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 Un fardeau bien lourd à porter.

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Schwann OltorainCapitaine
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MessageSujet: Un fardeau bien lourd à porter.   Dim 6 Nov 2011 - 19:31

La ville d'Halure, un endroit qui rappelait bien des souvenirs au capitaine impérial. C'était probablement à cet instant précis que sa vie avait commençait à prendre un nouveau tournant, peut-être parce qu'il avait décidé de prendre part à une quête qui ne le concernait en rien, et ainsi de sortir un peu de sa routine habituelle, à savoir effectuer des missions à la solde de l'Empire. Cela c'était passé il y a presque deux ans, et pourtant il avait l'impression que c'était hier, chacun des souvenirs restant assez clair dans son esprit. C'était dans cette même ville qu'il avait rencontré le feu patriarche Krytien Calëtaura Windwaker, et il se souviendrait de lui jusqu'au jour de sa mort en raison de la cicatrice qu'il avait gardé sur son torse. En soit, il n'avait jamais eu de la rencœur à son égard, et il l'avait toujours plus ou moins estimé, du moins en tant que guerrier, bien moins en tant qu'individu, et le seul regret qu'il avait resté donc de ne pas lui avoir rendu son coup.

Mais ressasser les souvenirs n'était pas le genre du chevalier, aussi il s'avança légèrement sur le chemin afin de laissait passer un couple de personnes âgées. Même si il était plus que corpulent et qu'ils avaient largement la place, il avait simplement agit par réflexe, se souciant plus de la présence de n'importe qui en ces lieux que de lui même. Enfin, c'est après cela qu'il en venait enfin à se demander pour quelle raison il était aussi nostalgique ? Il fallait croire que depuis cette époque, il avait finalement changé, et ce même si il refusait de l'accepter et qu'il continuait à croire qu'il n'était qu'une machine œuvrant uniquement pour sa patrie. Mais il devait se rendre à l'évidence : si il était devenu plus fort, il était aussi devenu plus sage. Autrefois, il n'aurait même pas sourcillé si on lui avait demandé d'obéir à un ordre contraire à l'éthique, mais aujourd'hui il était capable de se forger son propre avis, et ainsi savoir si les décisions de son supérieur étaient juste ou non. D'un autre côté, à l'époque il n'était encore qu'un simple soldat, et refuser d'obéir pouvait l'amener à passer en cour martial, alors que maintenant il était capitaine, et les seuls personnes qui pouvaient lui donner des ordres étaient bien moins nombreuses. De plus, le commandant Antoine Saint-Marc semblait avoir une certaine confiance en lui, aussi il n'était pas du genre à lui imposer quelque chose. Finalement, c'est dans un soupir qu'il était forcé d'accepter qu'il ne faisait plus régner la justice, mais qu'il l'était. Bien entendu, c'était le genre de parole qui faisait rêver les enfants, mais pourtant ce n'était pas si loin de la réalité. Chacun de ses actes avaient des répercusions sur le peuple : si il aidait quelqu'un, il était vu comme un héros, alors que si il restait sans rien faire ou pire encore, qu'il le malmenait, il serait vu comme un tyran. Au final, il devait faire attention à ce qu'il faisait car il était toujours observé, et chacun de ses gestes pouvaient donc ternir ou alors redorer la réputation de l'Empire.

Un poids bien lourd à porter, mais ce n'était pas dans ce but qu'il était venu ici, mais afin de rechercher des informations pour son propre compte. Il n'en ressentait pas vraiment le besoin, mais il cherchait à savoir qui il était, ou plutôt, qui étaient les Galan, son véritable nom. Est-ce qu'il s'agissait d'une simple famille de paysan ? De chevalier ? De noble ? Ou bien alors de malfrat qui aurait pût l'amener à avoir un destin totalement différent ? La vérité était qu'il s'en fichait pas mal, aujourd'hui il était Schwann Oltorain, capitaine de la onzième brigade impériale, et ce n'est pas avec des « si » qu'il allait changer du jour au lendemain. Mais si il recherchait ses informations, c'était plutôt pour sa sœur biologique, et aussi parce que Lina l'y avait poussé… Vraiment, ces deux là avaient beau ne pas pouvoir se supporter, elles se ressemblaient bien plus qu'elles ne pouvaient l'imaginer, et elles n'imaginaient sans doute pas non plus à quelle point elles pouvaient être agaçantes…

L'officier était donc là, le regard vide à observer l'arbre. N'importe qui aurait pût penser qu'il était en train de le contempler, mais en réalité il était tout bonnement perdu dans ses pensées, se demandant comment cette histoire allait se finir. Il devait trouver un moyen de partir d'ici, ou plutôt une raison, mais Halure était réputée pour être une ville calme où les habitants étaient accueillants… C'est dans un soupir qu'il baissa de nouveau les yeux : elles avaient vraiment tout prévues pour qu'il soit obligé de chercher quelque chose, et lui n'était pas du genre à perdre son temps dans des livres, mais plutôt à être un combattant sur qui l'on pourrait écrire quelque chose.

C'est Rock qui le ramena à la réalité. Il lui arrivait d'en oublier totalement sa présence tant ce chien était en permanence avec lui, et qu'il était presque une extension de lui même à le suivre partout. L'animal était venu pousser la main organique du chevalier de son museau, et Schwann avait donc regardé dans sa direction, se rappelant qu'il était là pour une bonne raison, et non pas pour flâner de la sorte. Mais… pour où commencer ?
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MessageSujet: Re: Un fardeau bien lourd à porter.   Dim 6 Nov 2011 - 20:10

Après un long voyage depuis Eloher et une traversé maritime sur le détroit entre Capua Torim et Capua Nor, je suis arrivé à Halure, très épuisée par le trajet. C'était la première fois que j'arrivais dans le continent illycien, que j'avais surnommé "le continent impérial". Dès que j'ai aperçu la ville, impossible de louper l'arbre fleuri géant. J'avais entendu parler de cette ville par réputation : l'emplacement de la tombe de Rita Mordio et l'arbre qui, d'après un des livres de mon maître, avait fusionné avec une barrière blastia. Cet arbre en question fit tomber une pluie de pétales rosées. Si j'étais encore une enfant, j'aurais danser par la joie dans cette pluie printanière, mais ce n'était pas le cas car j'avais passé l'âge d'être indiscrète émotionnellement.

Mais je n'étais pas arrivé à Halure pour regarder les pétales. C'était seulement pour faire une pause afin d'aller à Zaphias, le seul endroit potentiel pour trouver des renseignements sur Schwann Oltorain, le nom impérial de l'archer légendaire Raven. J'avais déjà appris beaucoup de chose sur lui mais les infos était très limité. De plus, l'illustration de l'épée de ce capitaine légendaire m'avais laissé perplexe au sujet de mon maître. Pourquoi chercher tant une épée alors qu'il était du genre à chercher des arcs transformables ? Une question dont je trouverais probablement la réponse une fois que j'aurais plus d'info sur l'épée.

Je m'asseyais sur le banc, écrasée par l'épuisement et le dos en compote. Vu que ma quête personnelle n'était pas pressante, il est préférable d'y passer la nuit ici. Même si ma quête était retardé par une autre quête en tant que mercenaire, cela ne me dérange pas. C'est ça, la dure vie d'une mercenaire en vadrouille. Je m'allongeais le long du banc, tout en regardant les branches du grand arbre, je pensais au fait que c'était ma première visite dans un continent impérial. Il est inévitable de rencontrer des soldats impériaux pour la première fois. Je fis un long soupir. À force de voyager dans l'inconnu, je découvre beaucoup de choses.
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MessageSujet: Re: Un fardeau bien lourd à porter.   Dim 6 Nov 2011 - 21:26

Rock éternua, secouant son museau à l'instant où l'un des pétales étaient venus se poser sur sa truffe légèrement humide. L'une des choses qui l'avait peu à peu fait changer : ce chien. Au début, il ne s'en était pas rendu compte, mais son quotidien avait vraiment changé à l'instant où l'animal était entré dans sa vie. Il était bien forcé de s'en rendre compte dans la mesure où il était actuellement en train de sourire légèrement en voyant ce spectacle, et que cela c'était fait le plus naturellement du monde. Mais comme il s'en était justement rendu compte, il avait fait en sorte que son visage soit de nouveau totalement inexpressif, preuve qu'il avait encore du mal à accepter qu'il évoluait…

Mais tout de même, il s'agenouilla afin de caresser le cou de la bête, ses doigts gantés disparaissant au travers le pelage de la créature qui semblait apprécier l'attention de son mâitre, penchant légèrement la tête sur le côté afin de laisser un peu plus d'espace à frotter, ou bien peut-être pour qu'il vienne gratter une certaine partie de son cou, il ne savait pas trop. Poursuivant cela pendant une bonne minute, comme si l'officier était concentré dans ce geste comme la chose la plus importante qui soit. Et il aurait probablement continué ainsi plus longtemps si une bande de gamins ne c'était pas approchés de lui d'un air intrigué. Les cheveux de l'impérial avait suffisamment poussés pour que son œil invalide ne soit pas assez visible, aussi il y avait peu de raison pour qu'ils soit appeurés, et comme il croyait qu'il y avait un problème et qu'ils avaient besoin de lui, il tournait la tête dans leur direction, mais n'ouvrit pas la bouche pour autant, attendant simplement qu'ils s'adressent à lui, ce qui ne tarda pas.

« Monsieur le chevalier, c'est votre chien ? » Il acquiesa d'un simple mouvement de tête. « Est-ce qu'on peut jouer avec lui ? »
L'officier était assez surpris par cette demande. Généralement, il avait beaucoup plus l'impression que Rock effrayait la population, et pour cause : il était imposant et d'un seul regard l'on pouvait se douter qu'il pourrait nous arracher la gorge sans problème. L'animal était par ailleurs assez souvent comparé à un monstre, et il avait vu plus d'une fois des parents reculer de force leurs enfants pour ne pas qu'ils s'en approchent. Alors c'était un non catégorique, il n'avait pas envie de passer pour quelqu'un de non prévenant, aussi il daigna enfin leur dire quelque chose.
« Oui, bien sûr. » Il se redressa afin de s'approcher de la fillette du groupe, la soulevant par la taille pour la mettre sur le dos de la bête qui c'était elle aussi redressée sur ses quatre pattes. « Il s'appelle Rock. » Une fois encore, il avait parlé dans un sourire léger, assez inhabituel de sa part si on le connaissait vraiment. Il reporta alors son attention sur le chien. « Tu fais bien attention à eux. » Puis il s'adressa de nouveau aux enfants. « Et ne vous éloignez pas trop. »
A la suite de ça, le chien se mit alors à avancer à une allure assez lente pour que les deux garçons puissent suivre la petite sur son dos. Schwann les regardait filer, l'air pensif, sans pour autant paraître aussi froid que de coutume. Cela lui rappelait son enfance… et il avait été bien différent, très réservé, toujours seul, ne s'amusant que de peu de chose dès lors que ça ne touchait pas aux arts martiaux, que ce soit à l'arme ou non. Il avait toujours été détaché de tous les autres jeunes de son âge, jusqu'à ce qu'il rencontre Lina… Déjà à l'époque, elle était douée pour le faire tourner en bourrique, l'entrainant dans des histoires qui au final se terminaient assez mal pour eux deux, comme la fois où ils n'étaient pas rentrés de la nuit parce qu'elle avait voulue qu'il arrive à pêcher un poisson dans la rivière qui traversait Heliord… En y repensant, qu'est-ce qu'il était con à l'époque, toujours à lui obéir au doigt et à l'œil car elle était capable de manipuler la magie là où lui n'était doué que pour les armes.

Enfin, tout ça c'était du passé, et au moins la Krytienne gardait toujours le sourire, c'était sans doute pour ça qu'il continuait de satisfaire la moindre de ses demandes, et ce même lorsqu'elle jouait avec lui en se faisant passer pour un couple de grandes personnes… Mais il était encore une fois tiré de ses pensées en attendant les gens autour de lui parler. Naturellement, ce spectacle avait attiré l'attention, et le peuple semblait être assez surpris de voir qu'un capitaine impérial était aussi amical avec eux. A dire, vrai, il ne savait même pas pourquoi il avait agit ainsi alors qu'il avait pensé non. Il commençait vraiment à changer, si bien qu'il s'effrayait lui même… En tout cas, il entendait son nom, les gens parlaient de Schwann Oltorain, et c'était pour cette raison qu'il n'avait pas voulu devenir capitaine : il n'avait pas envie que l'on puisse le reconnaitre à tous les coins de rue ! Encore un peu et il se voyait déjà en train de signer des autograffes, mais là il savait très bien qu'il ne pourrait pas le supporter, et ce serait à coup de poing dans le visage qu'il leur laisserait un souvenir. Un nouveau soupir alors qu'il croisait les bras, son regard ne se détachant pas des gamins. Au moins, il n'était pas craint de leur part, alors c'était sans doute pas si mal que ça… même si il avait attiré l'attention de tout le voisinnage.
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MessageSujet: Re: Un fardeau bien lourd à porter.   Lun 7 Nov 2011 - 17:48

Allongé sur le banc, la tête remplie de questions, j'étais à deux doigts de m'endormir quand soudain, j'entendis un groupe d'enfant jouer avec un chien pas comme les autres. On dirait un chien sauvage sauf que cet animal n'était pas du tout farouche. Cet animal avait peut-être une tête à faire peur mais il y avais encore des enfants déjà courageux. En les voyants, il me faisait penser à la gamine que j'étais avant le drame avec la guilde avec qui j'avais vécus heureuse. Je fis un sourire nostalgique par la suite. Je quittais le banc, la mais sur mon dos car il est vrai qu'un banc n'est pas du tout confortable. Un des enfants qui jouaient avec ce chien avait remarqué mon fourreau qui dépassait de ma longue veste.

