse, mais la situation était différente. Schwann n'était pas une personne banale conne je rencontrais d'habitude : c'était un capitaine qui n'avait pas peur de m'humilier en public. Une personne que je cherchais réellement à rencontrer par lassitude de rencontrer que des froussard.
"Capitaine. Parmit tous ceux que j'avais croisé, vous êtes le seul qui arrive à me cerner. Et je vous en remercie du fond du coeur."
Même si le capitaine n'était pas habitué à des remerciements, les miens étaient sincère. Grâce à lui, j'ai retrouvé la Mathias Crowley que j'étais avant d'avoir tenté de retirer définitivement le caractère d'une enfant pleurnicharde à chaque perte d'un proche : le véritable moi.
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Schwann OltorainCapitaine
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MessageSujet: Re: Un fardeau bien lourd à porter.   Ven 10 Fév 2012 - 15:42

Une fois encore, l'officier soupira, complétement exaspéré. Dans quel merdier il c'était encore foutu ? Bon, depuis le temps il avait l'habitude, et actuellement il n'avait pas vraiment à se plaindre puisqu'il avait vu pire, mais là… ça frisait le ridicule. Il avait presque l'impression de pouvoir entendre le bruit des violons, de sentir le souffle du vent qui aurait pût donner un côté dramatique à tout ça. Manquait plus qu'il sorte un mouchoir pour le lui tendre, et le tableau serait parfait. Seulement il n'était pas du genre à s'apitoyer, ou du moins, plus depuis bien longtemps, alors il s'installa simplement au fond de sa chaise en croisant les bras, soupirant de nouveau.
« Arrête, j'vais chialer. » Son ton était las, et même un sourd aurait pût se rendre compte qu'il disait ça avec une ironie suprême. « T'as due rencontrer que des tocards pour que personne réussisse à te faire comprendre que t'allais pas du bon côté de la pente. » Parce que pour qu'il soit le seul qui est réussit à le lui faire comprendre, c'était presque complétement invraisemblable, lui qui n'était pas pédagogue pour un sous. « Personnellement, je m'en fous. Tu dois simplement faire une crise d'adolescence ou une connerie du genre, mais on est tous passé par là. »
Et puis de toute manière, comme il venait de lui dire, il s'en fichait. En fait, il aurait mieux fait de se taire, de ne même pas lui poser la question si il avait sû que ça allait se passer comme ça. Une fois encore, il poussa un profond soupir puisqu'en réalité, c'était de sa faute à elle : il lui avait simplement demandé pourquoi elle recherchait cette épée, mais elle en était venue d'elle même sur ce sujet à la mord moi l'nœud.

Puis il se décolla du dossier, s'accoudant à la table pour la regarder. Elle était peut-être un peu trop jeune pour partir à l'aventure, et elle aurait sans doute mieux fait de rester chez elle d'ici à gagner un peu en confiance et en maturité. Enfin, lui aussi été parti très tôt sur les routes, mais il avait reçu un entrainement pour, puis il était d'un mental qui ne risquait pas de mettre sa vie en danger. Il ne détachait pas son regard de celui de la demoiselle, comme si il cherchait à lire au fond d'elle, son unique paupière ne se refermant même pas alors qu'il la sondait. Il ne savait pas si elle avait mal interprêtée ce qu'on lui avait dit ou si on lui avait fournit de mauvaises informations, mais quelque chose le dérangeait dans ce qu'elle avait dit.

« Raven n'avait pas une autre personnalité. » C'était surtout ce point là qui l'ennuyait. En soit, cela ne changeait rien pour la demoiselle, mais il tenait tout de même à la corriger. « Dans un premier temps, Raven n'est évidemment pas son véritable nom. Pour ce qui est de Schwann Oltorain, reste encore à savoir si c'était un nom d'usage que lui avait donné le commandant Alexei ou si il le portait déjà lors de la Grande Guerre. » Mais au final, on s'en fichait de ça. « Disons plutôt qu'il jouait un double jeu. C'est toujours plus simple d'avoir des informations sur une faction adverse lorsque l'un de nos membres y est infiltré. » Peut-être qu'il devrait penser à envoyer Taimu dans les rangs de l'ennemi d'ailleurs ? Non, impossible, celui-ci était bien trop connu à faire le mariole au colisée de Nordopolica et surtout bien trop idiot pour prendre cela au sérieux. Il lui fallait quelqu'un que personne ne connaissait et surtout qui passerait inaperçu, mais qui… Si il se débrouillait bien, il pourrait sans doute se servir de cette Mato pour ça, mais il doutait fortement qu'elle est un rôle important au sein des Guildes. Une fois encore, un soupir particulièrement las s'échappa donc de ses lèvres, mais pourquoi est-ce qu'il lui disait tout ça ? Elle recherchait l'épée, la personne à qui cela avait pût appartenir n'avait plus vraiment d'importance désormais, non ?

Il continuait d'observer celle qui se prétendait être mercenaire. Pourquoi est-ce qu'elle avait réagit ainsi ? Il n'avait pourtant rien fait qui mérite remerciement, bien au contraire. Il avait malmené cette gamine, la traitant comme une moins que rien et celle-ci le remerciait. C'était vraiment n'importe quoi… Encore un peu et elle lui cracherait à la gueule si il en venait à être gentil avec elle. Quel monde foireux… C'était pour ça qu'il donnait toujours l'impression d'être asocial : il ne comprenait rien aux gens. Au moins avec Magdalëniia c'était simple, elle était comme lui. Ou plutôt, les Windwaker lui étaient semblables, il n'avait donc aucun problème pour les comprendre. Tout faire pour accomplir la tâche que l'on nous confier ; faire abstraction de tout sentiment ; privilégier la force ; et surtout, s'en tenir à son code de conduite. C'était simple comme bonjour. Il n'avait donc aucun mal à cerner ce genre de personne pour la simple et bonne raison qu'il agissait de la même manière, et ce même si de son côté ce n'était pas une ancienne tradition ancestrale mais uniquement une décision de sa part. Alors non, il doutait fortement avoir vraiment cerné cette petite, il avait tout bonnement eu la chance de taper dans le mille, rien de plus.

« Au vue de la couleur de cette lame… » Son regard se posait sur le croquis, un sourire légèrement amusé apparaissant en voyant le dessin teinté de sang. Au moins, il avait été capable de lui faire une jolie peinture des plus réalistes. Et oui, il revenait sur ce sujet comme si de rien était. « Je dirais sans pour autant l'affirmer qu'elle a été faite dans un matériaux que l'on ne trouve plus aujourd'hui, ou qui se fait de plus en plus rare. Cette roche se trouve au Mont Temza, mais pour son nom… » Il leva son seul œil au ciel, semblant réfléchir. « Je te le dirais si ça me revient. »
Ce devait encore être l'un de ces noms à coucher dehors, raison pour laquelle il l'avait oublié. Dans le pire des cas, il pourrait toujours demander à Minos, lui devait savoir vu qu'il était le forgeron de la brigade. Enfin, en revanche elle devrait attendre puisqu'il se trouvait à Zaphias, mais de toute manière Schwann doutait fortement que cela l'intéresse vraiment. Il se contentait donc de poursuivre.
« Une épée à une main, même si on peut facilement s'en rendre compte puisqu'elle est faite pour trancher et pas pour écraser, comme celle à deux mains. Double tranchant, naturellement. A vue d'œil, le point est relativement équilibré, et si on pourrait croire que l'espace vide au milieu de la lame la rend plus fragile, en sachant dans quel matériaux elle a était forgée, c'est loin d'être un problème. » Il semblait presque y avoir une étincelle dans le regard du capitaine, et nul doute que les armes étaient pour lui une grande passion. Mais il se calmait rapidement, comme si il se rendait compte qu'il pouvait être ennuyeux, ou bien peut-être parce qu'il ne voulait pas passer pour un maniaque. « A l'heure actuelle, elle doit toujours être au Sanctuaire de Baction, sur le continent d'Hyponia. Mais bon, elle est sans doute aussi six pieds sous terre, et c'est pas avec tes maigres bras que tu pourras espérer aller la déterrer. »
De toute manière, le chevalier n'imaginait même pas la puissance d'excavation qu'il faudrait déployer pour espérer la sortir de là, sans parler qu'une trop grande explosion pourrait sans doute abîmer l'épée. Pour un éboulement, elle avait dûe supporter le choc, mais pour le reste… Ce n'était pas comme si quelqu'un était allé vérifier de toute façon. Surtout que l'officier doutait fortement que les Esprits apprécient grandement que ce sanctuaire soit profané, après tout, c'était le refuge de l'ancien Entelexeia Astal, qui était semble t-il vénérer tel un Dieu si l'on regardait bien la tronche de ce temple. Pour Schwann, c'était simplement un ramassis de connerie, mais bon, chacun était libre de croire ce qu'il voulait…

