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 L'inquiétude d'un Lieutenant

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LékaosLieutenant
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MessageSujet: L'inquiétude d'un Lieutenant   Sam 13 Aoû 2011 - 19:49

Les pas rapides résonnèrent à travers tout le couloir, les brefs chocs du métal des bottes se répétant les uns à la suite des autres plus ou moins rapidement selon que la personne changeait de direction ou non.

Son uniforme, toujours aussi formel qu'à l'accoutumée de par son habitude à suivre le code à la lettre, n'affichait une déformation dans ses mouvements tant il gardait une attitude corporelle plus que détendue, malgré l'air contrarié qu'affichait très clairement son visage. Seule la cravate et ses cheveux accordés dans un même rouge bordeaux se balançait au rythme de sa démarche vigoureuse, visiblement motivée par une affaire urgente.

Preuve supplémentaire en était que sa main droite tenait une grande enveloppe ouverte, seules quelques feuilles d'un blanc immaculé dépassant légèrement du réceptacle ocre. L'ouverture du papier jauni par le temps semblait avoir été effectué dans le calme le plus maîtrisé, l'ouverture n'étant même pas froissée ni déchirée, ce qui prouvait une fois de plus à quel point pouvait être consciencieux le jeune homme.

L'officier arriva enfin à destination, et posa sa main sur la poignée devant lui avant d'ouvrir en grand la porte, celle-ci débouchant sur une autre pièce.

Bien que cela fût un privilège accordé à tous les officiers des douze brigades impériales, Caldrim se demandait encore comment il avait pu être accordé aussi facilement à Lékaos. Alors même qu'il ne possédait pas encore le grade de lieutenant. Le jeune homme aux cheveux roux se doutait bien que cela était le résultat des divers chantages et stratagèmes qu'avait l'habitude d'employer le soldat aux cheveux noirs, mais à quoi cela avait bien pu savoir quand on voyait ce qu'il en avait fait...

La chambre de son collègue se trouvait une fois de plus dans un état épouvantable, rappelant celles que pouvait avoir certains nobles adolescents de la capitale impériale : des vêtements mêlés à des livres à la couverture abîmée, voire déchirée, ainsi qu'à d'autres objets en tout genre allant de l'encrier à la chaise elle-même, en passant par les innombrables restes de repas pourrissant entre les meubles étaient éparpillés à travers toute la pièce, les deux placards ouverts en grand laissaient s'échapper les "surplus" de ce qui n'était pas étalés au sol, tandis que le bureau au coin de la pièce vomissait la paperasse accumulée depuis un certain temps, les nombreux tiroirs du meuble n'arrivant même pas à s'enfoncer totalement du fait que les trop nombreuses feuilles qu'ils contenaient étaient aussi mal organisées qu'une colonie de culburats grouillants dans les égouts de Zaphias. Le lit lui faisant face n'essayait même pas de compenser un tant soi peu, les draps et la couverture étant totalement défaits, froissés et repliés sur eux-mêmes, le bois du corps ayant été tailladé, griffé par les ongles ou même mordus et enfoncé à plusieurs endroits. Les nuits qui y avaient été passées, voire même les journées, ne devaient pas avoir été de tout repos.

Mais malgré tout, le propriétaire de la chambre semblait suffisamment en forme pour s'amuser à jeter des détritus sur la tête des gardes en factions une bonne vingtaine de mètres en contrebas, raison parmi tant d'autres pour laquelle le premier lieutenant s'était rendu dans cet endroit.