"_C'est une épée ?
_À mi-chemin.
_Alors vous êtes un chevalier ?
_Non ! Je ne joue pas dans la même cour !
_Je dis ça parce qu'il y a un chevalier dans la ville ! C'est aussi le maître du toutou !"

Donc, il y avait un chevalier ici. Dans une ville de ce continent, il n'y a rien d'étonnant. Mais si jamais je croisait ce chevalier, je ferais en sorte d'éviter toutes sortes de bêtises pour ne pas être logé dans une prison, de plus que je n'avais jamais été enfermé dans une cage.

Puis, je sortais de ma poche un dessin qui représentais l'épée de Schwann, reproduite à partir d'un vieux livre d'histoire afin de faciliter mes recherches au sujet de cet arme. Je le regardais longuement jusqu'à ce qu'une brise avais arracher mon croquis de mes mains, le faisant voler dans les airs. Refusant de voir partir ma seule piste, je courais à sa poursuite. Cette fichue brise était très rapides mais je fis un grand bond pour récupérer enfin ma calligraphie. Mais, par manque d'attention, j’atterrissais sur un type, le faisant tomber sur le dos. Moi-même, j'étais sur lui, ma tête à côté du pauvre homme, le nez au sol.

"Aïe ! Mon nez !"

Je me retournais lentement ma tête vers ma victime involontaire et, par surprise, j'avais fait une chose dont je craignais le plus. Déjà d'une, c'était un homme qui me semblait sombre et sérieux, d'une autre, il portait une armure impressionnante digne d'un supérieur. Traduction : je m'étais littéralement écrasé sur un soldat haut-gradé. C'était la panique générale. Je ne tenais vraiment pas à être enfermé dans un cachot sombre et humide. Mais il me restait une seule solution qui était celui que j'utilise dans des conditions d’extrême urgence : je me mettais devant lui à quatre patte avec humilité.

"Je suis désolée ! Je n'ai jamais eu l'intention de renverser quelqu'un ! Désolé ! Désolé ! Désolé !"

Il est vrai que cette façon de me pardonner était ridicule, pouvant même mettre en danger mon honneur de mercenaire, mais je n'avais pas eu le choix dans ce genre de situation. Il reste à espérer que je serais pardonner. Pour une première rencontre avec un soldat, et en plus un haut-gradé, je commence fort.
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MessageSujet: Re: Un fardeau bien lourd à porter.   Lun 7 Nov 2011 - 19:15

Perdu dans ses pensées, l'officier ne c'était pas attendu à ce que quelqu'un lui saute littéralement dessus et qu'il se retrouve à terre avec cet individu sur lui. Intérieurement, il se maudissait d'avoir manqué de vigilance : ce genre de chose n'aurait jamais dû se produire, il devait naturellement être toujours sur ses gardes, à l'affût du moindre danger, près à esquiver n'importe qu'elle approche, qu'elle soit hostile ou non, et il devait surtout ne pas tomber si quelqu'un lui rentrait dedans, montrer qu'il était fort, et qu'il ne pensait que par ça. Mais là, ce poids plume l'avait mit à terre, dans une situation qui aurait pût être embarrassante, même si il n'était pas gêné de quoi que ce soit, simplement qu'il se haïssait pour avoir manqué à ce qu'il était vraiment, un guerrier. Si Magdalëniia avait vue ça, elle ce serait simplement moquée de lui, et il ce serait demandé comment lui qui était parvenu à la vaincre plus d'une fois pouvait être mit au sol par quelqu'un dont la consistance physique était à peine supérieur à celui d'un enfant. Même Rock était plus imposant que ça…

Se redressant rapidement, il profita de ce mouvement pour venir chercher un couteau à la lame noir dans sa jambière, une lame de la dernière chance au cas où il en venait à être désarmé ou dans un espace clos qui l'empêchait d'utiliser ses deux épées. Et justement, c'était l'outil idéal pour une telle proximité, et il poussa alors sur son pied droit afin de plaquer la personne qui se trouvait devant lui, même si celle-ci c'était reculée et mise dans une position étrange pour attenter à sa vie. Mais maintenant, elle était sur le dos, et Schwann avait positionné son genou droit sur son estomac pour l'empêcher de bouger, ou même de tenter de se relever, alors que sa main inorganique était venue saisir le col de la personne, et sa main de chair placée la lame sous la gorge de l'éventuel assaillant. Dans cette position, il jugea celui qu'il considérait déjà comme une proie. Environ un mètre soixante. Constituation moyenne, preuve qu'il devait être de la classe des espions, des traqueurs ou des mystiques. L'arme qu'il possédait en était d'ailleurs la preuve, un arc transformable, quelque chose de peu courant mais que le chevalier avait étudié plus d'une fois afin d'être certain de trouver sa voie. Un visage aux traits assez fins… Une erreur de jugement de sa part, il s'agissait d'une fille, mais dans la feu de l'action et par son côté garçon manqué, difficile de s'en rendre réellement compte au premier coup d'œil. Théoriquement, si l'ennemie voulait se dépétrer de sa situation, elle pourrait agir avant lui car elle devait être plus vive de part sa classe, mais elle se trouvait être dans une position d'infériorité, et elle ne pourrait jamais soulever l'officier à cause de sa constitution. Schwann était déjà une condensation de muscle à l'état pur, et rien que dans cette situation elle n'y parviendrait jamais. Alors ajoutez-y le poids de son armure capable de résister à plusieurs coups d'épée, et cela faisait de lui un véritable char humain.

« Ne pense même pas à bouger. » Son ton était froid et sans appel, un simple battement de cil qui ne lui plaisait pas et elle se retrouverait avec une jolie marque sur le coup qu'elle garderait probablement longtemps.

De sa main artificiel, il vînt détacher l'arc transformable de la demoiselle pour le jeter deux mètres plus loin, et ainsi être certain de la rendre inoffensive. Si il l'avait bien jugée, il n'était pas impossible qu'elle cache d'autres artifices sur elle, mais il n'allait pas procéder à une fouille au corps dans une telle situation, surtout que cela ne serait pas des plus pratiques. Il continua d'estimer son adversaire, l'observant avec une attention toute particulière et essayant de rassembler les éléments : elle c'était approchée de lui de manière étrange, et si elle avait vraiment voulue attenter à sa vie, nul doute qu'il aurait déjà une lame au travers du corps, à moins que celle-ci ne c'était brisée sur son armure ? Impossible, il aurait remarqué le bruit. Observant ses mains, il constata qu'elle avait quelque chose dans l'une d'elles, un morceau de papier. Nouvelle erreur de jugement. Il rouillait. Et pourtant il restait toujours dans la même position, à la maitriser au sol ne serait-ce que par principe.

Autour d'eux, les badauds se formaient au loin, commençant à dire que le capitaine Schwann Oltorain avait attrapé quelqu'un. Un fauteur de trouble ? Un voleur ? Qui sait, lui même n'en avait aucune idée, mais c'était justement pour cette raison qu'il restait au-dessus d'elle, afin de pouvoir s'en assurer.

« Tu as trente secondes pour t'expliquer. » Ce délai passé, il la neutraliserait en lui plantant sa lame dans chaque main afin de s'assurer qu'elle ne puisse plus tenir d'armes, et il pourrait ainsi l'interroger un peu plus en détail sans risquer d'être blessé.
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MessageSujet: Re: Un fardeau bien lourd à porter.   Lun 7 Nov 2011 - 19:53

Ce soldat était encore plus sérieux que je ne le pensais : il était même en haine envers moi. Il sortit un couteau à lame noir avant de me plaquer au sol à coup de pied. Puis il posa fortement son genou pile à mon estomac, se qui me fit souffrir de martyre. Je fit un cris étouffé par la douleur. Il me prit par le col puis mit la lame du couteau sous ma gorge. Finalement, ce n'était pas la prison que je risquais mais la mort. J'étais effrayé, je ne pouvais plus bouger, même sans son genou. Son regard sombre m'avais tétanisé. Même sa voix me glaçais le sang. Puis, il jeta mon arc plus loin, croyant que je voulais lui faire du mal. Puis, il me fouillait du regard puis regarda ce fichu papier emprisonné dans mes mains tremblantes. Il me laissait trente secondes pour justifier mon acte. Ma peur m’envahissait mais si je ne lui répondais pas, je n'y survivrais pas à cette terrifiante expérience. Ma voix était à la fois étouffé par la douleur et par la peur.

"Je... je rattrapais simplement mon papier qui a été prise par le vent ! J'avais vraiment besoin de ça pour mes recherches et je ne voulais pas le perdre !

Inconsciemment, des larmes sortirent de mes yeux suite à ma peur de mourir dans d'affreuse souffrance. Je ne voulais pas mourir. Pas tant que j'aurais pas trouvé ce que je cherchais.

"P... pitié ! Je ne suis qu'une simple mercenaire ! Je n'avais aucune attention de me battre contre qui que se soit !"

J’espérais vraiment que ce soldat croit à mon histoire. Mais si ne n'est pas le cas, se sera fini pour moi. Si ce fichu papier ne s'était pas envolé, jamais il y aurait eu ce malentendu. Pourtant, le soldat n'était pas du genre à me croire sur parole. Je ne pouvais rien faire d'autre que d'attendre mon triste sort, si vraiment j'étais destine à mourir ici, mais avant la sentence que je craignais j'usais mes dernières forces pour parler, ne serait-ce que trois mots, sous mes larme en cascades.

"Je.. je suis... désolée !"
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MessageSujet: Re: Un fardeau bien lourd à porter.   Lun 7 Nov 2011 - 20:55

Pourquoi est-ce qu'elle attendait autour pour parler ? A l'unique œil du chevalier, il avait l'impression qu'elle se cherchait une excuse, et qu'il fallait que celle-ci soit valable pour qu'il la laisse en vie. Elle était stupide… Elle aurait mieux fait de dire la vérité tout de suite, car une fois les trentes secondes écoulaient, il ne comptait pas lui en accorder une seule de plus. Puis finalement elle décida finalement de dire quelque chose, d'une voix tremblante, sans doute pour mieux l'amadouer. Ça ne voulait rien dire… Les membres de ces classes étaient parfaitement capable de maîtriser leurs émotions, et il était loin d'être dupe, aussi il y avait peu de chance qu'il se laisse berner aussi facilement. Elle avait vraiment besoin de ce morceau de papier pour ses recherches ? Si c'était vraiment si important, elle ne l'aurait pas laissé s'envoler et en aurait prit nettement plus soin, mais pour l'instant il continuait d'écouter ce qu'elle avait à dire sans prononcer le moindre mot, il n'allait pas non plus empiéter sur son temps de parole.

C'est alors qu'elle se mise à pleurer. Là encore, l'impérial connaissait des personnes capables de contrôler ce qu'il ressentait pour mieux se jouer de leur victimes, il lui suffisait de repenser à sa sœur biologique pour en avoir la peuve, elle était vraiment la reine dans ce domaine. Alors encore une fois, il faisait parfaitement abstraction de ce fait, continuant d'écouter ce qu'elle avait à dire, même si il ne lui restait plus beaucoup de temps. Une mercenaire hein ? Là, il avait nettement plus l'impression d'entendre la vérité, mais elle aurait mieux fait de dire pour qui elle travaillait. Tant pis pour elle, le temps était écoulé, et il comptait bien la neutraliser, et ce sans forcément l'abattre. Retirant alors la lame de sa gorge, il s'apprêtait à lui transpercer la main droite quand il entendit une dernière fois sa voix dire qu'elle était désolée. Il s'arrêta alors brusquement, comme une machine sur laquelle on aurait subittement appuyé sur l'arrêt d'urgence. Non il n'était pas prit de pitié pour elle, il repensait simplement à Lina qui lui disait parfois d'être un peu plus psychologue… Il soupira intérieurement, revenant poser le tranchant de sa lame sous la gorge de cette jeune femme, et de sa main inorganique il vînt saisir le morceau de papier qu'elle avait dans sa main.

« Si c'est quelque chose d'important, on fait en sorte de ne pas le perdre. » Encore une fois, son ton était particulièrement sévère, preuve qu'il en voulait à la jeune femme de ne pas faire plus attention à son bien. D'un simple mouvement, il déplia le papier froissé pour l'observer. Une lame de manufacture impériale, assez ancienne, et le dessin avait quelques imperfections avec l'épée originale… Pourquoi est-ce qu'elle avait ça en sa possession ? « Une épée qui a autrefois était produite en petite quantité. Aucune particularité. Le dessin est grossier par rapport à la lame originale, et donc assez infidèle. Elle était assez connue pour être la lame du héros de l'Empire Schwann Oltorain. » Son regard se reporta vers la jeune femme. « En quoi est-ce qu'une telle arme peut intéresser un mercenaire ? »
Toujours aussi froid et détaché, il avait toujours eu une connaissance des armes approfondies, en particularité des épées. Il aurait pût en parler pendant des heures, mais pour l'instant il n'était pas encore certain d'avoir écarté la menace. Vraiment, il aurait mieux fait de rester chez lui aujourd'hui, cela lui aurait évité ce genre de désagrément. A choisir, pour une fois il aurait même préféré restait couché… Quoi que, Lina serait sans doute venue le réveiller et là, il aurait tout de suite choisi de partir en mission, et ce même si cela était aller décoincer un chaton en haut d'une branche, et ce malgré sa phobie de l'altitude.