Se servant encore une coupe de saké, il la bu d'une traite avant de se rendre compte que si il continuait comme ça, il allait se faire réprimander par Lina et Eva si il sentait trop l'alcool. Il avait bien espéré passer la nuit à Halure, mais il était certain qu'au moins l'une des deux viendrait le récupérer si il n'était pas rentré avant minuit… Alors encore une fois il soupirait, retournant s'installer au fond de sa chaise en lorgnant sur ce qu'il restait de la bouteille de saké. Il n'allait pas laisser sa non plus…

« T'as des questions ? Autre chose que tu veux savoir ? » Il espérait que non, mais il doutait fortement que ce soit le cas. Puis peut-être qu'il avait oublié quelque chose, après tout l'alcool commençait un peu à lui monter au crâne.
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MessageSujet: Re: Un fardeau bien lourd à porter.   Sam 11 Fév 2012 - 20:49

Alors que je voulais simplement dire la raison pour laquelle je cherchais l'épée de Schwann, je disais trop de truc qui me sont personnelle, provocant pour moi un énorme sentiment de tomber dans le ridicule face à Schwann, même s'il n'en n'avait rien à faire de ce que je raconte. Mon visage se mirait au rouge avant d’arracher les cheveux de ma tête.
"Raaaah !!! Pourquoi je raconte tout ça !? Qu'est-ce qui m'arrive à la fin de parler de ce qui me concerne ?!!!!!"
C'est sur, je tournais dans le plus grand des ridicules. Pourtant, je savais que le capitaine s'en fichait de ce que je raconte ou qu'il déteste que je dramatise. Normalement, je ne raconte jamais des choses de trop personnelles envers quelqu'un mais après la rencontre avec le capitaine, rien n'allez plus chez moi. C'était comme si quelque chose m'avait forcé à dire ce que je n'avais pas l'intention de dire. Par contre le fait qu'il disait que je n'avais rencontré que des tocards était pour moi un terme qui aurait put insulté énormément de gens normaux si c'était moi qui leur ai traités ainsi à chaque personne que je croise. Evidemment, suite à ma réputation, tout le monde s'éloignait de moi comme la peste. Une personne insociable et froide comme moi pourrait être le fruit d'une grande méfiance, dont rare sont les gens qui pouvait avoir le caleçon bien solide pour essayer de m'insulter, comme cet idiot de Kratos.

Je continuas à regarder mon verre. Bientôt six ans de cavales dans la solitude en temps que mercenaire misanthrope et redoutable. Mais la rencontre avec Schwann était pour moi un mur infranchissable, m'empêchant de cacher mes vrai sentiments par la colère ou la froideur, me forçant à devenir maladroite, sentimentale et vulnérable comme je l'étais avant le décès de mon maître. Sans oublier que mon coeur était comme serré dans un étaux pour des raisons tellement ridicule que je préfère me fier à ma tête.

Soudain, le capitaine m'affirmait que Raven n'avais pas de seconde personnalité. En réalité, il jouait un double jeu pour infiltrer la guilde. Je savais que l'archer légendaire était un bon espion mais aller jusqu'à apprendre qu'il était un impérial, j'en était très surprise. Et si mon maître savait pour ça, pourquoi m'avait-il pas raconté ce détail ? Voulait-il que je ne me sentais pas trahis par celui qui avait agrandi ma détermination de devenir une archère ?

Puis, le capitaine se mit à parler de l'épée, disant qu'il a été fabriqué en un minerai rarissime du mont Temza, dont il avait oublier le nom. Apparemment une épée comme ça pourrait avoir une grande valeur, mais cela ne m’intéressait pas. Une épée double tranchant pourrait même être efficace au combat si je n'étais pas une archère. Je pense même que Schwann était mieux placé pour utiliser cet arme exceptionnelle. Soudain, il se mit à donner une autre information qui m'avait intéressé : d'après lui, l'épée se trouvait encore à Baction, à six pied sous terre. Cet information m'avait tellement stupéfait que je posais violemment mes mains sur la table.
"Vous... vous voulez dire Baction avait un lien avec l'épée ?"
Mon maître avait fait des recherches sur Baction et son fameux "Swanheart". Finalement, entendre ce genre d'information pouvait affirmer que le "Swanheart" en question pouvait être la fameuse épée de Schwann Oltorain.

Puis, je me calmais à nouveau. Possédant les information suffisantes, cela donnait une possibilité d'aller immédiatement à Baction pour trouver l'épée, mais je n'étais pas du genre à m'empresser. De plus que j'étais en pleine mission de recherche, et sans oublier qu'avant d'aller sur le terrain, je devrais d'abord me renseigner du lieu ou de trouver un moyen d'extraire cet épée qui est à six pied sous terre.

Soudain, une question était sortit de ma bouche machinalement suite à mon habitude professionnel, un air sérieux et méfiant.
"Dites-moi. Pourquoi cherchez-vous à savoir des choses sur une famille qui n'a pas l'air de vous concerner ? Une raison d'enquête ou... une raison personnelle ?"
Là, s'en est assez. J'en dis trop pour risquer de me faire maltraiter par le capitaine. Poser ce genre de question par une habitude de jugement que j'utilisais souvent en cas de doute au sujet de la mission pourrait être une insulte à son égard. Malgré ma panique intérieure, mon regard était fixé à celui du capitaine, d'un air froid et sérieux, voire même un peu colérique et douteux.
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MessageSujet: Re: Un fardeau bien lourd à porter.   Lun 5 Mar 2012 - 19:39

L'officier impérial ne pouvait, une fois de plus, retenir un long soupir d'exaspération. Si il avait été capable d'exprimer ce qu'il ressentait à une parfaite inconnue, nul doute qu'elle aurait pût ressentir toute la lassitude dont il semblait être imprégné, comme si rien en ce monde n'était capable d'extirper un peu de gaieté à sa personne. Mais pour l'instant, il attendait que la mercenaire de pacotille se rasseoit, puis quand ce fût fait il lorgna sur elle de son seul et unique œil. Elle était vraiment… bizarre. Il ne serait pas capable de dire ce qui clochait chez elle, mais en tout cas il était certain qu'elle n'était pas normal. Comment est-ce qu'il le savait ? Lui même était loin d'être quelqu'un de banal, alors les gens qui n'étaient pas normaux, maintenant, il savait les repérer. Après, comme il était nul en relation social, il pouvait se tromper, elle pouvait parfaitement être un individu lambda, mais à ce moment là ce devait être son comportement sur l'instant qui n'était pas habituel, et donc quelque chose clochait… Il soupira doucement : il y avait bien une idée qui lui passait par la tête, mais il se disait que ce n'était tout simplement pas possible, qu'on ne voyait ça que dans les œuvres de fiction, et encore. Ramenant sa main droite sur son visage, il accouda son bras sur la table pour ensuite se tenir la tête. Dans quelle merdier est-ce qu'il avait encore pût se fourrer ? Pour le moment, il décidait de ne pas réagir à ça.
« T'as pas été à l'école ? » Schwann releva la tête, puis il semblait être pensif l'espace d'une seconde, avant d'enfin se dire à lui même. « A moins que ça ne soit plus dans les manuels d'aujourd'hui… » Il reporta son attention sur la demoiselle, plongeant son regard dans le sien comme si il cherchait à lire en elle. Oui, même si il répondait à autre chose, il restait concentré sur l'impression qu'il avait eût. « Bref. Schwann Oltorain aurait dû y passer là bas. Et en tout cas, son épée est toujours sous terre. »
Mais pour aller la récupérer, il lui souhaitait bon courage, même lui qui était généralement butée au point d'être capable d'accomplir n'importe quelle tâche ingrate si c'était ce qu'il désirait vraiment n'avait jamais tenté une telle chose. Après tout, il lui faudrait des années pour déblayer les débris, surtout qu'il ne voulait pas prendre le risque que tout le temple s'écroule, ce serait vraiment quelque chose de regrettable.

Vînt ensuite une question à laquelle le chevalier n'avait pas du tout envie de répondre. Déjà qu'il ne faisait pas ça de gaieté de cœur, il n'avait pas particulièrement envie de se rappeller pour quelle raison il était en train d'effectuer cette tâche. Il soupira doucement, s'apprêtant à lui répondre que c'était là une information confidentielle, quand il se dit que ce n'était tout simplement pas nécessaire. C'était lui qui l'employait, alors théoriquement elle n'avait pas à poser des questions, ou du moins si elle voulait être certaine d'être payée, elle ferait mieux de garder le silence. Mais ce n'était pas le genre de l'officier de ne pas tenir ses propos, aussi il préféra simplement ignorer ce qu'elle venait de dire et enchérir avec ce qui lui passait par la tête depuis quelques minutes déjà.