-J'ai reçu de trop nombreuses plaintes de nos hommes, qui commencent à contracter une affreuse migraine avec tes bêtises.
-Tu n'auras qu'à leur répondre d'arrêter de se soûler au bar à chaque fin de journée, ça leur évitera d'avoir la gueule de bois au réveil, répondit le jeune homme à la peau étrangement grise en continuant à jeter des trognons de pommes, des os et encore d'autre pièces de nourriture, ne tournant même pas la tête vers son interlocuteur. Ça ne pourra leur faire que du bien d'arrêter un tant soi peu la boisson quotidienne.
-Pourrais-tu, s'il te plaît, arrêter de lancer des déchets sur leurs têtes ?
-Ce n'est clairement pas comme ça que tu me feras arrêter, tu le sais. Essaie d'une autre manière, pour voir.
-Cesse un peu tes gamineries, enfin. Tu as passé l'âge de jouer comme tu le fais maintenant.
-Parce que tu crois que ça m'amuse, peut-être !? répliqua le lieutenant en second en venant finalement faire face à son supérieur, dévoilant son bras droit en écharpe enveloppé dans un morceau de tissu blanc faisant le tour de son cou pour revenir s'enrouler autour de son bras, sa main droite découverte pendant misérablement. C'est quand même toi qui n'arrêtes pas d'insister pour que je reste enfermé dans ma chambre le temps que les os de mon bras se remettent en place ! Je n'ai même pas le droit de me promener ne serait-ce que dans les couloirs !
-C'est parce que je sais que, même avec tes blessures, tu serais capable de te lancer dans des bagarres inutiles qui ne feraient qu'aggraver ton cas.
-Arrête un peu ! Je ne suis quand même pas aussi stupide au point de me blesser à nouveau alors que je ne suis même pas encore rétabli...
-Ton mauvais caractère t'a déjà amené à faire bien pire... Alors oui, tu es suffisamment borné pour faire quelque chose comme ça ! Enfin... A la base, je ne suis pas venu te sermonner.
-Encore heureux... Un rapport avec les feuilles qui dépassent de l'enveloppe que tu tiens ?
-En quelque sorte... Saurais-tu où se trouve le capitaine Delkress ? Cela doit bien faire deux heures que je le cherche dans le château et je ne le trouve nulle part.
-Aucune idée. J'ai entendu quelques hommes dirent qu'il était sortis en ville, mais sinon je ne m'intéresse pas à ses rendez-vous avec le reste de la noblesse qu'il semble tant affectionner...
-Hum... Ça ne m'arrange pas du tout, cette histoire. J'avais besoin de vérifier quelques informations dans son bureau, mais étant donné qu'il n'est pas là...
-Tu n'as pas accès à son bureau, normalement ? Tu es quand même le capitaine en second, que je sache. Même pas un double des clés ou quelque chose comme ça ?
-Bizarrement, le capitaine semble extrêmement paranoïaque, et plus encore ces temps-ci. Il ne laisse son bureau ouvert que très rarement et a fait changé les serrures plusieurs fois au cours des derniers mois, ne me laissant même pas de copies des clés pour les cas d'urgence. Caldrim se mit à réfléchir à voix haute. C'est comme s'il avait quelque chose à cacher. Cela semble même avoir un rapport avec ce que j'ai trouvé dans l'ancien bureau de mon grand-père, d'après ce que j'ai pu comprendre de ces documents...
-Hein ? Une prison de haute sécurité ? Qu'est-ce que c'est que ce truc à la mord-moi-le-nœud ?! Je n'en ai jamais entendu parler de ce truc ! s'exclama soudainement Lékaos, faisant se rendre compte à Caldrim qu'il ne tenait plus l'enveloppe dans sa main droite, son collègue ayant réussi à la lui dérober en une fraction de seconde.
-Que... Rends-moi ça, je ne t'ai pas autorisé à lire !
-Je te signale qu'à partir du moment où tu t'es amené avec ça dans les mains, tu devais bien te douter que j'allais m'y intéresser. Enfin... soupira-t-il en rendant le dossier à son supérieur. Comme j'ai franchement pas envie de me coltiner une autre mission avec toi, vu ce qu'il s''est passé la dernière fois, je vais me contenter de te trouver un moyen d'entrer dans le bureau d'Eldrik. Mais ce sera ma seule BA de la journée pour toi, je ne suis pas censé quitter ma chambre rappelles-toi.

Lékaos porta alors la main gauche au visage, avant de placer le majeur et le pouce entre ses dents, émettant un bref sifflement strident qui se réverbéra dans toute la pièce. Quelques secondes passèrent avant qu'un bruissement d'aile ne retentisse par la fenêtre ouverte, suivit par l'arrivée rapide de l'oiseau noir que les deux jeunes hommes connaissaient si bien. Ipsos fit un tour rapide de la chambre de son « propriétaire » avant de se poser sur le bras gauche qui lui était tendu.

-Tu vas continuer à ma place, déclara le lieutenant aux yeux rouges en tendant un trognon de pomme au corbeau.
-Tu te fiches de moi. J'ai sûrement mieux à faire que de jouer les bombardiers à déchets.
-Bien sûr, comme rester dans le public plutôt que d'être la vedette du spectacle. Tâche de faire mouche, c'est tout à ton honneur.

L'oiseau de mauvaise augure s'ébroua longuement en signe de mécontentement avant de finalement se résigner à obéir et attrapa le morceau de fruit dans son bec, avant de repartir par où il était entré.