Gardant le morceau de papier en main pour le moment, il ne détachait plus son regard de cette mercenaire. Pour quelqu'un qui travaillait à son propre compte, elle manquait vraiment de courage pour pleurer de la sorte, raison pour laquelle il pensait qu'elle jouait la comédie, et cela avait vraiment le don de l'énerver, aussi il ne se priva pas de le lui dire, même si il ne montrait pas son agacement.

« Tu peux arrêter de pleurer, et m'expliquer pour qui tu travailles ? »
Peut-être personne. Mais ça, il avait besoin d'entendre sa version des faits pour s'en assurer. De toute manière, ils pouvaient bien être une dizaine, ce ne serait pas suffisant pour qu'ils viennent à bout de lui.
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MessageSujet: Re: Un fardeau bien lourd à porter.   Mar 8 Nov 2011 - 6:36

Apparemment, il n'avait pas l'air de croire à mon histoire mais il m'avait faillit tuer jusqu'à ce que je m'excuse. Mais même si je disais ça, il ne me croyait pas sur parole. Il prit le papier tout en disant d'éviter de perdre une chose importante. Il est vrai qu'il m'arrivait d'être négligente avec ça.Puis, il jetais un oeil à mon papier avant d'expliquer que cette lame appartenais bel et bien à Schwann Oltorain, me demandant ensuite pourquoi j'étais intéressé par cet arme.

"Mon... mon maître qui avait étudier l'histoire avait fait des recherches sur cet épée. M... mais pourtant, il avait l'habitude de chercher sur des arcs transformables que des épées ! C'est ça qui était étrange ! C'est pour ça que je recherche cette épée pour essayer de comprendre pourquoi il était si intéressé par ça !"

Mais quoi que je dise, il ne pourra pas me croire. Il avait l'air de penser pour une menteuse, une voleuse ou une meurtrière, mais j'ignore comment faire pour qu'il me comprenne. Mais je ne pouvait plus rien faire. J'étais comme définitivement cerné entre la vie et la mort. Savant que j'étais une mercenaire, il me demandais avec froideur pour qui je travaillais.

"Pour personne ! Je n'ai pas de mission actuellement à part mes recherches personnelles ! Mais je ne suis pas un mercenaire qui fait des quêtes d'assassinats ou autres quêtes ignobles !"

De toute façon, je gaspillais ma salive. Il risque de ne pas me croire. De toute façon, j'étais déjà condamné à mourir par cet homme pour un acte qui était pour moi maladroite. Mon coeur avait accélérait par la tension de cet interrogatoire qui ne menait uniquement à ma mort certaine. Mais je n'vais plus le choix de faire mes dernières paroles en cas où.

"Vous avez l'intention de me tuer, n'est-ce pas ? Mais même si je meurs, je n'ai plus personne pour pleurer mon décès. J'ai toujours étais seule au monde. De toute façon, qui a besoin de quelqu'un sans passé dans ce monde. A part ces recherches, je n'ai plus de raison de vivre. Si la mort abrège vraiment mes souffrances, j'en serais très reconnaissante."

Je regardais l'arbre, comme si la dernière chose que je voyais, mais ma joie étais mort depuis un bon moment. Je fermais les yeux, les larmes coulant encore, attendant mon triste sort, même si je ne voulais pas mourir. Est-ce vraiment ma fin ?
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MessageSujet: Re: Un fardeau bien lourd à porter.   Jeu 10 Nov 2011 - 19:03

Okay, elle était réellement agaçante. D'abord, elle disait qu'elle recherchait des informations sur cette arme, ce dont ne lui manquait pas, et il lui avait bien montré en pouvant faire un bref descriptif de cette épée uniquement en voyant ce dessin, et ensuite elle lui disait qu'elle ne travaillait pour personne, tout ça en continuant de pleurer. Il lui avait pourtant demandé d'arrêter, mais ce n'était pas ça qui ferait qu'il la prendrait en pitié, surtout pas venant de la part d'une parfaite inconnue qui lui était tombée dessus sans même faire attention à qui se trouvait sur son passage. Sans forcément attenter à sa vie, elle ne se rendait pas compte à quel point cela pouvait être dangereux, si ça n'avait pas été lui, qui sait ce qui aurait pût arriver ? Si ça avait été une personne d'un certain âge, peut-être aurait-elle eu bien plus de soucis que de la poussière sur ses vêtements. Et même pour elle, cela pouvait être dangereux. Quelle inconscience…

D'une certaine manière, elle était ennuyeuse. Si elle en travaillait bel et bien pour personne et qu'elle n'était même pas en recherche de mission d'élimination, cela voulait dire qu'elle n'était même pas un adversaire susceptible de pimenter un peu sa journée. Car oui, même si il refusait d'ôter une vie dans la mesure du possible, il n'avait pas particulièrement envie de passer sa journée le nez plongé dans des livres et autres documents qu'il trouverait d'un lassant. Et puis elle décida finalement de continuer à parler, et sur le coup elle aurait mieux fait de se taire, car l'officier lui administra une claque magistrale, la joue de la jeune femme étant marquée par le gantelet métallique du chevalier, alors qu'il la regardait avec mépris de son unique œil vitreux.

« Si tu n'avais vraiment aucune considération pour ta vie, tu ne serais pas en train de pleurer et de me supplier de t'épargner. » Il suffisait de voir dans quel état elle était pour se rendre compte qu'elle mentait, ou au moins qu'elle se mentait à elle même. L'exemple parfait de la personne qui n'en avait vraiment rien à faire de son existence, c'était lui, et les nombreuses cicatrices qui se trouvaient sur son corps en étaient la preuve. Mais même avec ça, il était forcé d'admettre qu'il n'était pas non plus insensible à la mort, il n'avait qu'à se rappeler la fois où il c'était trouvé sur les terres cristallines d'Erealumen et qu'il avait confié à la chef du clan Krytien qu'il ne voulait pas mourir, que lui même était effrayé par la mort. Peut-être la seule personne à qui il avait un jour dit une telle chose d'ailleurs. « Tu n'as aucun respect pour ceux qui t'ont mis au monde, pour ceux qui t'ont élevée. Si tu n'en avais vraiment rien à faire, tu ne chercherais pas cette épée pour qui ton maître porté de l'intérêt. »
Il était peut-être mal placé pour lui jeter la pierre, mais d'une part elle n'était même pas censée le savoir, et d'autre part il avait sût prendre conscience de son erreur, et même si il mettait continuellement sa vie en danger, ce n'était pas pour autant qu'il n'avait pas prit conscience de la valeur de sa vie. De plus, si il pouvait se permettre de participer à des missions toujours plus dangereuses les unes que les autres, c'était car il savait qu'il pouvait s'en sortir. Alors même si il se fichait pas mal de son existence, c'était pour les autres qu'il continuait à être toujours là, car lui ne se fichait pas de ce qu'ils pensaient, bien qu'ils seraient sans doute plus heureux de savoir qu'il s'estimait plutôt qu'il reste en vie pour lui eux. Mais de toute manière, il n'avait même pas le droit de montrer que sa vie n'avait que peu d'importance à ses yeux, car le peuple comptait sur lui, le commandant Antoine Saint-Marc fondait d'important espoir en lui, et l'Empereur lui même lui faisait confiance. Alors non, sa vie ne lui appartenait pas, elle n'était qu'une lame dont toutes ces personnes pouvaient se servir, mais il agissait avant tout pour l'Empire, et pour l'Empereur qui le représentait. Ça, il l'avait juré le jour de l'avénement de Kitsune Antilles lorsqu'il était monté sur le trône.

Posa le morceau de papier sur l'épaule droite de cette soit disant mercenaire, il continuait de la regarder avec mépris. Effectivement, l'idée de la tuer pour sa stupidité était tentante, mais lui n'était pas assez idiot pour lui donner raison, lui faire croire qu'elle n'avait personne d'important, et qu'elle n'était pas importante. En temps normal il aurait soupiré, mais là, il n'en avait même pas envie tellement elle était aberrante.

« Tu n'es qu'une égoïste qui ne pense qu'à toi sans te soucier de l'avis des autres. Tu n'es qu'une lâche qui ne fait que fuir. Et plus encore que la lâcheté, je déteste le mensonge. Regarde toi dans un miroir, et reviens me voir pour me dire la même chose avec conviction. » Sur ce, il avait à faire, il avait déjà perdu trop de temps avec cette personne dont il ne connaissait même pas le nom et dont il n'avait réellement que faire. La seule chose dont elle était capable, c'était l'énerver, alors il préférait partir et faire ce pour quoi il était venu. Toutefois, juste avant, il planta le couteau qu'il avait en main dans l'épaule de la jeune femme, cela afin d'y clouer le dessin qui se maculait désormais de sang. Et froidement, il finit par déclarer. « Ne le perd pas cette fois. »
Se redressant, il ne lui accorda même pas un regard. Elle allait sans doute rester là à se morfondre, mais ça ce n'était plus son problème. Il imaginait que personne ne lui avait jamais ouvert les yeux, et il détestait vraiment qu'on lui laisse ce genre de tâche alors qu'il était loin d'être la personne la plus appropriée pour ça, surtout parce qu'il n'était pas pédagogue pour un sous. Il siffla alors un grand coup, et Rock qui continuait de s'amuser avec les enfants vînt saisir la jeune fille par le col pour la remettre à terre, pour finalement accourir vers son propriétaire, la tête haute.

Ils se dirigèrent alors vers la maison du maire. Depuis qu'Aspio n'était plus, cette ville était sans doute la plus appropriée pour trouver des ouvrages, sans doute à cause de sa proximité avec l'ancienne ville sombre. Et c'était sans doute chez le maire qu'il aurait l'occasion d'en trouver la plus grande partie, et si ce n'était pas le cas, il pourrait toujours se rendre à la bibliothéque pour chercher d'autres informations.
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MessageSujet: Re: Un fardeau bien lourd à porter.   Jeu 10 Nov 2011 - 20:43

Je m'attendais à un coup de couteau dans mes entrailles, mais à part ça, dans ma plus grande surprise, il me gifla avec une telle force avec son armure. Une marque de son gant était marqué sur ma bouche et du sang coulait sur le coin de ma bouche : ça faisait très mal. Puis, il me passa un sacré savon. En fait, il n'avait pas supporter du fait que je lui disait qu'il pouvait me tuer, même si pour moi, il n'y avait pas d'autre issue possible. "Aucun respect pour ceux qui m'ont mis au monde" ? Facile à dire. Mes parents étaient mort, je n'avais jamais connue ma mère, mon père était soit mort, soit partit très loin en ne tenant jamais la promesse pour me récupérer de ma cachette, voire même laisser mourir les membres de sa guilde. Mais question que je n'aurais pas chercher l'épée de Schwann si je voulais me suicider, il n'avait pas tout à fait tort.

Il pausa mon papier sur mon épaule puis me traita d'égoïste d'un air très fâché. Je ne suis peux-être pas une menteuse, mais il n'avait pas tort au sujet de ma lâcheté. Il est vrai que je refusais toute tentative d'affection suite aux personnes chers que j'avais perdu. Je ne tenais pas à ce qu'il arrivait la même choses aux personnes qui voulaient être amis avec moi. Je ne voulais pas que quelqu'un meure à cause de moi. Je ne suis qu'une malédiction, une personne finalement intouchable condamné à la solitude.

Soudain, il planta son couteau sur mon épaule, là où se trouvait mon papier. Je criais de douleur, du sang coulait à flot. Mon croquis était désormais coloré d'un rouge indélébile de mon sang, masquant définitivement les trais grotesques de la reproduction l'épée de Schwann . "Ne le perd pas", facile à dire. Mon dessin était illisible. Cet homme se mit à partir. Son chien, qui était ce toutou auquel il jouait avec les enfants, le rejoignait. Il ne fit aucun regard derrière lui, me laissant à mon triste sort.

Très affaiblit, je retirais le couteau de mon épaule, la lame noire devenue rouge par mon sang, avant de le jeter loin. Je me traînais au sol afin de récupérer mon fidèle arme, le plantant ainsi au sol pour m'aider à me relever malgré mes difficultés. Respirant avec difficulté, une main à mon épaule ensanglanté, je me mis à partir en direction du banc où j'étais avant ce terrible problème avec ce haut-gradé en boitant. Mais à mi-chemin, suite au fait que mon estomac n'avait pas supporté le poids du genou de ce type, je me mis à vomir. Je respirais de plus en plus mal. Un enfant me regardait d'un air effrayé : c'était le même enfant qui m'avais demandé si j'étais un chevalier. Il s'approchait rapidement de moi, très inquiet de mon triste état.

"_Madame ! Pourquoi vous saignez ? Vous avez mal ?
_T... t'inquiète, petit. Je... je peux me guérir par... moi même !"

Puis, je remis à vomir. Ma vision se trouble et mes membres se mirent à s'engourdir : j'ai perdu trop de sang. Je me mis à tomber à la renverse, la respiration très étouffé, avant de clore lentement mes yeux, tombant ainsi dans l'inconscience. Mais j'entendis à peine le petit qui hurlait par inquiétude.