« Pourquoi est-ce que tu réagis comme ça avec moi ? » Elle n'allait probablement pas comprendre où il voulait en venir, du moins dans un premier temps. Alors, d'un ton particulièrement blasé, il décida finalement de lui poser une autre question. « Tu vas pas me dire que t'es tombée amoureuse ? » Bien sûr, cela sonnait clairement comme une blague, mais dans le fond, et selon la manière dont elle réagirait, Schwann serait fixé. En soit, il s'en fichait : pour lui tout cela n'allait absolument rien changer, mais il avait simplement demandé ça par curiosité. Ou bien peut-être est-ce qu'il voulait aussi savoir pour la faire souffrir par la suite, et à dire vrai ce serait mieux pour elle, il n'était pas quelqu'un qui pourrait être fait pour elle. Il n'était même pas quelqu'un de bien en réalité, malgré ce que tout le monde disait à son sujet. La seule personne qui pouvait le supporter était Magdalëniia, car elle même n'était pas une bonne personne, aussi il était logique qu'il soit fait pour aller l'un avec l'autre. Et quand bien même, chacun était attiré par l'autre et ne pouvait le contrôler, alors pourquoi devrait-il résister à cette Krytienne ?

Schwann semblait être un peu perdu dans ses pensées, et pourtant il ne détachait pas son unique œil vitreux de la gamine qu'il avait en face de lui, guettant la moindre de ses réactions. Dans tous les cas, il avait quand même l'impression que cette enfant était une plaie…
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MessageSujet: Re: Un fardeau bien lourd à porter.   Lun 5 Mar 2012 - 21:57

Le capitaine semblait me fixer avec son seul oeil valide, probablement en train de penser que j'étais bizarre, ce qui n'est pas faux. Ce qui est étrange, c'est que mon comportement était différent envers lui. Normalement, j'aurais pu être froide depuis le début mais face à Schwann, quelque chose m'en empêchait. Mais je sais que ce n'était pas à cause de ma faiblesse face à lui, mais en réalité une chose dont je refusais de croire.

Puis, il allait même me demander si je n'étais pas à l'école par rapport à mes connaissances sur le capitaine légendaire. Je fis un long soupir avant de lui répondre.

"Je n'ai peut-être jamais connus l'école mais j'ai eu des cours particuliers par un membre de la guilde où j'ai grandie puis posséder des notions en histoire grâce à mon maître mais comme je vous le disais, il n'avait pas tout dit."
Après, je regardais mon verre d'un air pensif.
"Mais je me demandais à aujourd'hui s'il avait une bonne raison de me cacher beaucoup de truc. Pourtant, il aurait pu me le dire alors que je me sentais prête à écouter la vérité, et ne pas attendre pour écrire une lettre d'outre-tombe avec des hypothèses encore vagues."
Dans tous les cas, les morts ne parlent jamais aux vivants. Au final, sans les indications précises de mon maître, découvrir la vérité sur l'archer légendaire fut un vrai challenge. Mais j'ai pu découvrir l'emplacement de l'épée ainsi que la véritable identité du trésors de Baction. Mais comme tout objet existant, l'épée doit être au près de son propriétaire. Mais ce dernier fut probablement mort sans héritier, à moins que le capitaine soit son unique descendant par rapport à son nom, mais dans tous les cas, il était plutôt sage de le rendre à un haut dignitaire de l'empire qui doit peut-être savoir qui aura l'honneur de posséder un tel trésors.

Mais quand j'ai posé une question habituel pour vérifier si cette mission peut être une bonne acte ou un geste cruel, mais je ne suis pas une mercenaire naïve qui travaille à l'aveuglette. Au contraire, j'étais plutôt réputé aussi pour ma méfiance et à mon sens de justice. "Aucun meurtre","aucun vol", "aucun geste immoral", tels sont mes règles de services. Mais le capitaine ne fit aucune réponse, me demandant à la place la raison de ma réaction. Je pris une gorgée d'eau avant de me préparer à lui répondre.

Alors que j'allais avaler l'eau de ma bouche, il me posa la "question qui tue", me recrachant ainsi toute l'eau avant de tousser puis le regarder avec les yeux rond et la peau qui se mirent en rouge.
"Hein ? Quoi ? Moi ? Vous plaisanter ? Pourquoi vous posez cette question ? Qu'est-ce qui vous fait croire que je suis amoureuse ? Vous avez une preuve de ce que vous dites ?"
Puis, je constatais que tout le monde dans cette pièce me regardait avec des yeux ronds, dont quelque uns s'apprêtait à rire de mon comportement. Je me mettais en colère face à ces curieux.
"Vous, mêlez-vous de vos affaires ! C'est agaçant !"
Après cela, je baissais la tête, sentant avoir touché le fond. Je me sentis humiliée en publique. Heureusement que Kratos ne soit pas là pour écouter ça car il pourrait facilement se moquer de moi, voire me charrier en me disant que j'étais amoureuse. Toujours la tête baissée, je repris la parole avec un ton dépressif.
"Navrée pour ce spectacle ridicule. En général, je préfère éviter de montrer de la compassion envers quelqu'un mais je suis tombé bien trop bas pour avoir de l'humeur à me mettre en froid."
Je finissais probablement à penser que j'étais agaçante ou trop émotive, mais j'ai un sentiment d'énerver grandement Schwann par la suite, ou bien depuis notre rencontre. Puis, d'une voix très basse, tout en me donnant une série de coups de poings sur ma tête, je me demandais en répétant plusieurs fois ce qui m'arrivais.
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MessageSujet: Re: Un fardeau bien lourd à porter.   Lun 19 Mar 2012 - 20:41

Ainsi donc, elle n'avait pas reçue une éducation décente ? Cela expliquait probablement pourquoi elle était si stupide, et en soit il ne pouvait donc plus lui en vouloir d'être aussi idiote, ce n'était pas de sa faute après tout. Mais directement, il ne pouvait s'empêcher de répliquer.
« L'enseignement d'un idiot ne fera de toi qu'une abrutie. » Comme d'habitude, son ton était froid et sans appel, dénué de toute émotion, comme si il n'était qu'une machine ne faisant qu'obéir aux programmes que l'on lui avait incorporé. Rares étaient les gens qui avaient réussis à le faire se dévoiler ne serait-ce qu'un peu, et même si en soit cette gamine y était parvenue, elle n'avait eu l'occasion de voir que la part sombre du chevalier, celle qu'il n'offrait qu'aux personnes qui avaient le don de le mettre hors de lui. Il détournait alors le regard, la laissant enfin s'emporter quand à sa remarque suivante. Elle essayait comme elle le pouvait de dissimuler sa gêne en s'en prennant aux gens autour d'elle, ce qui ne faisait que confirmer les hypothèses du guerrier. Ainsi donc, elle en pinçait bel et bien pour lui ? Elle devait faire fausse route, ce n'était qu'un sentiment prématuré dans le corps d'une personne immature. Beaucoup passaient par là à un moment de leur vie, lui même avait eu l'occasion de ressentir ce genre de chose durant sa jeunesse, mais dès qu'il découvrait un peu la personne qui semblait lui plaire, il se rendait vite compte qu'elle n'avait peut-être pas autant d'intérêt qu'il le pensait. Il était d'ailleurs presque impossible qu'il aurait pût trouver la bonne personne à cet âge, c'était en grandissant encore plus, en acquierant de la sagesse que l'on pouvait vraiment prendre du recul sur ce que l'on ressentait et savoir ou non si une personne nous est destinée.

Un nouveau souffle s'échappa de ses lèvres alors qu'il donnait l'impression d'être encore plus blasé désormais. La preuve, elle venait de la donner avec sa réaction. Dans le sens inverse, si c'était elle qui lui avait demandé une telle chose, il se serait contenté de rester calme et de répondre tout bêtement qu'il ne la connaissait pas, et qu'il ne pouvait donc pas encore savoir ou non ce qu'il éprouvait pour elle. Mais ce n'était pas totalement vrai non plus : elle avait la capacité de l'énerver et surtout de lui rappeler à quel point la jeunesse pouvait être ridicule parfois. Mais comme elle voulait qu'il argumente, il se priva pas pour lui apporter des réponses.