-Ne va pas faire n'importe quoi, fit le premier lieutenant alors que son partenaire se levait pour partir. Comme crocheter la serrure de son bureau...
-Tu me connais mieux que ça, mon grand.
-Oui. Tu serais plutôt du genre à enfoncer la porte dans un accès de colère.
-Pff... Retrouves-moi devant son bureau, vint conclure le lieutenant à la peau grise en sortant dans le couloir sans s’expliquer davantage, ses pas le dirigeant à travers les quartiers des autres brigades impériales.
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TaimuMessages : 965
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MessageSujet: Re: L'inquiétude d'un Lieutenant   Jeu 25 Aoû 2011 - 14:25

Un soleil éclatant, une plaine verte aux senteurs particulièrement sauvages, un cadre parfaitement idyllique si une perturbation n'y avait pas lieu.
En effet deux êtres humains y perturbait le calme, enfin l'un plus que l'autre.
Le premier, celui qui s'agitait semblait plus ou moins jeune, disons que son visage ne permettait pas d'estimer correctement son age, il était vêtu d'un simple pantalon en soie légère, mais dire qu'il était juste torse nu ne serai pas totalement vue que de dos un énorme oiseau vous barrait la vue.

Drôle de tatouage que cette sombre forme noire à la forme rappelant celle d'un phénix déployant ses ailes, mais le corps menu du jeune homme ne permettait de voir entièrement la splendeur de l'animal mystique.
Terminant alors une enchaînement de coup rapide et précis, l'être à la marque maudite s'arrêta pour se tourner vers le second protagoniste de cette scène de rêve.
Les mots furent inutiles pour exprimer l'interrogation du jeune homme et d'ailleurs le vieil homme fut en mesure de répondre à sa question avant même qu'il ne la pose.


- Ce que nous t'apprenons chaque fois que tu ferme les yeux n'est rien d'autre que notre art ancestral et le jour où tu le maîtrisera complètement tu comprendra alors qu'il n'est pas nécessaire pour toi de combattre, après tout tu n'est pas un combattant.

C'est sur ces paroles énigmatiques que les sens du jeune homme commençaient peu à peu à s'éveiller à un nouveau monde de perceptions, les plaines se recouvrirent peu à peu de givre alors qu'une odeur de praline vint au nez du gamin qui instinctivement ouvrit les yeux.

La dure réalité est parfois dure à affronter, juste au niveau de sa bouche se trouvait une énorme cuillère en inox dans laquelle un morceau de glace fondait légèrement à son contact avec l'air environnant l'espion, en remontant le long de l'ustensile on pouvait découvrir une main délicate.
Suivit d'avant-bras fin, mais puissant et enfin à un biceps très féminin, le plus frappant étant que Taimu savait parfaitement à qui appartenait ce bras aussi il ne remonta pas plus haut car il savait qu'un décolleté probablement plus que plongeant attendait son regard.


- Lina il te faudra apprendre que l'on peux réveiller les gens sans leurs faire manger de la glace et sans leurs grimper dessus.

Cette remarque ne changerai aucunement les méthodes de la folle furieuse qui servait de lieutenant en second à la onzième brigade, mais si il y a bien un point commun entre les premiers membres de la brigade de Schwann Oltorain c'est la loyauté sans faille de ses lieutenants envers lui et que ce soit l'espion de feu ou la guerrière de glace.
Malheureusement si les relations entre eux n'ont jamais étés ouvertement conflictuelles, il faut avoue que le côté têtu de la krytienne pouvait taper sur les nerfs de l'humain.

Et finalement c'est sans même attendre de réponse de Lina que le jeune homme va tout simplement saisir la cuillère de glace pour se la mettre dans la bouche, la surprise fut assez grande pour la lieutenant, suffisamment pour que Taimu puis se glisser hors de son étreinte puis lui relancer le couvert en inox une fois qu'il fut un peu plus loin.
Avant ce geste aurai été totalement impensable pour le petit jeune, mais après été enfermé à deux reprise dans des cercueils de son élément opposé, ce n'est pas un peu de crème glacé qui allait l'effrayer.

Enfin cela ne l'avait pas empêcher de littéralement s'enfuir, vu qu'il avait saisit cette opportunité pour laisser Lina derrière, il faut dire qu'il n'y à rien de pire que d'être au commandement, avant Taimu ne parvenait pas à comprendre les actions de la krityenne des glaces, mais depuis qu'il est lieutenant il comprend à son tour, en fait elle s’ennuie et à ses yeux l'espion n'était rien de plus qu'un jouet amusant parce qu'il résistait.

Quittant donc la partie du château réservé à la onzième brigade l'espion aux mains lestes et à l’œil vif se mit à marcher aux hasard des couloirs espérant peut être trouver quelque chose à faire, au moins l'occupé jusqu'au retours de Sasaki et de Ken afin qu'ils fassent leurs rapports.
La chance vas elle sourire à notre espion à peine levé ?
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LékaosLieutenant
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MessageSujet: Re: L'inquiétude d'un Lieutenant   Dim 28 Aoû 2011 - 14:32

Lékaos laissa échapper un bâillement tandis qu'il arrivait à la limite séparant le reste du château des quartiers de la brigade de Schwann.