"Madame ! Madame ! S'il vous plait ! Une dame à mal ! Sauvez-là ! S'il vous plait !..."
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MessageSujet: Re: Un fardeau bien lourd à porter.   Dim 13 Nov 2011 - 19:30

« J'suis trop vieux pour ces conneries… » Grogna le capitaine impérial alors qu'il se retournait en entendant ce jeune garçon crier à dire qu'elle avait besoin d'aide. Elle était donc d'une constitution aussi faible pour ne pas résister à un simple poignard planté de toute sa lame dans l'épaule ? Franchement… Si il avait dû s'évanouir toutes les fois où une lame avait traversée son corps, il aurait passé la plupart de son temps à dormir qu'à combattre le mal. Il s'approcha alors de nouveau d'elle, marchant sans même se presser alors qu'il portait son regard en direction du couteau qui avait blessé cette jeune femme. L'un des autres enfants s'en approchait doucement, et c'est dans un soupir qu'il se disait qu'en plus d'être stupide, maladroite et égoïste, elle était inconsciente. Bon, après il acceptait qu'elle pouvait parfaitement perdre ses repères à cause du sang qui lui manquait, mais tout de même…
« Rock. » Son fidèle compagnon jeta un regard dans sa direction, comme si il lisait dans ses pensées. Malheureusement, il ne comprenait pas toujours ce que voulait son maître, aussi l'officier dû regarder la lame pour que l'animal s'en approche et vienne le saisir de sa gueule. Pendant ce temps, Schwann venait tout juste d'arriver au niveau de cette soit disant mercenaire de pacotille.

Le mercenariat avait vraiment du soucis à se faire si tout ceux qui décidaient de le devenir était aussi faible qu'elle. Aucune conviction. Il détestait vraiment. Il s'agenouilla près d'elle, lui donnant une nouvelle gifle pour qu'elle ne s'endorme pas. Il aurait tout aussi bien pût hausser le ton, mais ça aurait sans doute été inutile, surtout que cela lui ferait sans doute trop plaisir de savoir que son bourreau s'inquiétait finalement pour elle. En réalité, il n'en avait rien à faire, mais elle serait parfaitement capable de crever là, et il n'avait pas envie d'avoir une mort de plus sur la conscience, et surtout que les enfants puissent voir un tel spectacle. Si lui y avait été habitué très jeune, il n'avait pas envie que ce soit leur cas. Il l'attrapa alors par le col pour la soulever, la mettant sur son épaule et ensuite retourner en direction de la maison du maire, sauf qu'il la laissa sur l'escalier qui y menait avant de faire signe à Rock de la surveiller.

« Si elle s'endort, mord lui la cheville. » Mais il ne fallait pas non plus s'attendre à ce que la bête acquiese. Le capitaine pénétra alors à l'intérieur du bâtiment, il était attendu de toute manière. Saluant le maire d'un mouvement de tête, celui-ci lui désigna une pile de livres qui serait susceptible de l'intéresser pour ses recherches et qu'il avait préparé pour lui. Des registres de noms datés par année, l'histoire de la ville. Normalement, ce genre d'information était confidentielle, mais comme il était un officier haut gradé de l'Empire, il avait accès à ce genre de chose si il en faisait la demande. Il attrapa alors un registre datant de quarante ans, espérant y trouver quelque chose. Il aurait pût en prendre un vieux de trente ans, mais il était déjà né, et il n'avait pas besoin d'information sur lui même. De toute manière, il n'avait aucune idée de l'âge de ses parents biologiques, alors il remonterait dans le temps jusqu'à trouver quelque chose, car il n'espérait pas grand chose de l'ouvrage qu'il tenait dans sa main.

Il alla ensuite chercher un seau qu'il remplit d'eau froide, et il se dirigea vers la sortie pour voir la jeune femme. Posant son livre sur une rembarde, il lui jeta tout le contenu du récipiant au visage, cela sans même en paraitre amusé. En réalité, il en était même las. Il pensait que c'était déjà une affaire réglé, mais il avait comme dans l'idée qu'il allait devoir la surveiller jusqu'à ce qu'elle aille mieux. D'un ton froid, il posa le seau sur le sol avant de commencer à déclarer :

« Tu as des affinités avec la classe des espions, non ? Tu devrais au moins être capable de te soigner. » Il récupéra ensuite son livre, et l'ouvrit à la première page en s'adossant contre un mur, son unique œil parcourant les lignes de texte. « Ça te ferait peut-être plaisir de clamser, mais je vais pas t'en laisser l'occasion. Et j'ai tout mon temps, alors tu as intérêt à faire vite, sinon tu risquerais vraiment de regretter d'être venue au monde. »
Même si il n'avait jamais réellement torturé quelqu'un, lui avait suffisamment enduré ça pour savoir comment s'y prendre, sauf que ce serait bien plus grossier et sans doute plus douloureux. Après tout, c'était un guerrier, non pas un assassin, alors c'était loin d'être son penchant favori…
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MessageSujet: Re: Un fardeau bien lourd à porter.   Dim 13 Nov 2011 - 20:36

Il faisait noir... tout noir... Était-ce ma mort ? Je l'ignore. Mais si s'était le cas, mourir face à une personne plus puissant que moi était une justification suffisante et non humiliante. Normalement, quant on meurt, une personne peut voir de la lumière au bout du tunnel et voir toute sa vie défiler. Mais là, s'était les mots de ce haut-gradé qui envahissait ma tête. "Égoïste","lâche","négligente"... Est-ce ainsi qu'il pensait en voyant un misérable chien errant comme moi ? A-t'il vraiment voulut me tuer ? C'était la première fois que quelqu'un me disputait pour mes défauts. Finalement, il était l'incarnation de la claque que j'aurais dû prendre.

Soudain, je me sentis comme transporté. Mais qui me transportait ? J'avais même eu la sensation d'être posé sur un sol froid. Finalement, je n'étais pas morte mais évanouie, même à deux doigts de mourir. Mais c'est après avoir sentis une cascade d'eau froide sur mon visage que je me suis mis à ouvrir mes yeux. Ma vision, au début floue, révèle le visage de ce soldat, mine d'être mécontent. Il me disait que je devais être capable de me soigner, comme s'il avait aucune attention de me laisser crever. Mais pourquoi faisait-il ça ? Eviter d'être un criminel au yeux des citoyens ? Il s'adossait sur un mur, lisant un bouquin qui me semblait d'aucune importance pour mes recherches. Je sortis mon arc que j'avais remis de son fourreau avant de tomber dans les pomme puis, après avoir baissé ma veste du côté de ma blessure, je tendis une flèche vers
la plaie. A première vue, on aurait dit quelqu'un qui voulait se suicider par sa propre flèche, puis je fini par lâcher la corde, utilisant ainsi mon arte "Tir amoureux". Ma blessure était complètement refermé mais il laissait une marque rouge sur mon épaule, mais rien de grave. Je pausais mon arme, avant de bouger mon bras pour savoir si ma blessure n'avait pas pauser des problèmes d'articulations. Mais ça avait l'air d'être bon. Mais j'étais encore faible pour me relever, et la marche où j'étais n'était pas de tout confort

"Pourquoi faire tout ce mal pour quelqu'un d'égoïste et lâche comme moi ? Vous n'avez pas du tout l'air d'être inquiet pour ma poire !"

Puis je ressentis un profond remord très marquant. Il ne m'en voulait pas seulement pour ce que j'avais fait, mais pour ce que je suis.

"A ce propos... merci pour la gifle. Au moins, j'ai remis mes idées au clair."


Puis, je regardais ma cicatrice, qui était finalement ma première cicatrice visible sur un corps lisse et pâle, tout en la douchant avec délicatesse.
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MessageSujet: Re: Un fardeau bien lourd à porter.   Mar 15 Nov 2011 - 21:53

Oh ? Elle était désormais réveillée, et en soit, il n'en était pas beaucoup plus soulagé pour plusieurs raisons : la première était qu'il n'en avait jamais rien eu à faire, elle pouvait bien se vider de son sang ou mourir ici qu'il n'allait pas pour autant pleurer sa mort ; la seconde était qu'il allait donc de nouveau entendre ses gémissements plaintif comme quoi sa vie était misérable ; et la troisième était qu'il n'avait tout simplement pas que ça à faire que de s'occuper de nourrisson qui décidait de partir à l'aventure en croyant en être capable. C'est donc dans un soupir qu'il la regardait se soigner. Au moins, elle suivait son conseil, mais elle lui parassait être encore plus stupide à ne pas avoir été capable d'y penser elle même. Les jeunes, c'est vraiment plus ce que c'était…

Effectivement, il n'était pas du tout inquiet pour elle. Pourquoi ? Parce qu'il devait bien y avoir des personnes qui l'étaient, alors il n'avait aucune raison de l'être. Peut-être que dans d'autres circonstances, il aurait pût, effectivement, mais là quelqu'un qui lui sautait littéralement dessus sans même faire attention, non, il ne pouvait tout simplement pas s'inquiéter pour elle. C'était stupide à bien y réfléchir, ce n'était qu'un accident, et il avait été sans doute bien trop sévère à ses yeux, mais désormais le mal était fait alors cela n'avait plus aucune importance. Elle le remerciait alors pour la gifle qu'il lui avait adminisitré, et il haussa un sourcil interrogateur, avant de finalement soupirer de nouveau.

« Pas de quoi. » Enfin, une chose est sûre : elle avait tout de même reçue une éducation décente pour le vouvoyer malgré ce qu'il lui avait fait subir. Enfin d'un autre côté, cela se voyait qu'il était bien plus âgé qu'elle, et aussi qu'il était quelqu'un de gradé dans l'armée impériale. Mais pour le moment, il ne préférait même plus se préoccuper d'elle, replongeant dans sa lecture à la recherche du nom des Galan. Au premier abord, il n'y avait rien dans cet ouvrage, aussi il referma le livre afin d'aller en chercher un autre, restant quelques instants à l'entrée du bâtiment en hésitant à lui dire qu'il revenait, mais après tout il n'avait aucun compte à lui rendre, aussi il décida finalement de rentrer et de se saisir d'un registre un peu plus ancien, pour finalement retourner à l'extérieur.

Rock était en revanche restait dehors à surveiller la jeune femme. Son maître ne lui avait pas dit d'arrêter, alors il allait continuer jusqu'à recevoir un nouvel ordre, ou bien alors jusqu'à qu'ils doivent partir. Son regard ne se détachait donc pas un seul instant de cette mercenaire, et qu'elle n'espère même pas filer pour le moment sans quoi il allait probablement enfoncer ses crocs dans son molet, l'empêchant ainsi de fuir.

Puis Schwann revînt alors, se remettant à la même place que précédement alors qu'il n'accordait toujours pas un regard à la jeune femme. Il reprit alors l'entreprise de feuilleter le livre à la recherche d'information, mais cela allait lui prendre du temps, surtout qu'il était cette fois-ci un peu plus attentif dans la mesure où il espérait bien plus trouver quelque chose là dedans. Malheureusement, cet ouvrage n'était pas très clair, c'était pendant la période sombre, et il n'était sans doute pas des plus aisés d'écrire quelque chose dans ces conditions, alors une fois encore il n'espérait pas énormément de chose d'un simple morceau de papier… Vraiment, Lina aurait mieux fait de s'en charger elle même, cela aurait été beaucoup plus simple et rapide, et cela ne l'aurait pas dérangée qu'une jeune demoiselle lui saute dessus, même si cette mercenaire l'aurait sans doute regrettée par la suite. Et finalement, il ouvrit de nouveau la bouche, sans même la regarder.

« Ton nom ? » Elle n'était pas obligée de répondre, mais dans la mesure où elle n'était pas vraiment en état de se relever pour le moment, autant ne pas la laisser s'ennuyer non plus, bien qu'il l'imaginait en train de méditer à tout ce qui lui était arrivée, ou bien peut-être même de le maudire pour lui avoir infligé un tel traitement. Et de ce côté là, elle pouvait y aller : il n'était pas né sous une belle étoile, alors les coups du destin, il avait l'habitude.
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MessageSujet: Re: Un fardeau bien lourd à porter.   Mer 16 Nov 2011 - 16:16

Le haut-gradé lisait son bouquin sans me jeter un regard, ce qui n'est pas étonnant vu qu'il avait l'air encore de m'en vouloir. Puis, il fermait son livre avant de rentrer dans le bâtiment. Son grand chien était toujours à côté de moi, comme s'il me surveillait. Au moins, je me sentirais moins seule dans cette situation de faiblesse. Sans geste menaçant, je caressais la fourrure noire du molosse, souriant à peine.

"Toi, tu as de la chance ! Même avec un lourd fardeau, tu peux faire ce que tu souhaite sans y penser !"

Puis, ma tristesse m'envahissait.

"...Mais moi, je n'y parviens pas !"

Mais qu'est-ce qui m'arrivais ? Me voilà en train de parler à un chien. Même s'il comprenais ce que je racontais, j'étais très embarrassée de parler de mon sujet à un animal. Puis, le soldat revenait à la même place avec un autre bouquin qui me semblait ancien. Je pensais que lui aussi, je faisais des recherches. Mais le livre qu'il portait était à mon avis très confidentiel. Je sortis mon papier où il y avait normalement mon croquis de l'épée de Schwann, mais le sang a dû pénétré complètement, le rendant illisible. Je soupirais de déception : j'ai été trop négligente avec mon indice pour mes recherches et maintenant, il a été effacé à jamais dans la couleur carmin de mon sang. Il restait plus qu'à fier à mes souvenirs.

Sans me jeter le moindre regard, l'homme me demandait mon nom. Pour quelqu'un qui semblait n'avoir rien à faire de moi, s'était plutôt étonnant.

"Mathias Crowley. Mais si vous voulez, vous pouvez m'appeler Mato pour éviter de perdre du temps."

Mais qu'est-ce qui m'avais pris de dire aussi mon diminutif ? Déjà d'une, je ne le connaissais à peine, et en plus de ça, je disais ça comme si c'était une bonne connaissance. J'étais très embarrassée, au point de rougir un peu. C'était comme si j'avais déjà des sentiments envers lui. J'aurais dû réfléchir avant de parler.

"... Et vous ? Qui êtes-vous ?"