« Ton comportement. Tu ne rougirais pas si tu étais indifférente. » Et question indifférence, il en connaissait un rayon. « Tu dis être généralement froide et distante, mais de ce que j'en vois là, ce n'est clairement pas le cas. Chacun de tes faits et gestes trahis ce que tu ressens, et le fait que tu t'en prennes à autrui sans aucune raison, simplement parce qu'ils regardent alors que tu es tout autant en droit qu'eux de les observer, c'est pour moi une preuve suffisante. »
Il ne savait pas si les gens autour d'eux étaient en train d'écouter cette explication sinistre au possible, et de toute manière il n'en avait que faire. Il n'était pas là pour s'intéresser au monde extérieur, mais simplement pour se remplir la panse, bien qu'au final il n'avait fait qu'avaler trois bouchées de son plat. Aussi l'on pouvait donc dire que c'était plutôt pour la demoiselle qu'il se trouvait ici, mais maintenant il n'avait plus grand chose à y faire vu qu'elle avait presque terminée. Se redressant doucement de sa chaise, il vînt prendre une bourse à sa ceinture avant de reprendre là où il en était.
« Je ne pense pas être très bon question social. Mais on Esprit m'a un jour dit que beaucoup de femmes rôdaient autour de moi. Donc, d'expérience je dirais que j'ai visé juste. » Il sortit quelques Galds qu'il posa sur la table, suffisamment pour payer leurs parts à tous les deux, et même un peu plus pour pouvoir se resservir si besoin. « Tu aurais eu dix ans de plus, et surtout si tu étais plus féminine, j'aurais pût reconsidérer la question, mais à l'heure actuelle c'est tout bonnement impensable. » Il recula sa chaise, avant de finalement se lever, ne lui accordant même pas le moindre regard. « Fini de manger, puis rejoins-moi chez le Maire. On a encore du boulot. »
Et sur ces mots, il quitta rapidement l'auberge, marchant d'un pas vif et droit. Les gens s'écartaient presque devant lui tellement l'aura qu'il semblait dégager devait être puissante. Mais ressentaient-ils de la terreur ou du respect, il n'en savait rien et devait admettre ne pas y accorder une très grande importance, il avait autre chose à penser…

Il arriva finalement devant la bâtisse, là où Rock attendait toujours son maître. Il n'avait pas bougé d'un poil jusque là, mais leva tout de même une oreille à l'approche de son propriétaire. Schwann s'asseya sur les marches devant la maison, à côté du chien avant d'ensuite plonger son unique œil dans le vide. Qu'est-ce qu'il était devenu ? Au cours de ces dernières années, il avait énormément changé, et pas nécessairement en bien. Au début, il n'était qu'un simple chevalier effectuant des missions à droite à gauche, mais sa renommée était finalement parvenue à le rattraper et à faire de lui un guerrier émérité. Il avait rencontré des gens importants, il avait apprit à se tenir en société, et il avait juré allégeance à l'Empereur, même si cela devait mettre son existence en péril. Il s'était ensuite attaché à bon nombre de femme, mais au final il ne restait plus qu'une d'entre elles, et malheureusement elle appartenait à un clan au bord de l'extinction. Actuellement, il ne savait pas ce qu'elle faisait. Essayait-elle de protéger ce qu'il restait de sa lignée ou bien cherchait-elle simplement sa liberté ? Il soupira finalement… Le moment où il avait probablement le plus changé, c'était la fois où il avait apprit ne pas être qui il croyait être, que toute sa vie n'était qu'un mensonge, qu'il n'était pas Schwann Oltorain mais Gailardia Galan. Même si il s'efforçait de penser qu'il ne connaissait pas ce dernier, au final tout cela semblait le rattraper à un moment ou à un autre. Et puis il y avait aussi cette rencontre avec l'Esprit de ténèbres, Loki. A cette pensée, il souriait doucement en se tournant vers Rock pour lui gratter l'encolure.

« Loki… Où es-tu à l'heure actuelle, espèce d'abruti… » Pour une fois, son ton était plein de mélancolie. Cela faisait un moment maintenant qu'il n'avait plus de nouvelle de lui, et même si il ne pouvait pas vraiment dire qu'il lui manquait, il avait tout de même l'impression de s'être habitué à sa présence. L'Esprit était énervant au possible, et pourtant il ne pouvait s'empêcher de l'apprécier à sa juste valeur, à le considérer non pas comme un être d'une puissance supérieur mais bel et bien comme un individu, et ce même si cela agaçait l'entité sprituelle à chaque fois.

Mais c'était une question qui resta en suspens, et il reporta donc son regard droit devant lui, attendant calmement que la demoiselle arrive. Après tout, il avait encore besoin d'elle pour espérer reccueillir des informations, car seul il n'arriverait à rien de toute manière…
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MessageSujet: Re: Un fardeau bien lourd à porter.   Lun 19 Mar 2012 - 21:10

PNJ Loki

Il y a des liens qui sont plus forts que d'autres. Et Loki en avait trouvé un en la personne de Schwann Oltorain. Au delà de leur élément commun, et bien que le chevalier avait certaines similitudes de caractère, il ne savait pas trop pour quelle raison il le ressentait mieux que les autres.

Il fallait reconnaître qu'il avait désormais un emploi du temps bien chargé, dont il ne pouvait parler à personne, évidemment, mais il ne cessait d'aller et venir un peu partout sur Terca Lumireis, d'autant que d'étranges failles étaient apparemment ouvertes depuis peu et semblaient donner sur un nouveau monde ou du moins un autre univers. En tout cas, un chien noir rappelant un bon gros labrador venait d'entrer en ville, s'approchant directement vers le chevalier, comme s'il savait exactement où il se rendait. Une fois qu'il fut assez proche pour ne pas être entendu des personnes environnantes, il s'assit en ignorant totalement Rock qui avait bien du le reconnaître de toute manière


«Surveille tes pensées, Schwann Oltorain. Même à une certaine distance, je suis capable de te capter! Ainsi donc, je suis un abruti?» son regard se tourna dans la direction où n'allait pas tarder à arriver Mato, il se mit alors à ricaner «et une autre. Je te l'avais dit que tu les attirais. C'est moi ou elles sont de plus en plus jeunes? Bientôt tu t'essaieras à la fille de l'Empereur?»

Pouffant de rire, il se tut alors que des gens approchaient. Oui, décidément, ce chevalier lui avait manqué tout autant. Il sentait bien qu'il allait pouvoir s'amuser un peu! Il est vrai que la vie de Schwann avait toujours été bien trépidante! Un vrai roman à l'eau de rose mêlé à un western! Oui, ça allait être follement amusant, mais il valait mieux se comporter comme un bon chien en attendant pour mieux observer tout ça!

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MessageSujet: Re: Un fardeau bien lourd à porter.   Dim 25 Mar 2012 - 7:14

Du côté de ma forme d'éducation, Schwann me traita d'abruti en mettant sur le dos ceux qui ont participé à mon apprentissage, c'est à dire la guilde avec qui j'ai grandis et mon maître, en les traitant d'idiot. Je fis un bref soupir avant de lui parler avec indifférence (avec une once d'agacement).
"Je sais que mon éducation est pour vous obsolète mais en traitant ceux qui m'on enseigné d'idiot, vous insultez la guilde de mon père ainsi que mon maître. En plus, je ne suis pas stupide !"
Evidemment, je ne suis vraiment pas stupide. Enfin, la situation de faiblesse envers le capitaine m'empêchait d'agir avec ma froideur habituelle.

Puis, par rapport à ma réaction pour cette "question qui tue", le soldat supérieur était exaspéré. Je savais que j'avais le don l'agacer involontairement. Mais il croyait toujours que j'étais amoureuse de lui malgré ma réaction pour plusieurs raison : mon comportement et mon rougissement instantané. Mais il n'avait pas tort par rapport au fait que je cache difficilement des émotions. Mais en général, c'était la tristesse et la flatterie que je cachais difficilement. Mais il n'avait pas encore connu la Mathias Crowley qui est froide est distante, pouvant hurler vers les autres tel ne bête sauvage qui ne voulait aucune compagnie humaine. Mais peut-être qu'il me verrait comme ça s'il n'était pas à porté de ma vue en ignorant sa présence.

Ensuite, en se redressant sur sa chaise, tout en cherchant sa bourse, Schwann disait que malgré sa froideur, il était la proie de beaucoup de femme, ce qui est également étonnant pour moi. Puis, posant quelque galds suffisant pour le repas pour deux, il disait que si j'avais dix ans de plus et que j'étais plus féminine, il aurait répondu différemment. Mais entre un trentenaire et une jeune fille qui va avoir très bientôt 19 ans, l'écart était grand. Je recommençais à faire un bref soupir.

"Une raison de plus pour préférer me fier uniquement à ma tête. Mes entrailles disent n'importe quoi depuis peu."
J'étais sure qu'il prendrait mes paroles comme une blague de mauvais goût mais je disais bien vrai. Mais il reste à savoir pourquoi je réagissais ainsi.

Puis, le capitaine quitta de table, me disant de le retrouver à la mairie pour continuer le travail. Mais une fois qu'il ait quitté l'auberge, me voilà à nouveau dans ma solitude. En regardant le reste de ma nourriture, je restais très pensive. D'un côté, le trouvais que Schwann me rappelait mon défunt père par sa froideur en tant que chef de guilde, me laissant envahir d'un sentiment de nostalgie. Puis, je repensais au fait que mon coeur était comme prit dans un étaux face au capitaine. Il s'agissait bien de l'amour, mais pas sous la forme qu'il croyait. C'était beaucoup plus familier que ça et ce sentiment était bien celui que je croyais perdu depuis le drame avec ma guilde et la mort de mon maître. Oui. C'était bien un amour paternel. C'était un sentiment qui collait le mieux. Mais pour moi, il est préférable que je ne lui dise pas ça devant Schwann ou sinon, il serait capable de le mal prendre.