Il avait décidé d'aller directement rendre une petite visite aux membres de la onzième brigade, d'abord car il s'agissait de la partie la plus proche par rapport à son point de départ et qu'il n'avait pas de réelle affinité avec le reste des brigades, son caractère rendant toute approche volontaire d'autres personnes impossible et lui-même ne cherchant pas vraiment à faire ami-ami avec.

Le lieutenant à la peau grise jeta un léger coup d'oeil à son bras en écharpe, se disant que pour s'être ramassé un cou comme celui-là il avait vraiment été stupide. Mais ce qui le mettait encore plus en rogne était probablement le fait que Caldrim en soit venu à l'interner dans sa chambre pour qu'il récupère, chose qui lui donnait encore plus l'impression que son collègue le traitait comme un adolescent en pleine crise.

En soi, rien de ce qu'il pouvait faire ou dire ne venait infirmer la situation mais il ne pouvait s'empêcher d'être de mauvaise foi... Et ça ne faisait que le mettre d'avantage en colère, parce qu'il n'arrivait pas à réagir autrement.


-Bordel ! Mais pourquoi est-ce qu'il faut que je réagisses toujours comme ça !?

Il se rendit alors compte que son poing droit venait de percuter avec force le mur le plus proche, occasionnant de légères fissures au point d'impact. La force de l'habitude d'utiliser cette main, sans doute.
Mais cette mauvaise habitude le fit réagir assez brutalement, la douleur due à l'absence de protection à cet endroit et à la fragilité des os venant se propager à travers tout son bras droit, l'obligeant à se tenir le poignet en grognant.

C'est ce moment que choisit alors Taimu pour apparaître au détour d'un couloir, le jeune homme aux longs cheveux bruns jetant de furtifs coups d'oeil alentour, qui ne manquèrent sûrement pas de voir le lieutenant de la dixième secouer sa main en silence.


-Shido ! Excellent, j'avais justement besoin de quelqu'un comme toi.

Le jeune homme au bandeau sombre avait été mis au courant de la promotion du gamin, mais ce n'est pas la montée en grade ni le fait qu'ils étaient à présent au même niveau hiérarchique qui l'empêchèrent de lui agripper fermement le col avant de le tirer à sa suite.

-J'imagine que comme à l'accoutumée, tu devais t'ennuyer à mourir. Parfait ! J'ai un job pour toi, taillé sur mesure. Entre lieutenant, 'faut savoir s'entraider. Non, je ne parle pas de moi et non ! ça n'a rien à voir avec ma main, je te remercie.

Le trajet fut parcouru en à peine quelques secondes, Lékaos étant suffisamment remonté contre lui-même pour avancer d'un pas vigoureux laisser l'occasion à son collègue de s'exprimer, coupant toujours ses phrases par d'autres n'ayant parfois aucun rapport avec la situation.

Ils arrivèrent donc devant le bureau d'Eldrik très rapidement, Caldrim attendant déjà devant avec toute la patience dont il pouvait faire preuve. Qui était infinie, rappelons-le.


-Enfin, te voilà. J'ai cru un moment que tu allais venir m'ouvrir de l'intérieur après être passé par la fenêtre.
-Idée intéressante, mais j'ai trouvé mieux ! répondit Lékaos en montrant presque avec fierté le jeune homme qu'il avait amené, continuant de lui tenir fermement le col de sa tenue.
-Lieutenant Shido ?! Pourquoi as-tu décidé de le mêler à cette histoire ? Et inutile de le tenir aussi fermement, il peut tenir debout seul !
-Hé ! Tu voulais un moyen d'entrer, non ? Alors, arrêtes un peu de faire ton rabat-joie et profite un peu que je m'occupe de tes affaires, pour une fois. Ça ne se reproduira pas de sitôt.

Le premier lieutenant de la Dixième laissa s'échapper un long soupir en se pinçant l'arête du nez, se disant que ce devait être au moins la centième fois qu'une tierce personne était embrigadée sans le vouloir par Lékaos.