Cette fois, j'avais bien parlé. Mais plutôt au moins rester poli pour les présentations, même envers un inconnu qui était sur la défensive à notre "rencontre". Cet homme n'était pas facile à cerner. J'ignorais même s'il continuait à m'en vouloir, s'il me haïssait, ou bien autre chose que j'ignore encore. Mais ce qui était sur, c'est qu'il me prenait pour une voleuse ou un assassin suite au fait que je lui ai accidentellement sauté au coup. Et le fait de ne pas me tuer ou me laisser mourir, jusqu'à même de disputer par rapport à mon comportement du fait que je lui autorisais à me tuer. Physiquement, il me semblait encore fâché envers moi, mais mentalement, était-ce vraiment le cas ? Pour moi, c'est un vrai mystère. Plus mystérieux que le fait que je lui disais mon diminutif sans même comprendre pourquoi. Je savais que ce n'était pas par habitude puisque je donnais mon diminutif seulement à ceux en qui j'avais confiance. Est-ce à cause de ma faiblesse envers lui qui m'avais forcé de dire inconsciemment mon diminutif à celui qui était plus fort que moi ? Moi même je ne comprenais pas mon comportement.
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MessageSujet: Re: Un fardeau bien lourd à porter.   Mer 16 Nov 2011 - 20:25

Rock n'avait même pas levé le museau lorsque la jeune femme était venue le caresser. En fait, il avait l'habitude que Schwann côtoie des femmes, alors cela ne lui faisait strictement rien, surtout avec la Lieutenant en second de la brigade qui passait le plus clair de son temps à essayer de lui courir après. Et puis, son maître ne lui avait pas donné l'ordre de ne pas la laisser le toucher, mais simplement de la mordre si elle s'endormait, et il considérait toujours cette mission comme d'actualité, bien que maintenant l'on pourrait douter qu'elle allait sombrer de fatigue. Par contre, il avait levé une oreille au moment où elle avait ouvert la bouche pour lui parler, mais il n'était qu'un chien, il ne fallait pas qu'elle s'attende à ce qu'il lui réponde.

Puis finalement, son propriétaire était revenu, et au bout d'un certain temps il adressa de nouveau la parole à cette demoiselle, et elle ne tarda pas à répondre. Et voilà que maintenant elle se mettait à rougir ! Vraiment, l'officier avait la sensation de toucher le fond, qu'en plus d'être stupide, elle était hyper émotive. C'était le genre de personne avec qui il avait toujours eût du mal à s'attendre car lui était tout le contraire, alors si en plus ils étaient partis sur une mauvaise base, cela n'allait vraiment pas faciliter les choses… Il soupira de nouveau, longuement, son souffle tendant à vouloir se faire tourner les pages de l'ouvrage qu'il était en train de feuilleter, bien qu'elles étaient bloquées par la main qui le tenait. Par contre, il n'était pas agaçé qu'elle ne sache pas qui il était. Au contraire, il en était même ravi. D'habitude, partout où qu'il aille, il y avait toujours des gens pour soit le regarder avec mépris parce qu'il était l'un des capitaines impériaux, soit pour l'admirer justement parce qu'il était l'un de ces officieur supérieur. Il arrêta alors de lire ce qui se trouvait dans ses mains, levant son unique œil dans la direction de cette pseudo-mercenaire. Intérieurement, il souriait presque, mais d'apparence il restait toujours aussi froid à son égard, comme si il n'était pas autorisé à dévoiler sa véritable personnalité. Et puis, si il avait envie de sourire, c'était surtout parce que cette situation l'amusait au plus haut point, tellement qu'il aurait presque pût se moquer d'elle.

« C'est assez ironique. » Là encore, sa voix semblait être détachée, donnant presque l'impression qu'il était mort et qu'il parlait malgré tout. « Je porte le même nom que celui à qui appartenait cette épée. »
Sa pupille c'était alors porté sur le dessin maculé de sang qu'elle tenait entre les mains. Bien entendu, ce n'était pas son véritable nom, mais c'était celui qu'il avait toujours utilisé et qu'il continuerait à porter, car bien qu'il faisait des recherches au sujet de sa famille, c'était nettement plus par curiosité et parce qu'on lui imposait que pour retrouver sa véritable identité. D'ailleurs, il était assez surprenant qu'elle n'est pas entendue parler de lui si elle faisait des recherches sur cette arme. Bien qu'il n'avait absoluement aucun rapport avec le héros de l'ancien temps, un nom comme le sien, et surtout lorsque l'on était un chevalier important de l'Empire, cela passait très rarement inaperçu. Ne se préoccupant alors pas de savoir si elle avait fait le rapprochement ou non, il continua, car il ne c'était de toute évidence pas encore présenté convenablement.
« Schwann Oltorain, capitaine des chevaliers de la onzième brigade impériale. »
Ça en jetait un peu plus que de simplement se présenter avec un diminutif. Mais bon, maintenant que c'était fait il décida finalement de reporter son attention sur le livre qu'il avait dans sa main organique, ne se souciant toujours pas de sa réaction. De plus, le passage qu'il était en train de lire semblait être un peu plus intéressant pour lui, bien que trop vague pour qu'il puisse vraiment se contenter de ça.

Comment elle allait réagir ? En fait, il était assez curieux de l'observer, mais lui ne bougeait toujours pas, adossé contre son mur, lisant simplement un passage au sujet d'une expédition dans les creux de Cados. Le nom de la famille qui avait ordonné cela n'était pas précisé, mais au moins il avait une piste, aussi vague soit-elle. Après, ce n'était peut-être qu'une coïncidence, après tout c'était un passage obligé entre Nordopolica et Mantaic, et nombreuses avaient dûe être les personnes qui y étaient passées. Mais ce n'était pas non plus quelque chose qu'il pouvait exclure, et il allait donc devoir se faire un peu plus attentif à sa lecture, et peut-être rechercher d'autres documents à ce sujet, comme des avis de départ par exemple… Quand il pensait que Lina aurait pût lui avoir trouvé cela bien plus rapidement, il n'avait qu'une envie, soupirer, et il ne s'en priva pas.
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MessageSujet: Re: Un fardeau bien lourd à porter.   Jeu 17 Nov 2011 - 13:43

Arès avoir vu mon croquis tout fichu, il disait que, par ironie, il portait le même nom que le propriétaire de l'épée que je cherchais. Au début, je pensais que ce n'était pas sérieux. C'est quant il disait son nom complet, Schwann Oltorain, capitaine de la onzième brigade impérial, je m'étais mis à tousser par la stupéfaction. L'histoire d'un capitaine qui portait le même nom d'un autre capitaine un siècle auparavant n'était donc pas une blague. Moi-même, je n'arrivais pas en croire mes oreilles. Mais question ironie, il n'avait pas tout à fait tord. Mais ce qui me perturbait encore plus, c'était le fait que j'avais renversé accidentellement un capitaine. J'avais vu juste au fait que je risquais la prison ou la mort. Pour la première fois que je rencontrais un soldat impérial, il a fallut que je tombe sur un capitaine, et qui porte le même nom que le propriétaire que je cherchais. Je mis ma main au visage, me maudissant pour mon geste accidentel de tout à l'heure.

"Je suis vraiment une idiote !"

Puis je rougissais encore : j'avais pensée à haute voix. Déjà que j'étais embarrassé après avoir dit mon diminutif, j'ai rajouté la couche qui risquait de me rendre ridicule. Je tirais même les cheveux tellement j'étais gênée.

"Raaah !!! Mais qu'est qui m'arrive à la fin !!!"

Encore une fois, je devins complètement rouge par l’embarras. Je parie même que Schwann pourrait me trouver folle à lié, voire carrément à côté de la plaque.

"Je sais ! Je suis ridicule ! J'peux l'avouer ! Mais je ne sais même pas ce qui m'arrive en ce moment !"

Je soupirais. J'avais vraiment touché le fond, même face à un capitaine. Moi qui avais l'habitude d'être sérieuse et qui savais de quoi je parle, me voilà tomber dans l'embarras face à une personne que je connaissais à peine. Probablement le fait de ma première rencontre face à soldat. Il est possible que des gens disent que l'amour rend aussi maladroit mais je n'étais pas amoureuse et je refusais même de me croire amoureuse si c'était bien le cas car dans cette situation, c'était impossible pour plusieurs raisons : le fait qu'il m'avait littéralement écrasé, qu'il m'avait menacé avec son couteau, qu'il m'avait poignardé, qu'il m'avait rendu mon croquis illisible, qu'il m'avait renverser de l'eau en plein visage et le fait que je l'ai rencontré depuis peu.

Puis, je regardais le capitaine, toujours dans sa lecture. Mais je constatais un truc que je n'avais pas eu le temps de me rendre compte : une grosse cicatrice que je voyais à peine sur son visage à cause de ses cheveux. Probablement la guerre. Moi même, je n'avais aucune cicatrice si on ne comptait pas celle qui était toute fraîche sur mon épaule, j'étais prête à parier que ce n'était pas sa seule cicatrice. On dit souvent que les cicatrices marquent leurs combats épiques, mais moi, par ma vitesse, j'étais intouchable, ce qui explique la raison de mon corps intacte. Mais celle sur mon épaule était bien marquante pour une première.

"Désolée de vous déranger mais, par simple curiosité, comment avez-vous eu cette cica..."

Les gargouillements de mon estomac avait coupé mon élan. J'étais très embarrassé par ce bruit agaçant. C'est vrai que le fait que Schwann m'avait appuyé fortement sur mon estomac m'avais fait recracher un si bon sandwich que j'avais acheté au port Nor. Quelle gâchis. Je me sentis dans le plus grand ridicule.
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MessageSujet: Re: Un fardeau bien lourd à porter.   Jeu 17 Nov 2011 - 21:52

L'officier ne se souciait même pas de l'état dans lequel elle se mettait. Elle pouvait bien faire ce qu'elle voulait, se maudir, geindre, pleurer, hurler, il n'était pas responsable d'elle et ne le serait sans doute jamais. En fait, il s'en fichait. Il continuait simplement de lire attentivement, cherchant la moindre information qui pourrait lui servir. Au moins, il avait bien la certitude que la famille citée dans ce livre était originaire d'Halure, et aussi que la femme était semble t-il enceinte de jumeaux. Les éléments semblaient alors concorder, mais tout cela était trop flou. Néanmoins, si il devait trouver quelque chose, ce serait forcément dans cette ville, mais peut-être pas dans ce livre là…

Une nouvelle question. Il referma l'ouvrage, portant son regard sur elle alors qu'il soupirait encore une fois. De quelle cicatrice elle pouvait bien parler ? Il en avait des dizaines et des dizaines, alors c'était bien trop vague comme information. Celle qu'il avait sur l'angle de sa mâchoire, celle qui lui barrait le visage, celle qui avait défait son œil, celle sur sa gorge. Naturellement, il se doutait que c'était la plus évidente et la plus incommodante de toutes, et c'était pour ça qu'il en était agaçé.

« En quoi ça t'intéresse ? » C'est vrai qu'elle n'avait aucune raison de s'en soucier, et la curiosité n'était pas un motif valable selon lui. « Tu veux la même ? »
Son ton était encore plus froid que de coutume. Il n'avait aucunement envie d'étaler sa vie devant une inconnue qu'il avait rencontrée par pur hasard. Et si elle ne lui avait pas sautée dessus, il n'aurait même jamais fait attention à sa présence. Pour lui, elle n'était qu'une gamine immature qui croyait se donner de l'importance en poursuivant la quête de quelqu'un d'autre, mais elle ferait mieux de trouver sa propre voie, car que ferait-elle une fois qu'elle aurait eût les réponses à ses questions ? Elle reprendrait son misérable train de vie ? Futile. Il détestait les mercenaires, ils effectuaient des tâches sans se soucier de savoir si elles étaient bonnes ou mauvaises. Ils n'étaient intéressés que par l'argent, et c'était là la seule et unique motivation qu'ils avaient. Une vraie plaie dans le système…

Posant le livre sur le bord d'une fenêtre, il ramena sa main sur le manche de son arme pour la dégainer rapidement. Une épée en argent, les rayons du soleil faisant qu'elle se reflétait sur le sol. Des gravures noires se trouvaient au centre de la lame, dans une écriture assez ancienne, l'on pouvait néanmoins reconnaitre l'élément ténèbre qui émanait de l'arme. Il la pointa en direction de l'œil droit de cette Mathias Crowley, et il n'y avait que quelques centimètres qui séparaient la pointe de l'épée du globe oculaire de la dite mercenaire.