Mon assiette vidé rapidement, je quittais l'auberge pour rejoindre le capitaine pour continuer le travail. Mais une fois devant la mairie, je constatais qu'il y avait un autre chien noir avec le soldat supérieur, ce qui m'avait étonnée avant de faire une mine sarcastique.

"Je ne savais pas que vous ayez une collection de toutous en tout genre."
Puis je soupirais.
"Prenez-en de la graine. Vous êtes témoin d'une de mes rares blagues à deux galds."
Puis, je reprenais mon travail de recherche le plus compliqué que je le pensais : trouver des renseignements sur la famille Galan. Le fait qu'il y ait très peu d'info sur eux compliquait la tâche. Moi même, qui pouvais trouver beaucoup de renseignement sur beaucoup de chose, je finissais par penser que les Galan me mettaient à l'épreuve.
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Schwann OltorainCapitaine
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MessageSujet: Re: Un fardeau bien lourd à porter.   Jeu 12 Avr 2012 - 19:07

Schwann soupira longuement… Si il lui suffisait de dire que Loki était un abruti pour qu'il rapplique, il l'aurait fait bien plus tôt. Mais cela n'était pas aussi simple, l'Esprit avait des responsabilités, et il ne pouvait répondre tout le temps à la demande égoïste du chevalier. Néanmoins, il n'appréciait pas forcément que l'entité sache constamment où il était, sans que lui ne puisse savoir où il se trouvait. Même si ni l'un ni l'autre n'avait vraiment ressentit le besoin de pactiser, par respect à son égard, il aurait souhaité un peu plus de considération… Il soupira donc de nouveau, préférant faire abstraction de ce fait pour le moment.
« Qui sait… ? Elle serait plus intéressante que cette soit disant mercenaire… » Dit-il simplement sur un ton particulièrement blasé, même si il doutait fortement que ses parents acceptent qu'elle puisse fricotter avec quelqu'un qui aurait trente-six fois son âge, même si après il avait une certaine renommé et qu'il n'était donc pas n'importe qui. De toute manière, il était entièrement dévoué à Magdalëniia, car même si les femmes avaient tendances à lui tourner autour, il n'était clairement pas du genre à aller virevolter à droite à gauche, il était bien trop respectueux pour ça.

Le jeune fille revenait alors, et il espérait bien quelle ce soit calmée sinon il allait encore devoir refroidir ses ardeurs… Mais rapidement, elle se permit une vanne que l'officier jugeait inutile et déplacé. Sans le savoir, elle venait de manquer de respect à un Esprit, et pas n'importe lequel qui plus est ! Il se releva alors rapidement et sauta des marches sur lesquels il était assis, venant attraper la gosse par le col pour ensuite la plaquer contre le mur le plus proche, la soulevant d'un mètre alors qu'il y avait clairement de la haine dans son regard.

« Des « toutous » ?! C'est tout ce que tu as à dire ?! » Cette fois, son ton montrait clairement qu'il ne pouvait pas tolérer une telle chose. Elle dépassait carrément les bornes, et il ne pouvait pas laisser une telle chose. « Sache que Rock est parfaitement à même de te réduire en charpie, je n'aurais qu'à lui donner l'ordre pour que tu sois démembrée sous ses crocs ! Je te prierais donc ne pas le considérer comme un vulgaire chien ! » Et si en soit il n'aimait déjà pas que l'on considère son fidèle compagnon comme tel, le plus impardonnable restait à venir. « Et tu n'es même pas à même d'imaginer en quoi une pitoyable fille comme toi est inférieur à Loki. Tu devrais même être honorée de sa présence et simplement incliner la tête devant lui ! Ce n'est pas parce qu'il se tient à quatre pattes et plus bas que nous qu'il nous est inférieur, bien au contraire ! »
Puis, il la relâcha simplement, la laissant tomber au sol. Si elle n'avait même pas suffisamment de perception magique pour se rendre compte que le mana dans l'air avait changé, c'était qu'elle était encore plus pitoyable que ce qu'il pensait. Certes, Loki était du même élément que lui, aussi il lui était donc plus simple de mieux percevoir ce qu'il était vraiment, mais tout de même… Lui et la magie ne faisait clairement pas bon ménage en tant que guerrier, et pourtant il avait apprit à percevoir ce genre de chose car cela pouvait être utile sur le champ de bataille. Au moins, quand un mage était en train d'incanter un sort, il pouvait le sentir et donc se préparer. Vraiment, quelle pauvre fille…

Comme si de rien était, il reprit très rapidement son calme, espérant que cette petite leçon était désormais bien encrée dans le crâne de cette imbécile. Il se retourna sans lui accorder le moindre regard, se fichant pas mal de savoir si elle allait bien, puis il se dirigea vers les marches pour commencer à les gravir alors que Rock, lui, se levait.

« On a encore du boulot… » Dit-il sur un ton froid, avant d'ensuite rentrer à l'intérieur du bâtiment sans fermer la porte. Le chien, quand à lui, s'approcha de Mato, la renifla doucement puis vînt simplement lui lécher la joue, n'ayant peut-être pas apprécié le comportement de son maître à son égard. Puis, il retourna s'asseoir au niveau des marches…

A l'intérieur, Schwann se dirigea directement vers la table où se trouvait tous les livres, ne prenant même pas la peine de s'asseoir tant il était agaçé. Il commençait déjà à feuilleter le premier l'ouvrage qu'il avait dans la main, n'ayant pour le moment même pas pensé au fait que comme Loki était là, il pourrait éventuellement lui donner un coup de patte. Après tout, il était doué pour la recherche, non ? Enfin, il ne s'en souciait pas pour le moment, et essayait simplement de calmer ses nerfs comme il le pouvait. Depuis quand était-il aussi émotif ? Ce n'était clairement pas dans ses habitudes, mais cette histoire de passé devait y être pour beaucoup… Dans le fond, cela le tourmentait bien plus qu'il ne devait le croire, ne pas savoir qui on était, et qui étaient nos parents… Il avait toujours pensé qu'au final cela ne changeait rien, que l'important était de savoir qui l'on était au jour d'aujourd'hui… Il se fourvoyait. Il avait besoin de connaître ses racines, d'en savoir plus à son sujet, et tant que ce mystère ne serait pas résolu il risquait fort d'être préoccupé.
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MessageSujet: Re: Un fardeau bien lourd à porter.   Ven 13 Avr 2012 - 22:47

Après ma vanne foireuse, je ne comprenais pas ce qui c'était passé tellement ça été vite. Après s'être relevé, Schwann me prit par le col de ma veste avant de me plaquer bien en hauteur contre le mur. Sa haine brûlait de son regard glacé. Je finissais par comprendre qu'il avait mal prit le terme de "toutous", qui était pour moi rien de méchant. Il affirma même que son "chien-loup" pourrait me dévorer menu s'il lui donnait l'ordre si je "l'insultais" encore en le traitant de chien vulgaire chien. J'essayais de lui dire que ce que je lui disais n'était pas censé être une insulte mais je restais muette sous le choc.

Mais une autre chose que je comprenais pas, c'est quand il disait que je devrais être honorée avec la présence du labrador qui semble être arrivé depuis peu et que je sois inférieur à lui. A mon avis, il voulait me dire que ce nouvel arrivant était spécial. Mais à première vue, c'était un chien noir plutôt sympathique. Je ne voyais rien d'exceptionnel.

Puis, il me relâcha, me faisant tomber violemment au sol sur mon dos (ça faisait très mal). Je respirais fortement, toujours sous le choc par la colère noire du capitaine. J'avais même sentis que j'allais y passer par ce geste brutal. Puis, il reprit son calme comme si rien ne s'était passé avant de regagner la mairie.

Pendant que j'essayais de me relever en vain, écrasée par la douleur, Rock, le chien-loup de Schwann, venait vers moi, donnant des coups de langues baveuses sur ma joue avec affection. Je fis un léger sourire avant de caresser sa fourrure ébène au sens du poil.