-Bon ! Ce silence est la preuve de ton approbation, alors voilà le topo ! lança le lieutenant aux yeux rouges en relâchant enfin sa prise sur le col de Taimu. Porte fermée, pas de clé, interdit de l'exploser ou de l'abîmer d'une quelconque manière que ce soit ! C'est dans tes cordes, n'est-ce pas, Shido ?
-Je ne peux pas vous obliger à le faire, lieutenant... tint à souligner Caldrim, avant de se faire interrompre de nouveau.
-N'est-ce pas ? insista encore plus lourdement Lékaos en lâchant un sourire narquois.
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TaimuMessages : 965
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MessageSujet: Re: L'inquiétude d'un Lieutenant   Mar 30 Aoû 2011 - 19:36

L'espion n'en revenait pas de ce qu'il venait de faire, pour le coup son acte avait été totalement démesuré et si cela lui avait fallut d'esquiver la krityenne cette fois-ci, elle reviendra avec encore plus de fougue la prochaine fois.
Décidément l'armée n'a pas que des avantages et si la onzième brigade avait plus ou moins toujours été considéré comme la poubelle aux éléments perturbateur par le jeune espion, il se demandait si le cas Lina n'en faisait pas plus le centre d'incarcération avec psychologue cinglé.

Mais bon il est trop tard pour penser aux implications de son gestes, autant garder la surprise du prochain mouvement de Lina, peut être que pour une fois elle fera quelque chose de nouveau et qui pourrait peut être le surprendre en bien.
Et c'est donc en soupirant que le jeune homme, marchant le long, du long couloir, se retrouva non loin du guerrier à la peaux pâle.
Dire qu'il le connaissait serai plutôt une erreur, ils sont partie ensemble en mission sous l tutelle du capitaine Oltorain un ou deux fois.

Si l'espion commençait à incliner la tête pour faire un signe de salut, il fut un peu surpris par la réaction enjoué du lieutenant qui le saisit de sa seule main valide afin de le traîner dans les couloirs du château.
Si au début il tenta vainement de résister, l'espion laissa sa curiosité prendre le dessus et se laissa donc guider, enfin plutôt porter jusqu'à destination.

Une discutions commença alors entre Caldrim et Lekaos, un peu intrigué par l'affaire le gamin laissa faire sans rien dire et finalement la chose devenait plus clair, pour Lékaos, Taimu n'est qu'un passe serrure.
Peut être se souvenait il de la façon dont il avait ouvert la porte lors de cette mission au manoir de la corruption ?
Dans tout les cas l'espion se contenta de hausser les épaules tout en regardant les deux autres impériaux.


- Bien sur, je peux l'ouvrir... Mais Lékaos, que feras-tu pour moi si je te rend ce service ?

Un sourire un peu machiavélique se dessina sur les lèvres de l'espion, alors qu'il s'approcha lentement de la porte tout en approcha sa main droite du trou de serrure sur lequel il posa son index avant de tourner la tête vers Lékaos.

- C'est ton devoir maison, donne moi la réponse demain. Sur ces mot un cercle de sort de petite taille apparut alors sur la porte tendis que le bruit caractéristique d'une porte s'ouvrant, d'ailleurs celle-ci s'écarta légèrement comme pour les inviter à entrer.

Le jeune homme la poussa donc puis entra, l'odeur de vieux papier était présent dans le bureau, normal pour quelqu'un devant pas mal toucher à la paperasserie, Taimu fit donc quelques pas dans la pièce afin que les autres puissent entré à leurs convenance puis il se tourna vers eux.


- Que cherchons nous ?

La question avait surtout été posé à Lékaos, mais cela n'empêchait pas l'espion de regarde Caldrim aussi, le fait qu'il participe à un tel coup lui ressemblait bien peu d'ailleur,s mais pour l'heure l'espion voulait savoir ce qu'ils ont à dire.
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LékaosLieutenant
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MessageSujet: Re: L'inquiétude d'un Lieutenant   Lun 5 Sep 2011 - 10:32

Finalement, le jeune espion de la onzième accepta d'user de ses talents pour le crochetage sans réellement broncher, ce qui ne manqua pas d'étonner Caldrim, après le traitement qui avait été infligé au nouveau lieutenant.

Cependant, la remarque que lança Taimu en ouvrant la porte ne manqua pas de faire vivement réagir Lékaos, qui fit craquer en les bougeant les doigts de sa main gauche en même temps de répliquer, un rictus agacé déformant son visage dans une grimace effrayante.

-Tu sais quoi, je vais te la donner maintenant ma réponse, tiens ! Ce que je pourrais faire pour toi serait de ne pas te filer illico une correction pour avoir voulu joué au plus malin avec moi. Mais malheureusement, j'ai la très mauvaise manie de ne pas respecter mes engagements...

Caldrim s'empressa de placer un bras en barrière devant son collègue, sentant que la situation allait dégénérer s'il n'intervenait pas. Lékaos se relâcha alors un peu, laissant tomber son bras gauche en desserrant le poing, non sans afficher un regard signifiant qu'il n'était clairement pas d'humeur à rigoler. Ce n'était pas parce qu'il avait un bras dans le plâtre qu'il ne pouvait pas lui coller une dérouillée, non mais sans blague.