« C'est extrêmement douloureux, et c'est le genre de blessure qui ne guérit jamais. » Il ne tremblait même pas, preuve qu'il avait une parfaite confiance et ses mouvements, et qu'il ne ressentirait rien à lui infliger une telle épreuve. « Elle te fascine ? Si tu subissais la même chose, tu aurais tout le temps que tu veux pour observer ce genre de blessure. »
Parfois, il pouvait vraiment donner l'impression d'être un monstre sans cœur, mais en même temps il suffisait de savoir dans quel état était celui-ci pour comprendre. Il était noir à cause de sa maladie, et peut-être que c'était pour cette raison qu'il donnait la sensation d'être aussi corrompu… Finalement, il abaissa son arme, il n'avait eût que pour but de l'effrayer, et pour avoir vu dans quel était elle c'était mise d'elle même, que ce soit il y a un instant ou tout à l'heure, cela n'avait probablement pas manqué.
« Je combattais contre mon maître d'armes, et il m'a arraché cet œil pour me faire comprendre à quel point j'étais faible. »
Suite à ça, il détourna le regard, allant récupérer son livre pour finalement s'asseoir à son tour sur les marches devant le bâtiment. Ainsi, il était plus proche d'elle, mais ça il s'en fichait pas mal, il avait tout simplement recherché un peu plus de confort qu'à rester debout. Mais il ne rouvrit pas tout de suite le bouquin, se regard déjà vide se perdant simplement devant lui. Elle avait sans le savoir réveillée un ancien souvenir qu'il avait oublié depuis un moment déjà. Il se demandait comment cela avait pût arriver… Comment pouvait-il avoir oublié un handicap pareil ? Ah… C'était simplement parce que subir ce genre de blessure était finalement devenu une routine quotidienne pour lui.
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MessageSujet: Re: Un fardeau bien lourd à porter.   Jeu 17 Nov 2011 - 22:48

Schwann me semblait plus froid que d'habitude après lui avoir posé la question au sujet de sa cicatrice, malgré l'élan coupé par les gargouillements d'estomac. Il me demandais même si je voulais la même. Pourquoi disait-il ça ? Cette question m'avais effrayé. Puis, il dégaina son épée argenté qui me semblait très ancien. Le reflet du soleil sur cette lame imposante m'éblouissait. Soudain, il pointa sa lame sur mon oeil droit, laissant un espace que quelques centimètres entre les deux. Je tremblais par la peur face à une épée si imposante. Il expliquait deux choses par rapport à sa cicatrice : très douloureux et inguérissable. Mais le fait qu'il me disait si je subissais la même chose m’effrayais encore plus. Le couteau qui était planté à l'épaule me suffisait mais à aller jusqu'à me défigurer, c'était pour moi inhumain.

Soudain, il rangeait son arme. Il n'avait en fait aucune intention de m'amocher encore plus. C'était à la limite de mourir de peur face à ça. Il expliquait que son maître lui avait arraché son oeil en raison de sa faiblesse. Mais quel entrainement aussi monstrueux avait-il subit ? Lors de mon entrainement, je me rappelais des bleus que j'avais eu, ainsi du fait que mes cheveux soient courts, mais l'entrainement de ce capitaine était cruel pour en être arrivé avec un seul oeil utilisable. Moi même, je ne voulais pas croire que ce genre de chose pouvait être possible, même dans un simple entrainement.

"Les cicatrices prouvaient les marques des actes héroïques, hein ? Maudit soit ce type qui m'avait raconté ça !"

Je regardais la cicatrice sur mon épaule, la touchant délicatement. Je finissais par comprendre ce qu'il avait ressentit par la douleur très marquante.

"J'avais subis un entrainement laborieux afin d'être un archer mystique polyvalent et rapide. Résultat, face au monstre, suite à ma rapidité, j'étais intouchable. Probablement le fait que je ne connaissais pas encore mes limites."

Je fis un long soupir. Je serrais mon poing au niveau de ma cicatrice, comme si, malgré que ma blessure était refermé, la douleur me montait à la tête.

"Finalement, vous m'avez bien marqué par rapport à ma faiblesse. Je suis pitoyable ! Vraiment... pitoyable !"

Je pausais mon bras sur mes yeux, essayant de dissimuler mes larmes en peine à Schwann, comme si je n'avais aucune intention de l’énerver encore plus par le fait de pleurer.

"Mes parent... la guilde de mon père... ainsi que mon maître... J'avais leurs morts sur ma conscience et... et je n'ai rien pu faire ! Je me considérais comme maudite ! Je me disais que si je n'avais pas exister, ils seraient tous encore envie. Mais... si ma mort les ramèneraient à la vie, ils n'auraient jamais supporté ma perte."

Je fis un long silence larmoyant. Je ne pouvais pas supporter cette réalité qui était un cercle vicieux. Ce qui est sur, c'est que j'étais maudite.

"Je suis perdue !"

Connaissant finalement le caractère froid de Schwann, il se pourrait qu'il n'en n'avait rien à faire de mes histoire, voire même agacé par le fait que je pleurnichais sur mon sort. Avoir autant de morts sur ma conscience était pour moi un fardeau lourd à porter, voire même devenir carrément mon point faible. Un fardeau pour moi invivable.
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MessageSujet: Re: Un fardeau bien lourd à porter.   Sam 19 Nov 2011 - 21:25

Cette fois c'était assez. L'officier se levait, posant le livre sur l'une des marches alors qu'il s'approchait d'elle pour la saisir de nouveau par le col et la soulevait du sol. Son regard était froid, et pourtant au travers de son unique œil valide on pouvait déceler une cruauté sans nom. Ou bien peut-être que l'on pourrait la nommer, et qu'elle s'appellerait Schwann Oltorain, capitaine de la onzième brigade impériale. Elle ne faisait que se plaindre, et cette fois c'était vraiment trop, même pour lui. De son bras inorganique il la gifle de nouveau, marquant la même joue que précédemment d'un revers de la main, et il la repoussa ensuite sur les marches de l'escalier. Il la méprisait, et plus elle parlait, plus il n'avait qu'une seule envie, la lui faire fermer une bonne fois pour toute. Elle ne faisait que se plaindre, encore et encore, et elle n'acceptait aucunement sa condition et ne cherchait même pas à changer. Il posa ensuite son pied droit sur son estomac, la bloquant ainsi encore plus contre le bois, sa botte métallique écrasant ses organes internes.
« Je n'en ai rien à faire. »
Sa voix était une fois n'est pas coutume dénuée de toute émotion. On pourrait vraiment penser qu'il allait la tuer, là, sans même se soucier de son cas, sans avoir la moindre empathie pour elle. Mais pourquoi est-ce qu'il réagissait ainsi ? Après tout, si il ne l'avait pas rencontrée, il n'aurait jamais eu vent de sa condition, du peu d'estime qu'elle avait pour elle même, et des gens comme elle y en avait des dizaines et des dizaines. En réalité, il ne comprenait pas vraiment pourquoi il lui en voulait tant. Du coup, il pensait ne plus avoir vraiment de raison de la malmener de la sorte, et il hésita presque à retirer son pied de son estomac.

Mais en fait, il savait parfaitement pourquoi il réagissait comme ça. Il détestait ce genre de personne qui n'en avait rien à faire de sa propre vie justement parce qu'il était pareil. Bien sûr, il était loin d'être comme elle, après tout il n'avait jamais été un adepte des démonstrations d'émotions, et même si il se fichait bien de mourir, ça, peu de gens en étaient vraiment conscients. Mais l'idée générale restait la même. Qu'il continue de vivre ou bien qu'il meurt dans la minute qui suis, c'était du pareil au même pour lui. Son existence n'avait aucune valeur, et même si ce n'était pas l'avis de tous, il ne pouvait s'empêcher de penser ainsi. Après tout, mourir était quelque chose de naturel, et bien que certaines morts l'étaient nettement moins, une fois qu'il ne serait plus là, il n'y pourrait plus grand chose. En revanche, il n'avait jamais supporter de voir quelqu'un penser comme lui, car il détestait justement ça. Le plus exact serait même de dire qu'il se détestait, et qu'il n'avait donc aucunement envie de voir quelqu'un être comme lui. Il était déjà de trop sur ce monde à penser ainsi, alors cette planète n'avait pas besoin de quelqu'un d'autre pour penser comme ça. Sur ce, il appuya une dernière fois sur l'estomac de la jeune femme alors qu'il avait peut-être un peu trop relâché sa force, puis retira une bonne fois pour toute sa botte métallique de son corps, son regard restant toutefois toujours aussi méprisant à son égard.

Sérieusement, qu'est-ce qui lui prenait ? Il avait beau être une véritable machine à tuer, ce n'était pas dans ses habitutes d'être aussi sauvage. Un nouveau soupir quitta alors ses lèvres, il ne savait même plus si il devait continuer ou bien même s'excuser. Non… Ça il ne le ferait jamais. Il ne pouvait pas regretter son geste, pas maintenant, pas après l'avoir ainsi maltraitée.

« Tu es en vie. A toi de savoir ce que tu veux faire de ton existence. » Toujours aussi froid, sans surprise, mais peut-être un peu moins sévère. En fait, il parlait tout simplement de façon normale. « Continuer de pleurer sur ton sort ou bien te prendre en main ? »
Sur cette dernière parole, il se retourna, lui dévoilant son dos dans lequel se trouvait une longue cape noir ébène. Il avait vraiment perdu trop de temps avec elle… et au final peut-être pour rien. Il lui avait dit tout ce qu'il pensait, alors si cela lui plaisait de continuer à pleurer et à se faire plaindre, soit, ce n'était plus son problème, mais ce ne serait pas lui qui irait la consoler et lui remonter le moral. Encore un soupir et il décida finalement de lui faire de nouveau face, venant attraper l'une de ses mains pour la relever, puis il remonta finalement les marches en récupérant au passage le livre qu'il était en train de lire avant qu'elle ne vienne l'interrompre. Sérieusement… C'était d'un chiant…
« Tu es une mercenaire, alors j'imagine que tu acceptes n'importe quel genre de boulot ? » Il s'approcha de la porte, tournant la tête vers la gauche pour pouvoir la voir. « Aide moi dans mes recherches. Je te paierais en te donnant des informations au sujet de cette épée. »
Puis il entra finalement à l'intérieur de la maison du maire. Libre à elle de savoir si elle allait le suivre ou bien continuer à suffoquer en se plaignant qu'elle était faible et qu'il n'y avait personne pour l'aider. Surtout que ce serait faux : ne venait-il pas justement de lui proposer son aide ?
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MessageSujet: Re: Un fardeau bien lourd à porter.   Sam 19 Nov 2011 - 22:37

Schwann avait l'air encore plus énervé que tout à l'heure : il me soulevait par le col, tout en me regardant froidement avec son seul oeil qu'il avait. Il me refilait encore une sacré gifle qui fit saigner encore une fois l'intérieur de ma joue, faisant couler du sang de ma bouche. Puis, il me repoussa violemment sur la marche où j'étais allongé, avant d'écraser encore une fois avec violence sur mon estomac. Cette fois, je ne recrachais pas le contenu de mon estomac, mais de la salive et du sang. La douleur était atroce. Cela m'avait presque coupé ma respiration. Il disait qu'il en avait rien à faire de mon sort. Rien qu'à son regard, il voulait vraiment me tuer. Ma peur envahissait. Je ne pouvais rien faire pour me défendre face à un homme qui était plus fort que moi. Je ne pouvais rien faire à part mourir écrasé.

Il avait l'air de me détester encore plus que tout à l'heure, à telle point qu'il pouvait me faire la peau aussi facilement que d'écraser un vulgaire insecte. A peine d'être soigné de sa blessure, me voilà encore en train de régurgiter du sang. Mon coeur battait très vite comme s'il était en détresse. Vais-je mourir une bonne fois pour toute, quittant enfin ce monde cruel ?

Après m'avoir écrasé une dernière fois mon ventre, il retira son pied de mon abdomen, le regard toujours aussi méprisant. Je respirais avec difficulté, toussant parfois, la bouche ensanglanté par cette expérience qui m'avait fait souffrir le martyre. Puis, d'un ton moins froid, il disait que c'était à moi de savoir ce que je voulais faire de mon existence tant que je suis encore en vie, allant même à demander si je continuais de pleurnicher ou de prendre en main.

Après cela, il se retourna, dos contre moi. Moi même, je me demandais s'il était sadique ou s'il avait une raison de me martyriser à ce point. Mais à mon avis, il ne supportait pas seulement de me laisser mourir volontairement, voire même quelqu'un dont la vie avait perdu tout son sens. Se sentir coupable de la mort des personnes qui m'étaient chers, allant même à refuser tout autre affection. Un fardeau bien plus lourd que le pied de Schwann. Pour moi, il avait indirectement montré ce que ça faisait de supporter un tel poids, allant même à souffrir profondément. Ma vision commençais à devenir flou mais je me giflais au même endroit qu'avait le capitaine pour m'empêcher de m'évanouir.

Soudain, Schwann se retourna à nouveau face à moi, m'attrapant la main pour me relever. Je me tenais à peine debout, manquant même de tomber à plusieurs reprise par mon état. Il affirmait que je pouvais accepter n'importe quel genre de boulot en tant que mercenaire. Déjà que j'avais dit tout à l'heure que je n'acceptais pas de quête ignoble. En fait, il voulait que je l'aide à faire ses recherches et qu'il me paierait par des informations sur l'épée que je cherchais. Des recherches en échange d’élément pour mes recherches, ce n'était pas négligeable, voir même parfaitement à la même valeur. Au moins, ça faisait longtemps que je faisais des missions aux récompenses parfaitement équivalente. Je suivais le capitaine sans hésitation. Mais avant de chercher des informations, commençons à savoir de quoi chercher.

"Par précision, vous faite quoi, comme recherche précisément ?"