"Rock, n'est-ce pas ? Toi, au moins, tu n'es pas cruel envers une mal aimée de la vie comme moi."
Tout en continuant de caresser le chien noir, je m'asseyais malgré la douleur.
"J'ai l'impression que seuls les animaux, les gosses et les krytiens m'acceptent. Le reste est cruel."
Petit à petit, je me relevais avant de faire à nouveau un ~Tir amoureux~ sur moi afin de me débarrasser de cette atroce douleur avant de repartir à la mairie pour continuer le travail. Mais entretemps, j'avais un sentiment que l'atmosphère était pesante depuis que je suis arrivé près de cette mairie sans comprendre pourquoi. Mais de toute façon, ce n'était pas mon jour de chance et j'ignore si je survivrais encore au tortures dus à des paroles involontairement blessantes.
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MessageSujet: Re: Un fardeau bien lourd à porter.   Sam 14 Avr 2012 - 8:55

PNJ Loki
Lorsque la gamine était revenue vers eux, son attitude nonchalante vint lui faire commettre l'irréparable... le traiter de toutou. En soit, Loki y était habitué, lorsqu'il prenait cette apparence, de nombreux enfants l'appelaient ainsi, aussi n'en était-il pas trop vexé, si ce n'est qu'elle n'était pas totalement une enfant, plutôt une adolescente, aussi il ignorait si il était furieux ou simplement blasé par tant de stupidité.

Avait-il tremblé? Il ne le savait pas trop, ses pattes avaient quelque peu trépigné alors que Schwann s'était levé pour attraper la jeune femme par le col et manquer de l'écraser contre le mur... probablement se souvenait-il lui-même de la façon dont Loki l'avait traité lorsqu'il était venu lui manquer de respect, mais à l'époque, c'était différent, Schwann savait bel et bien à qui il avait affaire, ce qui n'était pas le cas de Mato. Une fois l'impérial entré dans la Mairie, Rock s'occupa un peu de la petite alors que Loki n'avait toujours pas bougé d'un poil, et lorsque la petite passa près de lui après s'être soignée, il profita de la proximité pour lever le museau vers elle et se préparer à entrer à son tour


«Ne jamais se fier aux apparences, jeune fille. Apprends à suivre une aura avant de suivre un visage. Ça te sauvera la vie.»

Indifférent à l'éventuelle surprise causée par le fait «qu'un chien parle» il entra dans la Mairie pour revenir se placer près de Schwann, regardant tous les livres avec curiosité, comme tout ce qui touchait aux livres

«Je doute que tu trouves quelque chose par ici. Tu devrais te rendre à Mantaïc pour trouver quelque chose. L'Empire a toujours fait des dossiers sur les voyageurs pénétrant dans les Creux de Cados.»

Il avait, visiblement, deviné ce que le chevalier cherchait assez facilement... d'un autre côté, c'était quelque chose de probablement normal pour quelqu'un qui avait découvert ce qu'il savait désormais.
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MessageSujet: Re: Un fardeau bien lourd à porter.   Dim 22 Avr 2012 - 7:13

La voix de Loki résonnait à nouveau, mais l'officier ne se tourna pas pour l'observer, réfléchissant plutôt à ce qu'on venait de lui dire. Mantaïc, c'est bien ? Il n'était pas sûr qu'il y est quelque chose là bas, puisqu'après tout ses parents biologique avaient prévus de traverser le Creux de Cados, sans pour autant y parvenir. Du coup, il y avait peu de chance qu'il y est des informations là bas, mais qui sait… ? Le seul problème était surtout que ce n'était pas la porte à côté, et même si c'était une ville impériale, l'idée de devoir traverser la moitié du monde pour un simple bout de papier ne lui plaisait pas tant que ça…
« Je ferais livrer les documents à la capitale. » Son ton était toujours aussi froid, comme si il était encore préoccupé par ce qu'il avait fait il y a un instant. « J'ai des choses plus importantes à faire que ça… » Et c'est à cet instant que la gamine rentra à son tour dans le bâtiment, réduisant au silence l'ambiance qui n'était pas des plus bonnes. Schwann resta donc silencieux, ne la regardant même pas, bien qu'il savait qu'elle rejoignait l'autre côté de la table pour se remettre au boulot.

Son esprit était un peu ailleurs. Mantaïc… Cela faisait des années qu'il n'y avait pas remit les pieds, déjà car il détestait la chaleur étouffante de ces lieux, et aussi car cela réveillait chez lui d'ancien souvenir assez douloureux. La seule mission qu'il avait eu à faire là bas c'était révélé être un échec complet, une calamité même. C'était le seul qui s'en était tiré, tous les autres étaient morts dévorés par les monstres. A cette époque, il n'était pas encore vraiment expérimenté, mais on lui avait déjà confié un détachement pour voir ce qu'il valait, et c'était une expérience horrible que de voir tous ces hommes se faire massacrer un à un, sans être capable de les protéger. Il n'y avait eu aucune cohésion dans son groupe, la plupart paniqués, et les autres enragés. Il était le seul à avoir garder son calme, et le seul à s'en être sorti… C'était probablement pour cette raison que durant le restant de sa vie, avant de devenir capitaine, il avait choisis d'être seul, car au moins il ne prenait plus le risque de ne pas être capable de mener des hommes au combat. Bien sûr, ils avaient manqués d'informations, raison pour laquelle ça c'était produit ainsi, en plus de l'inexpérience des autres soldats, mais malgré tout il n'avait plus jamais voulu remettre les pieds là bas, ni même donner des ordres.

Refermant le livre qu'il avait sous les yeux puisqu'il ne contenait aucune information, il soupira de nouveau. Peut-être que Loki avait raison après tout, il pouvait parfaitement y avoir des documents là bas relatant le passage de la famille Galan. Mais cela datait de trente-cinq ans, et rechercher des informations aussi vieilles était loin d'être une partie de plaisir. Dans le fond, l'officier avait comme l'impression qu'il allait devoir harpenter la moitié du monde pour savoir qui il aurait dû être… Il soupira encore une fois, se demandant pourquoi il n'était pas né dans une famille de paysan tout ce qu'il y aurait de plus normal, cela aurait été bien moins compliqué… Bon, même si après il n'était pas dit non plus qu'ils n'étaient pas des paysans, et qu'ils avaient simplement voulu partir en voyage car c'était leur rêve. Finalement, il décida de s'asseoir, se demandant encore pourquoi il en était là alors que pourtant, il le savait très bien.

Dans le livre que tenait Mato se trouvait quelques informations. Au premier abord, il ne semblait être d'aucun intérêt, un ouvrage rédigeait à la main tout ce qu'il y aurait de plus classique. D'ailleurs, les premières pages relataient simplement l'histoire d'une vie, une jeune femme qui expliquait comment elle avait vécue pendant l'ère sombre. Elle était née dans Nordopolica, et comme la ville était un important rempart, elle n'avait jamais vraiment eu la malchance de connaître l'effroi que beaucoup avaient vécus. Elle n'était pas non plus d'une famille importante, loin de là, mais elle avait tout simplement eu de la chance, là où beaucoup avaient soufferts. La suite de son existence n'était donc pas particulièrement intéressante, des détails sur une formation de mage tout ce qu'il pourrait y avoir de plus classique, bien que peut-être même un peu dépassé avec les connaissances d'aujourd'hui et même en comparaison de celle de l'époque post-Vesperia.

Le plus intéressant résidait surtout dans le fait que sur la fin, elle avait vécue à Halure, là où elle avait réellement commencée à construire sa vie. Certes, c'était loin d'être aussi facile, mais les habitants étaient habitués aux attaques de monstres, et c'était déjà le cas depuis des années et des années, même quand la barrière de la ville était là, puisqu'elle s'épuisait toujours au moment de la floraison. Elle décrivait alors sa rencontre avec un homme blessé, qui voyageait depuis si longtemps qu'il avait fini par en oublier son nom. Ce fût elle qui décida de le nommer, ou plutôt de le renommer, car son passé n'avait plus réellement d'importance. Roy, c'est ainsi qu'elle l'appela. Il avait semble t-il tout perdu, mais elle avait fait en sorte de tout lui offrir, et même deux enfants, des jumueaux, un de chaque sexe.

L'histoire s'arrêtait peu après : ils décidaient de voyager, de chercher leur liberté, un endroit où il n'y aurait pas de monstres et où il ferait bon vivre. Leur première destination était donc Capua Nor, afin de prendre un bateau. C'est là-dessus qu'elle achevait son récit :
« La vertue est une chose difficile à acquérir.
Le vertueux sait faire preuve de patience,
Et cette patience est nécessaire dans l'accomplissement d'un important destin. »
Par Discordia Nagal.