-Demande-lui plutôt qu'à moi ! fit-il en montrant Caldrim du pouce suite à la question qu'avait posé Taimu, ayant fait volte-face pour s'en aller dans un des couloirs adjacents. A partir de maintenant, je ne suis plus concerné par cette histoire.

Le capitaine en second lâcha un léger soupir en regardant son collègue s'éloigner, se demandant comment il pouvait abandonner aussi facilement ses responsabilités.
Le jeune homme à la peau grise lui lança alors par-dessus l'épaule :

-Tâche de ne pas te faire prendre, vieux. Ce serait plutôt con qu' Eldrik se ramène et vous trouve en train de fouiner ici.
-Ne t'en fais pas ! répliqua presque aussitôt son collègue. Il s'agit du genre de choses qui sont plus susceptibles de t'arriver qu'à moi.
-Tsch ! C'est ça...

Lékaos reprit son chemin sans ajouter un mot de plus, se contentant d'avancer tranquillement à travers les grands couloirs du château de Zaphias. Il ne prêta même pas attention aux quelques rares gardes en faction dans les corridors adjacents à celui d'où il venait, estimant que si Caldrim se faisait prendre, ce n'était pas à lui d'arranger le coup.

Du côté du premier lieutenant de la dixième et du lieutenant de la onzième, Caldrim venait de rejoindre Taimu à l'intérieur du bureau de son capitaine, commençant par entrouvrir la fenêtre qui était restée fermée depuis un certain déjà, l'aération soudaine faisant décoller légèrement quelques papiers posés négligemment et autres meubles sur les étagères.

-Eh bien... Je pense que pour commencer nos recherches, il va falloir s'intéresser aux dossiers d'incarcération datant des trente dernières années. Cherchez ceux où sont faits mention le "Roc des parias" et les mots "pénitencier" et tout ce qui peut avoir un rapport avec cela et donnez-les moi, afin que je les vérifie. Je suis désolé de ne pas pouvoir vous fournir plus d'informations, mais je dois avant tout être sûr que ce qui est fait mention dans les dossiers que je tiens est exact.

Caldrim déposa alors l'enveloppe qu'il tenait sur le bureau de son supérieur, avant de venir s'y installer et d'ouvrir les différents tiroirs que contenaient le meuble, heureusement non verrouillés. Il en sortit plusieurs documents qu'il commença à examiner les uns après les autres, cherchant à y déceler le moindre indice pouvant confirmer ses doutes.
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TaimuMessages : 965
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MessageSujet: Re: L'inquiétude d'un Lieutenant   Ven 9 Sep 2011 - 11:58

L'humour, voilà la différence en les espions et les guerriers, d'un côté ils avaient probablement essuyé trop de coups en pleine tête pour en avoir encore surtout dans le cas de Lékaos, parce qu'il à peut être crut qu'il y avait écrit couteau suisse multifonction sur le front de l'espion, mais ce dernier n'allait pas mettre en danger son intégrité ainsi que son grade en jeu pour le plaisir du sourire du jeune homme à la peau grise.

Mais ce dernier était déjà parti, de toute façon Taimu lui avait laissé jusqu'à demain pour le laisser réfléchir et si il lui fallait se battre pour lui faire comprendre son point de vue, ce n'est pas un simple guerrier qui allait lui faire peur.
Enfin bon il était là pour aider pour les recherches, donc même si son commanditaire quitte la mission, lui allait l'accomplir puis revenir chercher sa paye plus tard.
Se payer un espion peut coûter chère et cela Lékaos l'apprendra tôt ou tard.

Dans tous les cas, l'intrus observa déjà la pièce depuis son centre, se laissant imprégner par l'ambiance de cette dernière tout en écoutant les consignes du lieutenant,
Le premier problèmes étant que si il cherche les dossier d'incarcération, le mot pénitencier est susceptible d'être très présent, aussi se concentré sur « roc des parias » semble être la meilleurs chose à faire pour le moment.

Enfin bon l'ordre était clair et il lui rapporterait tous les dossier qu'il trouverait, bon il semblait que le premier lieutenant de la dixième brigade se chargeai du bureau de son supérieur, aussi l'espion se dirigea plutôt vers les placards et les meubles contenant les dossiers les plus vieux, on les reconnais assez facilement avec l'odeur de vieux papier qui s'en dégage.
Heureusement que la fenêtre à été ouverte car l'odeur n’aurai pas été supportable dans une pièce fermé.