Attendant la réponse, je vis déjà une pile de bouquin qui semblaient être des archives très confidentiels. Tant que j'avais l'autorisation de les lire, je pensais que leurs utilisations ne seraient pas négligeable.
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MessageSujet: Re: Un fardeau bien lourd à porter.   Mer 23 Nov 2011 - 14:54

Une fois à l'intérieur, l'officier c'était dirigé directement vers la table où se trouvait la plupart des livres qui seraient susceptibles de lui servir. Il commença d'abord par jeter celui qu'il avait en main sur le meuble, celui-ci rentrant dans une pile de bouquins qui s'écroula, certains tombant même par terre. Il attrapa ensuite le dossier d'une chaise pour la tirer, puis il s'assit dessus en jetant un bref coup d'œil derrière lui. En fait, il était assez surpris qu'elle l'est suivit, surtout si vite. Il c'était attendu à ce qu'elle reste devant le bâtiment à se plaindre sur son sort, pleurant en se disant qu'elle n'était qu'une incapable, une faible ou quoi que ce soit d'autre. Il avait même imaginé qu'elle s'enfuirait, qu'elle aurait prit peur parce qu'il avait agit de manière inhumaine avec elle. Mais il ne c'était pas vraiment attendu à ce qu'elle le suive si tôt. D'un autre côté, il n'allait pas s'en plaindre, bien au contraire. Reportant son attention sur la pile de livre, il en prit un au hasard avant de lui adresser la parole pour répondre à sa question.
« Mes recherches portent sur une famille du nom de Galan. » Elle n'avait pas besoin de savoir que cela le concernait, et elle penserait probablement qu'il s'agit là d'une vieille affaire qu'il voulait élucider, ou éventuellement d'un service à un ami. La raison pour laquelle elle n'irait pas penser que ce serait personnel était simple : il avait son armure, et il n'aurait pas eu besoin de la porter si cela ne regardait que lui. Enfin, il s'agissait là de supposition. « Officiellement, elle n'existe plus. Les dernières personnes connues à ce jour sont Eva et Gailardia Galan, des jumeaux, âgés d'un an quand ils ont été déclarés comme morts. Leurs parents sont morts en même temps. » Il refermait le livre qu'il avait prit, celui-ci était beaucoup trop récent et daté d'une vingtaine d'année, il ne lui serait donc d'aucune utilité. Il le posa alors sur un coin de la table sans même faire attention, celui-ci tombant alors à son tour sur le sol, alors qu'il en prenait un autre tout en continuant. « Ça c'est passé dans les Creux de Cados il y a trente-cinq ans. C'est à peu près tout ce que je sais. » La suite, elle n'avait réellement pas besoin de le savoir, surtout que c'était lui qui détenait tous les documents à ce sujet, et donc qu'ils ne parlaient aucunement de la famille Galan.

Il ferma encore une fois le livre qu'il avait dans les mains, accoudant son bras gauche sur la table alors qu'il se tenait la tête, et de son autre main il lança l'ouvrage un peu plus loin, renversant ainsi une autre pile alors qu'il regardait son foutoir d'un air particulièrement las. Pour tout ce qui était stratégie, organisation des champs de bataille ou autre, Schwann était un véritable prodigue, mais dès s'agissait d'organisation pour des recherches, il était tout simplement incapable de s'ordonner. En fait, il était même beaucoup plus doué pour retrouver des informations directement sur le terrain, en allant par exemple interroger le peuple, mais là, comme il s'agissait d'une affaire du passer, difficile pour lui de savoir comment optimiser correctement ses recherches.

« De ce que j'ai lu dans le livre de tout à l'heure, leurs parents vivaient à Halure. Quand ils ont décidés de partir en voyage, la mère était enceinte. » Il cherchait du regard le livre de tout à l'heure, mais il ne le retrouvait déjà plus au beau milieu de son bordel. « On peut donc imaginer qu'ils ont dû s'arrêter pour faire naître leurs enfants. Il ne faut pas plus d'un an pour se rendre au Creux de Cados d'ici. » Après, il fallait se rappeler que c'était pendant la période sombre, aussi peut-être préféraient-ils faire des haltes régulières en ville pour être certain de pouvoir s'approvisionner. Enfin, Schwann trouvait cette idée de voyage stupide, et surtout particulièrement irresponsable. Comment pouvait-on prendre une telle décision alors que l'on allait avoir deux enfants à charge ? Et surtout, comment pouvait-on voyager avec eux. C'était cruel, mais c'était des fardeaux inutiles, et même si l'un des deux parents restaient derrière pour les protéger, c'était alors prendre des risques vis-à-vis de celui qui devait se battre contre les monstres. Enfin, c'était de l'histoire ancienne maintenant. « La raison d'un tel voyage ? Je ne la connais pas. Peut-être étaient-ils intéressés par ce qui se trouvait de l'autre côté du Creux de Cados, même si il n'y a que du sable, ou bien peut-être au-dessus, soit les montagnes. » En réalité, il s'en fichait un peu, il avait surtout besoin de savoir qui ils étaient, pas où ils allaient, mais visiblement c'était comme chercher une aiguille dans une meule de foin.

Mais pour l'instant, il ne pouvait pas en dire plus car lui même manquait d'informations. Il regardait le bazar qu'il avait créé, et ne savait même plus comment s'y prendre dans ses recherches. Si Lina voyait ça, elle ce serait bien moquée de lui… Vraiment, c'était d'un chiant. Qu'est-ce que ça pouvait bien faire de savoir qui étaient ses vrais parents ? Ils étaient morts, et lui avait eu la chance d'être toujours en vie sans même jamais savoir qu'ils avaient existés. Il avait grandit, il avait fait sa vie et cela ne l'avait pas dérangé plus que ça, alors pourquoi est-ce qu'il devait s'intéresser à ça maintenant ? Il avait envie de tout foutre en l'air, tout brûler car au moins, il n'y aurait plus aucune information à trouver. Mais il ne pouvait pas non plus revenir bredouille, sinon, il en connaissait deux qui n'allaient pas le lâcher d'une semelle…
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MessageSujet: Re: Un fardeau bien lourd à porter.   Ven 25 Nov 2011 - 20:57

Une famille du nom de Galan. Schwann recherchait des informations sur cette famille. Pour mes oreilles, ça sonnait comme un nom de noble. Mais pourquoi se renseigner sur eux ? Une affaire de haute importance ? Ou bien lui aussi avait une quête personnelle ? J'ignorais ce que le capitaine en voulait avec ces Galan. D'après lui, cette famille n'existait plus car leur décès était déclaré. Les derniers membres étaient des jumeaux à peine âgé d'un an qui étaient morts en même temps que leurs parents. Une famille entière décimé. La vie leur en voulait. Cet évènement c'était passé au Creux de Cados, trente cinq année auparavant. J'avais déjà entendu parler des Creux de Cados par les vieux livres de mon maître. De plus, c'était là-bas que mon maître avait trouvé des exosquelettes de Perceur-Ermite pour fabriquer un arc transformable qu'il avait ainsi nommé "Bilame Ermite". Mais il y avait aussi des cas historiques par rapport à ces lieux.

Le livre qu'avait lu Schwann alors que j'étais couché sur les marches avait affirmé qu'ils vivaient à Halure et que la mère était enceinte des jumeaux à leur départ. Mais pourquoi partir malgré le fait qu'il y avait une femme enceinte ? Peut-être était-ce le même cas pour ma mère que je n'avais jamais pu connaitre. Mais ils on dû s'arrêter quelque part pour l'accouchement. Une chose de très logique. Moi même, d'après mon père, j'étais venu au monde à Dahngrest car une ville était le seul lieux sur pour un accouchement. Cette famille a dû faire une pause de probablement une semaine dans une ville pour cette raison. De plus, le trajet entre Halure et Cados ne durait pas plus d'un ans.

La raison du voyage de cette famille était inconnu. D'après un bouquin de mon maître, le continent de Desier était réputé pour sa ville des Colisée Nordopolica, son grand désert et le fameux mont Temza, où avait eu lieu la grande guerre. Mais en y pensant aux Creux de Cados, j'avais en tête deux ou trois hypothèse par rapport à ce qui c'était passé.

"Les Creux de Cados ? Les seuls choses que je connais dans ces lieux, c'est l'emplacement d'un aer krene, l'habitat des perceurs-ermites, ou bien cette histoire de Pteropus !"

Puis, je m'asseyais sur une chaise, me rendant à l'aise pour expliquer ma théorie.

"Je ne connais trois hypothèse qui explique leur mort à part les monstres qui y vivent : soit il ont pu faire face à un perceur-ermite, qui sont qualifié comme un monstre giganto, donc très puissant. Soit ils ont pu rencontré un monstre pouvant rendre l'aer krene instable pour immobiliser ses proies, comme un monstre qui vivait aux glaciers de Zopheir, si vous voyez ce que je veux dire. Ou encore, ils ont du rencontrer Pteropus, une créature qui hantait les lieux."

Puis, je pris un des livres sur la table qui datait d'une trentaine d'année pour me préparer à effectuer mes recherches pour voire si ma théorie collait très bien.

"Mais il y avait une probable chance pour que l'un des parent est caché les jumeaux dans une cachette hors de la vu des monstres pour les mettre en sécurité. Un cas efficace pour ne pas se faire repérer, mais vaine si ceux qui connaissaient la cachette meurent. Enfin, je sais ce que je dis car j'avais déjà vécut ça et ça été ma plus mauvaise nuit de ma vie !"

Je commençais à lire le bouquin, cherchant de quoi éclairer ma lanterne. Il est vrai que ce que je racontais n'était que de pure théorie sans moindre confirmation exacte. Mais il restait à savoir pourquoi aller au-delà de Desier avec des nourrissons. Ont-ils décidés de vivre en nomade, ce qui était un cas très risqué quand il y avait des enfants en charge ? Le père a du être soldat pour être déterminé à prendre des risques, ou bien il a du être un maître de guilde. Déjà que quand j'étais avec la guilde de mon père, j'étais la seule enfant du groupe, mais les membre de cette guilde était des combattants redoutables. Mais si mon hypothèse sur les jumeaux qui étaient mis en cachette était exacte, auraient-ils mourus par la faim, le froid et la peur, ou bien un autre voyageur les avaient découverts et les adopter par la suite ? Pour ma part, c'était un miracle que mon maître m'avais trouvé dans ma cachette. Mais rien de dit que les jumeaux étaient morts ou pas.
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MessageSujet: Re: Un fardeau bien lourd à porter.   Sam 14 Jan 2012 - 18:55

Cette Mathias Crowley était douée pour exaspérer l'officier, et pour le lui faire comprendre il soupirait longuement, ne sachant même pas quoi lui répondre. Il hésitait entre faire preuve de diplomatie, ce dont il était parfaitement capable en réalité, malgré le fait qu'il ne lui est pas montré pour la simple et bonne raison qu'il n'aimait pas ça ; et lui faire comprendre clairement et sans mâcher ses mots qu'elle n'était qu'une idiote écervelée. Mais pour lui montrer une autre facette de sa personnalité et de ses méthodes, il opta pour la première option, du moins… relativement.
« En fait, je n'enquête pas sur leurs morts en elle même. Premièrement, car si tu as été capable d'avoir un tel raisonnement, tu devrais te douter que moi aussi, sans parler du fait que tu oublies l'option des pillards. Après tout, la défunte princesse Estellise et le feu commandant Flynn Scifo sont morts là bas par un groupe de malfrats. » Une perte stupide et regrettable d'ailleurs, en particulier pour l'Enfant de la Pleine Lune qui n'avait théoriquement rien à faire en ces lieux, sa place était dans un château. « Et deuxièmement, parce que je cherche à savoir qui ils étaient. La façon dont ils sont morts, je la connais : un Perceur l'Ermite. Qui ils étaient en revanche, ça je ne le sais pas, et c'est pour cette raison que je suis ici à… »
Alors qu'il parlait, son bras droit était venu percuter une autre pile de livres qui s'écroula sur le sol, l'impérial attendant une seconde avant de regarder son œuvre et de soupirer de nouveau. En fait, plus il cherchait et plus c'était le bordel, si bien qu'il était maintenant assez difficile de savoir quel livre remontait de quelle année, à moins bien sûr que quelqu'un ne se dévoue pour les classer… mais ce ne serait certainement pas lui ! Reportant son attention sur la pseudo-mercenaire, il allait s'apprêter à terminer sa phrase quand il décida de se raviser : ce n'était pas nécessaire, elle avait bien due comprendre maintenant qu'il n'était pas du tout organisé pour la recherche, et que cela l'ennuyait au plus haut point d'effectuer une tâche digne d'un rat de bibliothèque. Et puis, même si c'était lui qui « l'employait », il n'était pas vraiment du genre à donner des ordres à ses subordonnés, alors il ne voyait pas pour quelle raison il le ferait avec elle. Malgré ce qu'elle pouvait penser, il n'avait pas de ressentiment contre elle, il était tout simplement trop maladroit pour lui faire comprendre avec tact qu'elle ne pensait pas forcément de la bonne manière. Quand au fait qu'elle était ennuyeuse, ça, c'était encore une autre histoire…

Il jeta un coup d'œil dans la direction de Mato, non pas pour l'observer elle, mais plutôt pour voir ce qu'elle était en train de lire. Manquait-elle d'attention ? Il lui avait pourtant dit que ce qu'il recherchait se trouvait sans doute dans des livres datant d'une quarantaine d'années, et il en manquait une dizaine pour qu'elle trouve quelque chose d'intéressant. Soit, il n'allait pas la reprendre, cela pouvait aussi être intéressant de voir de quelle manière elle procédait, et surtout combien de temps elle allait mettre avant de se rendre compte de son erreur. C'est donc avec une lassitude sans nom qu'il décida de prendre un autre ouvrage, mais qu'est-ce qu'un bouquin de cuisine pouvait bien foutre au beau milieu de tout ça ?! Il soupira doucement, ce devait être une erreur d'inattention de la part du maire, puis il s'appuya sur le dossier de sa chaise avant de finalement déclarer d'une voix morne :