Schwann n'avait pas ouvert un autre livre, se contentant simplement de regarder dans le vide en réfléchissant. Tout cela ne menait à rien, cette lecture continuelle et inutile sans jamais rien trouver, si ce n'est que de la frustration. Finalement, il croisa ses doigts devant lui, s'accoudant à la table alors qu'il respirait lentement. Il devait rester calme, il l'avait toujours été, et il n'y avait pas de raison que ce soit aujourd'hui qu'il change, surtout pas devant cette mercenaire qui allait sans doute penser que c'était par sa faute si il était dans cet état, alors que ce serait complétement. Bon, la différence était que depuis le début, il n'avait jamais parlé une seule fois de lui, donc elle ne pouvait même pas essayer de s'imaginer qui il était réellement, ou du moins, rien de plus qu'un individu froid et cruel… Ce ne serait pas entièrement loin de la vérité, même si lui aurait plutôt tendance à dire qu'il était une personne cruellement froide, ayant énormément de mal à s'attacher à quelqu'un pour la simple et bonne raison que les humains étaient fragiles, tellement fragile qu'un simple souffle pourrait suffir à les balayer pour la plupart. C'est sûr que de ce côté là, Magdalëniia était parfaite : elle était forte, elle était Krytienne, et elle était en plus capable de supporter son fichu caractère, et même calmer un peu la bête sanguinaire qui sommeillait en lui, du moins tant qu'il n'avait pas de devoir de la plus haute importance à accomplir. Mais il savait qu'elle pouvait respecter cela grâce à son clan, que le devoir était une chose qui devait toujours passer avant tout le reste, surtout pour des individus comme eux, qui ne vivaient que pour ça.

Dans un dernier soupir, il releva la tête, observant la mercenaire. Maintenant il était calme, il pouvait donc espérer une conversation normale avec elle.

« Quelque chose ? » Un timbre de voix grave, mais sans être sévère. Il observa Loki, appréciant sa présence, mais il ne pouvait rien lui demander. Non pas qu'il s'attendait à un éventuel refut, mais plutôt qu'il serait déplacé pour un Humain de demander quelque chose de purement personnel, et surtout que ne menerait à rien. Car après tout, une fois que l'officier saurait qui il aurait dû être, qu'est-ce que cela changerait ? Sa curiosité aurait aboutti, il ferait plaisir à sa sœur, mais ensuite ? Il aurait mieux de refuser et de chercher quelque chose sur le miasme, là au moins il y avait des vies en jeu…
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MessageSujet: Re: Un fardeau bien lourd à porter.   Jeu 26 Avr 2012 - 8:31

Toujours, sur le choc de la réaction de Schwann par rapport à ses chiens, je soupirais afin de dégager toutes tentions avant de me remettre au travaille. Mais autre chose m'avait remis sous le choc : Loki, le labrador du capitaine qui était arrivé il y a peu, avait parlé. Oui, il avait bel et bien parlé. Je pensais que cet atmosphère pesante me faisait halluciner à tel point que j'entendais un animal parler, même si c'est pour avertir qu'il faut sentir le mana avant de voir les apparences. Après ces paroles étranges, le labrador qui parle rentrait à la mairie alors que moi, je restais pétrifié, la bouche grande ouverte par le grand choc. Finalement, je vais de moins en moins bien au fil des jours. Avant, c'était ce drôle de rêve, et maintenant, un chien qui parle. J'aurais voulu que Schwann m'explique qui est ce chien et pourquoi il parle, mais le connaissant, il pourra jamais croire mes parole, quitte à me hurler dessus. Vaut mieux éviter de nouveaux ennuis. Mais ce qui est étrange, c'est au moment où Loki entra dans le bâtiment que cet étrange atmosphère commençait à se calmer, sans que je comprenne pourquoi.

Je fis un soupir pour me calmer avant de rentrer à la mairie d'un air borné par des choses difficiles à expliquer, tout en espérant que cela me ne déconcentrerait pas lors de ces recherches. Mais une fois à l'intérieur, l'air était à nouveau pesant. Que m'était-il arrivé ? Je l'ignore mais vaut mieux espérer de ne pas y penser. Mais étrangement, le capitaine se mit à discuter avec ce labrador intrigant, comme si c'était normal pour lui de discuter avec son compagnon. Cela me choquait pas car je faisais de même avec d'autre chien, surtout à Rock.

Malgré cet atmosphère, j'étais plongé le nez dans le bouquin pour continuer les recherches, espérant trouver toutes informations potentielles sur les Galan. En lisant les premières pages parlant d'une femme originaire de Nordopolica qui vivait à Halure, ayant rencontré un voyageur blesser et Amnésique qu'elle avait baptisé "Roy". Il était mentionné que cette femme et ce voyageur avaient eu des jumeaux de sexe différents, ce qui me laissa penser que c'était les Galan. Puis, sans moindres détails cette famille décidèrent de quitter cette ville pour trouver un "paradis sans monstre", une chose difficile à trouver car les monstres se trouvait partout. Mais pourquoi risquer la vie pour une utopie dont son existence était incertain ? Pourquoi avaient-ils traversés un endroit hostile comme les Creux de Cados alors qu'un giganto ou le fameux Pterosus rôdaient dans ces lieux ? Cet acte irresponsable de la part des parents a coûté la vie de toute la famille. Reste à se demander s'il y avait eu des survivants dans tout ça.

Je sortis de ma poche en toute discrétion un petit carnet pour noter ce genre d'information en cas où si je voulais faire des recherches plus détaillés sur cette famille, à commencer par Nordopolica qui semblait être la ville natale de la mère afin d'en savoir un peu plus sur elle. Mais ces recherches n'étaient pas prioritaires mais vaut mieux que je fasse cet enquête après avoir trouvé l'épée de Schwann. Si ça ce trouve, il y aurait des indices par rapport à mon maître dans le continent de Désier, ayant lui même dit qu'il avait trouvé une ruine d'une cité technologiquement avancé quelque part dans les sables de Kogorh qui lui a permit de découvrir un arc transformable nommé "Tentalus Purigata". Au final, cela me donnait plus de travail à faire, ce qui est mieux que rien.

Une fois avoir noté des informations intéressantes sur ce bouquin, je m'adossais sur ma chaise, ma tête à deux doigts d'exploser avec ces recherches. Mais le drôle d'atmosphère n'était pas la cause de l'épuisement car je finis par m'habituer lors de ma lecture. De toute façon, quand une chose étonnante arrive une fois, l'effet de surprise se perd au fur et à mesure. Mais sans adresser le moindre regard au capitaine, je réfléchissais longuement, non seulement sur les Galan, mais aussi sur ma quête par rapport à mon maître. A la base, je devais normalement chercher des indices pour savoir si mon père était encore en vie ou non, même avec le coup de main du vieux Stephen, mais par la suite, le vent avait changer : je m'étais tournée vers le mystère au sujet de mon maître qui était lui aussi pour moi un proche, sans comprendre d'autre raison que pour mieux le connaître en tant que personne qui a été auprès de moi durant un tiers de mon existence par rapport à mon âge.

Puis, Schwann m'adressa à nouveau la parole d'un ton grave mais calme, comme si tous ce qu'il m'avait fait subir était rapidement passé. Sans retourner ma tête, je lui répondis calmement d'un ton neutre presque pensive tout en espérant de ne pas l'agacer.

"J'ignore pourquoi vous voulez faire des recherches sur les Galan mais ce qui est sur, c'est qu'il y a peu d'information ici malgré qu'ils ont vécus ici."
Je fis un long soupir, regardant attentivement.
"De toute façon, le lieu où ils voulaient aller n'était qu'une pure utopie probablement inexistante. Mais cette détermination pour la trouver leur a coûté un aller simple dans l'au-delà."
Je mis ma main sur mon front, soufflant du nez et le visage marqué d'un sourire léger, dégageant une once de satisfaction d'avoir fini une partie d'un travaille difficile.
"J'ignore où cette recherche pourrait me mener mais comme ma quête personnelle, le résultat reste incertain pour trouver ce que tous ça apportera."
Puis, je copiais mes notes sur un autre papier avant de quitter ma chaise, donnant au capitaine cette copie de mes notes en main propre.
"Vous pouvez considérer ça comme un rapport écrit sur ces recherches en espérant qu'il vous sera utile."

Après ces mots, je sortis de la mairie, m'installant sur une marche, frottant mes yeux fatigués par la longue lecture. Le regard vide en direction du ciel, je continuais de penser à cette journée qui n'était pas comme les autres. Je fis à nouveau un léger sourire. Finalement, comparé à mes souffrances passés, cette journée n'était pas si mal. Même si j'ai faillis mourir ou qu'il y ait eu des bizarreries, ce jour me satisfaisait réellement. La cicatrice sur mon épaule, autrefois fruit d'une pire souffrance, symbolise maintenant comme un bon souvenir.
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Schwann OltorainCapitaine
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Elément: Ténèbres.
Arme: Épée d'Orichalque noir dite Sombrelame. Épée en argent nommée Balmung.
Classe: Guerrier.
MessageSujet: Re: Un fardeau bien lourd à porter.   Mer 2 Mai 2012 - 11:02

La gosse n'avait pas besoin de savoir pourquoi l'officier faisait des recherches sur cette famille. Peut-être qu'elle l'apprendrait un jour si elle décidait de se mêler des affaires du capitaine, mais moins elle en savait et mieux elle se porterait. S'occuper de choses qui ne nous concernait pas avait toujours eu tendance à nous apporter des ennuis, du moins c'était ce que pensait l'impérial. Et puis, dans le cas présent, connaître le fin mot de l'histoire ne l'empêchait pas pour autant de poursuivre ces recherches.