Prenant une pile de dossier au hasard, le jeune espion se mit à regarder les dates, pourquoi un capitaine garderai des dossiers aussi vieux ici, en temps normal les capitaine les font porter aux archives, donc en effet ils devait y avoir des choses dedans que le Capitaine ne voulait pas disperser.
Prenant son temps pour observer les premier dossier, le jeune espion finit par se relever, s'approcher du bureau puis de saisir la lettre qu'y avait été déposé dessus après leurs arrivé.


- Excuse moi, mais il est plus facile de trouver quand on sait ce que l'on cherche.

Reculant alors rapidement d'un pas afin d'éviter une éventuelle tentative de récupération de la lettre de la part de Caldrim tout en posant les yeux sur cette dernière afin d'en lire le contenu, on verra bien si cela aidera aux recherche ou non?
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LékaosLieutenant
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MessageSujet: Re: L'inquiétude d'un Lieutenant   Dim 11 Sep 2011 - 15:40

-Je vous... !

Caldrim releva brusquement la tête, se rendant compte que le dossier qu'il avait apporté avec lui venait de lui être subtilisé sous son nez. Tout en se pinçant l'arête du nez en fermant les yeux, le second de la dixième brigade se dit qu'il fallait vraiment qu'il songe à mettre ce genre de document hors de portée des personnes non-concernées.

Lâchant un très léger soupir signifiant qu'il n'était pas très fier de son manque de concentration, il pensa aussi que le jeune homme en face de lui outrepassait en quelque sorte ses droits.
Certes, tous deux était du même rang en tant que lieutenant, mais Caldrim se souvenait très bien n'avoir donné qu'une seule consigne très claire, à savoir de chercher n'importe quel document se rapportant au sujet mentionné et de les lui faire parvenir. Rien d'autre. Il n'était pas question de le mêler d'avantage à quelque chose qui n'avait aucun rapport avec lui.
Cependant, il devait admettre que Taimu marquait un point : cela lui prendrait un temps fou de trouver ce qui lui était demandé s'il ne possédait pas le même quota d'informations que son collègue.
Bien qu'il aurait préféré que ces documents restent à l'écart le temps qu'il mette à jour l'objet de ses recherches, mais comme le jeune homme aux cheveux roux n'était pas du genre cachottier, il décida de faire bon gré mal gré et vint même renchérir en déclarant :

-Faites donc, je vous en prie. Il est vrai que vous ne pourrez pas avancer si vous n'avez pas de quoi vous servir d'appuis.

Caldrim se remit à la lecture des fiches sorties du bureau de son supérieur, se disant que Taimu devrait sérieusement penser à modérer quelque peu son comportement, aussi bien dans ses gestes que dans ses paroles. Il était vrai que le jeune homme aux cheveux brun était d'extraction noble et devait probablement avoir eu une certaine accoutumance à ce qu'on lui apporte ce qu'il pouvait demander sans conditions. Cependant, il devait apprendre à faire preuve d'un peu plus d'humilité.

Comme à l'exemple de ce qui s'était passé tout à l'heure avec Lékaos. Peu importe l'état de santé dans lequel pouvait se trouver le lieutenant aux yeux rouges, ses paroles n'étaient certainement pas des menaces en l'air. Si Caldrim n'était pas intervenu avant que les choses ne dégénèrent, le chevelu aurait reçu bien plus que de simples égratignures.
Le capitaine en second de la dixième fut même d'ailleurs surpris de l'insouciance dont pouvait faire preuve son collègue espion envers le caractère impulsif du soldat à la peau grise. Pour le peu de missions qu'ils eurent ensemble, Taimu aurait déjà dû avoir cerné le caractère imprévisible du soldat ténébreux.

De même qu'il était toujours aussi surpris que Lékaos soit aussi réceptif à ses consignes, alors que tout ce que les autres pouvaient lui dire semblait constamment lui passer par-dessus la tête.
Il était vraiment difficile de savoir ce que pouvait penser le jeune homme à la peau grise.

Lorsque Taimu ouvrit l'enveloppe, les premières choses qu'il pu sortir furent de très nombreuses coupures de papier usagées datant d'un autre âge, certaines étant déchirées sur les bords, preuve qu'elles provenaient sûrement de journaux et de documents de l'époque où ils avaient était écrits.

En prenant le temps de s'attarder sur ce qui y était écrit, le jeune espion pouvait voir revenir plusieurs fois des événements se rapportant à des incarcérations en grands nombres. L'un d'eux parlait même de l'emprisonnement d'un groupe de personnes ayant fait partie des chevaliers impériaux.