« C'est chiant… » Puis il plongea sa main droite dans sa poche afin d'en sortir un paquet de cigarettes. Il en prit une qu'il mit en bouche, puis laissa le paquet sur la table, bien en évidence, au cas où la demoiselle est envie de se servir. Mais elle était peut-être un peu jeune pour ça… Quoi que ? Il n'en savait rien, et même si c'était le cas il n'allait pas la réprimander pour vouloir se laisser aller à la tentation. Il sortit ensuite une boite d'alumettes et en craqua une afin de faire brûler le tabac tout en inspirant. Puis après une longue seconde, il recracha lentement la fumée en ayant l'impression d'être un peu plus détendu. Sans être un gros fumeur, c'était le genre de chose qu'il avait toujours sur lui car l'envie pouvait lui prendre à n'importe quel moment, comme ne pas surgir pendant des semaines. De toute manière, dans son état il allait probablement trépasser bien avant que ses poumons soit complétement noircis.
« J'aimerais connaître la condition de cette famille. » Reprit-il d'un air sérieux, faisant abstraction du désordre tout en amenant de nouveau la cigarette à ses lèvres pour inspirer longuement. « Savoir si ils faisaient partis de l'Empire, des Guildes, ou même si ils étaient indépendants. Si ils venaient d'un milieu aisé ou au contraire précaire. » Il laissa la fumée s'échapper lentement d'entre ses lèvres, celle-ci montant en direction du plafond. Ah… C'est vrai qu'il n'était pas chez lui, mais d'un autre côté il était capitaine impérial, donc il pouvait se permettre ce petit écart, pour une fois. « Ils pourraient avoir un héritage à restituer. De la famille éloigné, comme des cousins. La moindre information à leur sujet est bonne à prendre, aussi insignifiante soit-elle. »
Et sur ces mots, il se mura de nouveau dans le silence, essayant de réfléchir tout en amplissant une nouvelle fois ses poumons. Son regard devait avoir l'air encore plus sombre, mais si il avait des cousins, que ferait-il ? Il irait les voir, et ensuite ? Ce n'est pas parce que le destin l'avait séparé de la vie qu'il aurait dû avoir qu'il devait maintenant renouer avec elle. Et puis, il pensait s'en être pas trop mal sorti : ce n'était pas à la portée de tout le monde de devenir capitaine impérial.
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MessageSujet: Re: Un fardeau bien lourd à porter.   Dim 15 Jan 2012 - 19:24

A ce que j'avais compris, il n'enquêtais pas sur le décès de cette famille qu'il cherchait. Il semblait que lui aussi avait eu le même raisonnement que moi, mais il disait aussi que j'avais oublié l'hypothèse des bandits comme ceux qui ont tués le célèbre commandant Flynn Sciffo et la légendaire Estellise. Pour être franche, je n'avais pas dis ces hypothèses pour une raison valable : les rumeurs sur Pteropus et l’existence du Perceur-Ermite effrayaient les voyageurs qui connaissaient les lieux. Même les bandits sont capable de faire dans leur froc s'ils voyaient cette grotte. De toute façons, les deux personnes que Schwann avait cité étaient mortes dans le désert. Puis, il savait que c'était un Perceur-Ermite qui avait tué les Galan. Mais il ignorait qui ils étaient. Finalement, mes hypothèses étaient inutiles.

Puis, je reprenais ma lecture, malgré que le capitaine fit tomber accidentellement les bouquins. Faire des recherches sur une famille qui ignore qui ils sont, ça pourrait dire que cette affaire peu être aussi difficile que prévu. Il a du probablement entendu parler d'eux par rapport à des articles de journaux, ce qui m'étonnerais car ce fait datait de 35 ans. Ce capitaine a du sans doute être de bas âge à ce moment là. De plus, ce que je devais chercher reste sans précision qui pouvait m'aider à faire mes recherches correctement. De plus, ces livres n'étaient pas du tout organisés. Mais je ne voulais pas décevoir le capitaine, de plus que les renseignements de l'épée du précédent Schwann était la récompense de ces recherches. Je ne voulais pas échapper cet occasion en or qui mènerait vers la réponse à mes questions. Mais pour couronner le tout, le livre que j'étais en train de lire n'indiquait pas les faits liés après cette tragédie. Je pris un autre bouquin mais ce n'était qu'un livre de bricolage. Aucun rapport avec les recherches actuelles, je m'en débarrassait rapidement avant de prendre un bouquin d'une quarantaine d'année.

Pendant ce temps, le capitaine semblait s'ennuyer. Il prit de sa poche une boîte de cigarette. Après avoir mit cette cigarette dans sa bouche, il pausa la boîte sur la table, faisant mine de me demander si j'en voulais. Déjà d'une, je ne fume pas, et rien qu'à l'odeur, ça me donne pas envie d'essayer. Après avoir allumer la cigarette, je sentais déjà l'odeur désagréable du tabac. Mais à première vu, il semblait calme quand il recrachait de la fumée. Il n'avait pas l'air de se soucier qu'il n'était pas chez lui pour faire ça. Moi, à sa place, je ferais ça à l'extérieur, mais bon. Avec lui, vaut mieux ne pas faire de remarques désobligeantes.

Soudain, il disait qu'il voulait connaitre la condition de cette famille qu'il cherchait. Savoir s'ils étaient guildien, de l'empire, noble, simple villageois ou roturier. Il voulait aussi savoir s'il avait une autre branche de cette famille question héritage. Après avoir entendu cela, j'ai compris que c'était une affaire de famille. Mais pourquoi s’immiscer sur quelque chose qui semble ne pas le concerner ? De peur qu'il prend mal cette question, vaut mieux pas le poser.

Je réfléchissais à cette histoire de condition sociale de ces Galan. Ce nom me paraissait noble mais vu que cette famille étaient partis dans des milieux hostiles, aucun noble pourrait partir à l'aventure pour des raisons dignes des plus grandes chochottes, la raison pour laquelle je ne les supportes pas. Ensuite, il y a les soldat mais aucun d'entre eux est aussi dingue, sauf preuve du contraire, à emmener sa famille dans une mort certaine. Les érudits, quant à eux, une fois leur épouse enceinte, ils restent chez eux à veiller sur l'éducation de leur progénitures. Chez les guildiens, il n'est pas rare que des guildes aient de la famille dans leur guilde comme la guilde de mon père dont je suis la seule survivante, ce qui est la première bonne possibilité. Puis, les roturiers ne partent pas de leur ville sans être avec au minimum un guide ou un mercenaire, mais il existe des personnes comme Les Rois de l'Aventure qui n'ont pas besoin d'aide pour se protéger, ce qui est la deuxième option. En même temps que je réfléchissais, je prenais des notes dans un carnet, indiquant les possibilité du statut des Galan. Mais je cherchais dans mon bouquin le moindre indice pour trouver le bonheur de Schwann. De plus, rien ne pouvait conclure les deux grandes possibilités que j'avais trouvé, même si l'hypothèse d'une famille de roturier voyageur reste le cas numéro un. Mais en se qui est sur les branches de cette famille, aucun de ces bouquins ne semblent traiter sur la généalogie, ce qui est problématique. A part ça, il reste un détail à savoir.


"Vos Galan, lors de ce voyage, ils étaient accompagnés ?"
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MessageSujet: Re: Un fardeau bien lourd à porter.   Mar 17 Jan 2012 - 14:05

La jeune femme avait visiblement écoutée avec attention, mais elle n'avait rien à ajouter, aussi l'impérial en était satisfait. De son côté, il termina simplement sa cigarette avant de reprendre là où il en était, saisissant un autre ouvrage qui semblait être assez ancien, puis entreprit de commencer à le lire. Le temps s'écoulait alors, mais ni lui ni elle ne semblait vraiment trouver quelque chose dans les pages qu'ils avaient sous les yeux, et c'est alors qu'elle reprit la parole, si bien que l'officier en était un peu surpris. Il avait cru que ce serait lui qui annoncerait le prochain mot, mais c'était là une nouvelle erreur de jugement de sa part. Enfin, lui et le social de toute manière, c'était loin d'être quelque chose qui allait vraiment ensemble, et ce n'était même pas surprenant qu'il se trompe sur ce genre de chose. Il leva donc son unique œil vers la fille Crowley, trouvant que sa question pouvait être intéressante. Effectivement, si il y avait eu quelqu'un avec eux à ce moment là, l'on pouvait peut-être espérer trouver quelques informations supplémentaires à leur sujet. Par exemple, des servants, ou même des gardes, et l'on pouvait même espérer qu'ils soit encore en vie. Mais au fond, Schwann en doutait réellement, et pour cause : les rapports qu'il avait lu il y a quelques mois ne mentionnait aucunement d'autres personnes que ceux de la famille Galan. Après, cela ne voulait pas dire qu'il n'y avait personne, car peut-être c'étaient-ils enfuis avant l'arrivée des scientifiques qui l'avait retrouvé… Et puis, peut-être que dans cette ville, à Halure, leur demeurre était-elle entretenue par quelqu'un mais qu'il ne c'était pas permit de mêler cette vie à leur expédition. Au final, il n'en savait tout simplement rien, et il soupira doucement.
« Je ne sais pas… » Sa voix était relativement lasse, et son regard fuyait légèrement la table en désordre. Il avait beau se forcer à penser que tout cela ne le concernait pas, il ne pouvait nier que lui même avait envie d'en savoir plus, peut-être parce qu'il avait déjà commencé à mettre le nez dedans. Mais pourtant il ne savait strictement rien à ce sujet, et il y avait tellement de mystères qu'il avait l'impression qu'il ne pourrait jamais trouver des réponses. « C'est une possibilité, mais je n'en ai jamais entendu parler. »
Et après ça, il baissa de nouveau les yeux sur le livre qu'il avait entre les mains en se murant une nouvelle fois dans le silence. Sérieusement, pourquoi est-ce qu'il avait fallut que ce soit lui qui était au cœur de l'histoire ? Si ça avait été quelqu'un d'autre, il aurait cherché un temps, puis il n'aurait pas donné suite à tout cela à défaut de ne rien trouver. Quoi que… En fait, cela aurait probablement été bien plus simple si ça avait été au sujet de quelqu'un d'autre, et pour cause : dès que quelque chose le concernait, il était toujours las, se fichant bien de ce qu'il pouvait arriver ; mais si cette histoire était portée sur une personne autre que lui, il savait très bien qu'il ce serait réellement donné les moyens de trouver des informations. Il soupira encore une fois, alors que le temps continuait toujours de s'écouler…

Au bout d'un moment, une heure, peut-être même deux, il jeta un bref coup d'œil en direction de la mercenaire. Elle semblait… concentrée. En fait, il avait l'impression qu'elle était bien différente de tout à l'heure, quand il l'avait rencontrée. Elle semblait bien plus déterminée, comme si l'optique d'avoir des informations sur cette épée lui avait redonné la foi. Sérieusement, il n'y avait pas de quoi en faire tout un plat, ce n'était pas une information confidentielle qu'il allait lui divulger, et elle pourrait sans doute trouver tout ça à la bibliothéque de Zaphias. Enfin, au moins il pouvait se servir un peu d'elle, et puis dans le fond cette petite n'était pas si méchante… juste ennuyeuse.

L'officier posa alors le livre face ouverte sur la table, ramenant ses deux poings sur le bois avant de finalement se relever. Il tendit ensuite son bras artificiel dans sa direction afin d'attraper le livre qu'elle avait entre les mains, le posant lui aussi face ouverte sur la table pour finalement jeter un regard neutre à la demoiselle.

« On va manger. » En soit, il n'avait pas faim, mais il avait bien remarqué que la gosse avait rendue son repas, et qu'il en était le responsable. Elle avait beau faire des efforts, la faim devait la torturer, et elle serait donc plus efficace en ayant le ventre plein. Alors sans lui laisser le choix, il contourna la table et la força à se lever, et en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, elle se trouvait donc dehors. Peut-être qu'elle allait protester, qu'elle voulait en finir au plus vite pour avoir les informations qu'elle recherchait, mais c'était encore lui le chef, alors elle avait intérêt à se taire et à obéir. Il la guida alors vers une petite auberge constuite autour d'une des imposantes racine de l'arbre au centre de la ville, et à cette heure de la journée il n'y avait pas grand monde, ce qui arrangeait bien notre capitaine. Il s'installa rapidement à une table, en ayant au préalable attendu que Mato s'asseoit en lui tenant la chaise, et c'est là que l'on pouvait voir que l'officier avait beau ne pas être doué avec les mots, pour ne pas dire qu'il était totalement ridicule dans ce domaine, il était nettement plus habile dans ses gestes, même si il lui arrivait d'avoir des excès de violence.
« Commande ce que tu veux, c'est moi qui régale. » Enfin, il aurait pût dire que c'était l'Empire, mais au final cela ne changeait pas grand chose. Lui se contenta de prendre une simple assiette de curry… accompagnée d'une bouteille de saké.

Le temps que les commandes arrivent, il décida de cuisiner un peu la jeune femme sur ce qu'elle avait pût trouver, bien qu'il se doutait qu'il n'y avait strictement rien dans ce qu'elle avait pût lire. Après, peut-être avait-elle entendue parler d'un ouvrage scellé que seul un descendant de la famille Galan pourrait ouvrir. Et pour cause, ils semblaient être une famille de mages, et ils étaient donc assez paranoïaques, refusant que quiconque puisse s'immiscer dans leur vie, raison pour laquelle il y avait très peu d'informations à leur sujet. Ça, ce n'était pas dans les livres qu'avait pût lire Schwann, mais peut-être ceux de la demoiselle ? Il soupira doucement alors que l'on leur apportait dans un premier temps leur boisson pour les faire patienter.

« Est-ce que tu as trouvée quelque chose d'intéressant ? » Le ton qu'il employait ne donnait pas vraiment l'impression qu'il s'intéressait à tout ça, mais peut-être cela ne changeait-il pas grand chose avec son attitude habituelle ? Il se servit un verre de saké, laissant la bouteille à la disposition de la jeune femme, même si il ne se rendait pas vraiment compte qu'il l'invitait à la débauche en lui proposant ça. En fait, il était tout simplement inconscient, puisque lui avait grandit ainsi, il ne savait pas réellement que l'alcool pouvait être néfaste… et lui buvait son verre comme si il s'agissait d'eau…
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