Enfin… De ce qu'elle disait, les Galan avaient bel et bien vécus en ces lieux, même si il y avait trop peu d'informations à ce sujet. D'un autre côté, si c'était une famille comme une autre, ce n'était pas surprenant qu'il n'y est presque rien dans les écrit. Après tout, si chaque famille avait due répertoriée son histoire quelque part, le monde serait aujourd'hui recouvert de nombreux bouquins, et qui plus est pour la plupart inintéressant. Aussi, il était donc déjà assez surprenant qu'il puisse trouver quelque chose sur sa famille, surtout que tout cela c'était passé durant une période sombre où il aurait été normal que les gens est autre chose à faire que de retranscrire leur vie sur papier. Il la laisse donc continuer afin de savoir si il y avait autre chose, car ça, il le savait déjà. Visiblement, ils avaient voulus chercher un endroit où il n'y avait pas de monstres. En soit, Schwann doutait fortement qu'un tel endroit puisse exister sur cette Terca Lumireis, mais après tout, il fallait d'abord explorer de fond en comble cette planète pour pouvoir s'en assurer. Néanmoins, il aurait pût mal prendre le fait qu'elle parle ainsi de sa famille, quand bien même il ne l'avait pas connu. Toutefois, comme elle n'était pas au courant du lien qu'il y avait entre lui et les Galan, il ne pouvait pas en être blessé. Et puis, d'une certaine façon ils avaient réussis à rejoindre un lieu où il n'y avait pas de monstres… Enfin, du moins pour ses parents, car lui et sa sœur étaient toujours en vie, et devaient donc affronter la dure réalité. Dans le fond, c'était peut-être ce qu'ils recherchaient, à savoir mourir. Affronter continuellement des hordes de monstres n'était pas chose facile, et aujourd'hui ils avaient bien de la chance que la vie soit déjà plus simple. Lentement, il soupira pour finalement se saisir du papier que lui tendait la jeune fille. Bien sûr, celui-ci était bien plus concret que tout ce qu'elle avait pût dire jusque là, et puis, il n'aurait qu'à plonger son nez dans les livres qu'elle avait lue pour en savoir plus.

Il la regardait donc se lever pour sortir du bâtiment, sans dire le moindre mot. Elle semblait un peu… différente. Une nouvelle fois, il ne pût retenir un soupir, se disant qu'il avait peut-être été un peu rude avec elle. Mais d'un autre côté, la vie n'était pas toujours une partie de plaisir, et en l'occurence, elle avait manquée de respect à un Esprit, chose qui était inacceptable. Et puis, elle pouvait s'estimer heureuse que ce soit lui qui est répondu, car il n'était pas non plus sûr que Loki aurait été plus tendre avec elle. Certes, il avait toujours dit ne jamais avoir fait de mal à la moindre entité vivante, mais les mots pouvaient parfois être bien plus durs que n'importe quel geste, et nul doute que l'Esprit aurait été beaucoup moins tendre que lui… D'ailleurs, l'officier reporta son attention sur lui, le regardant quelques instants, se demandant bien pourquoi il était là en fin de compte. Était-il venu uniquement dans le but de lui dire d'aller faire un tour du côté de Mantaïc ? Ou bien était-il ici car il n'avait rien d'autre à faire, et qu'observer l'homme qui lui était théoriquement destiné était une activité plus divertissante qu'il ne pouvait se l'imaginer ? Une fois encore, Loki était toujours aussi difficile à comprendre, et il y avait bien longtemps que Schwann c'était résigné à cesser de comprendre toute entité vivante et capable de penser…

Finalement, il se leva à son tour, jetant un rapide coup d'œil sur la table toujours en désordre, regardant le livre que Mathias Crowley avait eu entre les mains, pour ensuite sortir à son tour et la retrouver sur les marches de la maison. Il s'avança de quelques pas, s'arrêtant à côté d'elle sans pour autant s'asseoir, restant quelques instants ainsi, sans bouger ni sans même dire un mot. Il ne réfléchissait même pas, il regardait juste droit devant lui, observant l'astre qui commençait à décliner pour laisser entrevoir un ciel rougeoyant.

« Bon boulot. » Sa voix grave résonnait au travers du silence qui commençait à s'installer dans la ville, seul le bruit des feuilles de l'arbre au centre d'Halure résonnant encore, comme si ce son était éternel et pouvait traverser tous les âges. « Je ne sais pas si ça me sera utile, mais c'est déjà ça. »
En soit, c'était tout ce qu'il avait à dire. Il aurait tout aussi bien pût la remercier, mais dans la mesure où en échange, il lui avait déjà offert des renseignements au sujet de l'épée du feu capitaine Oltorain, ce n'était pas nécessaire. Et puis, ce n'était que des mots, et il n'était pas compliqué de les dires sans réellement les penser. Et dans la mesure où il s'exprimait que trop souvent sur le même ton, elle pourrait parfaitement penser qu'il n'était pas nécessaire, alors il préférait finalement s'abstenir d'ouvrir la bouche pour quelque chose d'aussi futile que ça. A la place, elle avait certainement besoin de quelque chose d'un peu plus concret sur ses recherches.
« La lame que tu cherches doit se trouver au dernier sous-sol du sanctuaire de Baction. Autrefois, ce temple était consacré à l'Entelexeia Astal, mais c'est une époque lointaine désormais, plus ancienne même que l'ère Vesperia. » Un peu d'histoire ne pouvait pas lui faire de mal, et puis, il devait néanmoins la mettre en garde de certaines choses. « Maintenant, ce lieu n'est plus que ruine et refuge pour bon nombre de monstres. Tu devrais bien te préparer si tu comptes y aller. » Son ton était parfaitement neutre, comme toujours. Il aurait tout aussi bien pût lui parler de n'importe quoi de la même manière. « Il y a près de cent ans, la Guilde Brave Vesperia s'est rendu là bas afin de sauver la Princesse Estellise Sidos Heurassein qui avait été capturée par le Commandant Alexei Dinoia. Le Capitaine Schwann Oltorain, à son service, avait pour ordre de les arrêter, mais il n'y parvînt pas. La salle du temple a donc été ensevelie, et aux dernières nouvelles, cette épée doit toujours se trouver là bas. » Dans quel état, ça il ne le savait pas. Pour ainsi dire, il n'avait même jamais mit les pieds là bas dans la mesure où il n'y avait rien d'autre que des décombres et de la poussière. Tout ce qu'il disait, il le savait grâce à l'histoire et de nombreux rapports qu'il avait lu. « De ce que je sais, c'est une lame tout ce qu'il pourrait y avoir de plus normale. Sa seule spécificité pourrait être le matériaux dans lequel elle a été forgée, un minerai rouge que l'on trouvait autrefois au Mont Temza, comme je te l'ai déjà dis. »
Il ne savait pas si il avait l'autorisation pour divulger de telles informations, mais il s'en fichait un peu. A dire vrai, les capitaines impériaux avaient bon nombre de droit, souvent même qu'ils outrepassaient leurs droits comme ils le voulaient. Et puis, en l'occurence, il doutait fortement que ce petit bout de femme puisse répéter cela au premier passant dans la mesure où il s'agissait visiblement d'une quête personelle. Alors hormis lui et elle, personne ne serait jamais au courant de cette conversation…

Il descendit lentement les marches, ses bottes lourdes écrasant l'herbe dans un bruit sourd alors qu'il s'éloignant peu à peu. Il s'arrêta à quelques mètres devant elle, lui tournant le dos, levant son dernier œil vers le ciel pour finalement reprendre, toujours aussi calmement.

« Je ne sais pas pourquoi tu t'es engagée sur ce chemin et ce qui te motive à continuer. Mais tu ferais mieux de te trouver une occupation plus noble que celle-ci. » Une fois de plus, il se voulait un peu moralisateur. Mais il parlait en connaissance de cause. « Rester seule dans ton coin ne t'apportera rien de bon. Et si tu ne peux pas t'aider toi même, commence d'abord par aider les autres. » Puis, il reprit sa route, Rock se levant pour le rejoindre, marchant d'un pas rapide et fier. « Sur ce… »
Schwann leva simplement sa main droite en guise de salue, sans même se retourner, et prit la direction de la sortie de la ville. Il avait toutes les informations nécessaire, et il ferait parvenir plus tard les ouvrages dont il avait besoin à Zaphias. Quand à Loki, il n'avait pas besoin de le prévenir qu'il s'en allait. Déjà car celui-ci disparaissait et réapparaissait toujours quand bon lui semblait, et car où il pouvait de toute manière sentir sa présence d'à peu près partout sur ce monde.

Spoiler:
 
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