Lorsqu'il eut terminé avec ces coupures de journaux, la deuxième chose qu'il put voir rangée dans le dossier fut un grand nombre de rapports officiels relatant les arrestations qui avaient été mentionnées dans les papiers déchirés qu'il avait examiné précédemment, tous ayant été reliés en un volumineux dossier représentant le plus gros de l'enveloppe du premier lieutenant de la dixième.
La plupart d'entre eux se contentait d'expliquer sobrement comment s'étaient effectués les interpellations, combien de temps avaient duré les gardes-à-vue (si gardes-à-vue il y avait eu), quelles étaient les peines à avoir été énoncés à leur encontre et l'endroit où ils avaient été envoyés, dans le cas où leur intégrité physique n'avait pas été mise en cause.
Dans ces derniers cas, soit le nom complet du centre de détention et sa localisation était donné. Soit, fait étrange, seul le mot "Roc" était inscrit à la main et nulle part n'était fait mention de quelconques coordonnées cartographiques pouvant permettre de situer l'endroit. L’intitulé de chacune de ces feuilles présentant cette anomalie avait été souligné à la main à l'aide d'un crayon épais, comme si quelqu'un avait voulu mettre en évidence ces cas d'emprisonnements mystérieux.

Lorsque Taimu eut fini de lire l'entièreté du dossier, Caldrim releva le nez de ses feuilles, ayant prêté attention au moindre geste du jeune homme aux longs cheveux afin de savoir où il en était.


-Vous avez terminé ? Si vous le voulez bien, je vais récupérer ceci.

Le lieutenant aux cheveux roux tendit alors le bras vers son collègue en laissant apparaître un sourire avenant, mais faiblement significatif du fait qu'il aurait dû écarter ce dossier du jeune homme, qui n'était pas à proprement concerné par cette affaire.
Lékaos ne s'était permis d'impliqué Taimu dans ces recherches que parce qu'il n'avait pas envie de rendre service, comme bien souvent.
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MessageSujet: Re: L'inquiétude d'un Lieutenant   Sam 17 Sep 2011 - 15:51

Finalement la lecture du contenue de l'enveloppe ne l'aidait pas réellement, ne sachant rien des événement énoncé par ceux-ci, il ne savait pas vraiment où cherche, ce qui d'ailleurs était une première l'espion pensant être l'un des impérial les mieux renseigner de l'empire essuyait un échec en quelque sorte.
Mais finalement un sourire étira doucement ses lèvres alors qu'il rendit le dossier à Caldrim avant de retourner à son placard poussiéreux.
Il s'agirait donc de retrouver les information par rapport à un emprisonnement de masse par rapport à artefact qui porterait le nom de « Roc des Parias », l'espion hésiterai presque à se rendre directement au pénitencier afin de retrouver une des détenu concerner.

Mais vu que cela date de trente ans et que certaines personnes semble mettre les choses en place pour ne pas que cela se sache il est fort possible que tout les concerné soit mort à l'heure actuel, enfin la meilleur façon de le savoir resterai d'y aller.
Idée que l'espion mis de côté alors qu'il retournait à ses recherches.

Lisant le plus rapidement possible le contenu de chaque dossiers, il commençait déjà à perdre patience au troisième, mais comme ils sont en infiltrations il résista à l'envi de les brûler une fois qu'il les avait vérifier et se contenta de recréer la pile de dossier comme elle l'était avant qu'il ne la vérifie, l'ordre était ici primordiale et Taimu espérait que le premier lieutenant de la dixième brigade savait ce qu'il faisait.

Non pas que l'espion ne connaissait pas les rumeur sur son savoir faire et sa fiabilité, mais il est bien placé pour savoir que personnes n'est à l'abri d'une erreur.
D'ailleurs en parlant d'erreur il semble qu'il y en à une sur le dossier qu'il a entre les mains, celui qui l'a écrit semble s'être amusé à remplacer les numéro des cellules du pénitencier par des suite de lettres, pourtant elles ont toujours été numéroté.

Ce petit détail attira l'attention du jeune homme qui remarqua que certain passage n'avait aucun sens et qu'il s'agissait probablement d'un code et à moins d'être un tordu on écrit en code que si l'on a quelque chose à cacher.

Se relevant doucement, l'espion avançait vers le bureau où se trouvait Caldrim tout en continuant de lire.


- Dis moi champion, ton supérieur s'amuse souvent à écrire en code dans ses dossiers ?

La question n'appelait pas réellement de réponse mais il n'est pas impossible que ce soit le cas, en tous cas l'impérial aux cheveux long vint se placer à côté de son supérieur et déposa le dossier sur la table en pointant du doigt tous les passages codés en espérant que Caldrim saurai le lire.
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MessageSujet: Re: L'inquiétude d'un Lieutenant   Mer 23 Nov 2011 - 20:28

Caldrim posa la pile de feuilles qu’il analysait au bord du bureau en entendant son jeune collègue lui adresser la parole en déposant de nouveaux documents devant lui. Ses yeux se posèrent sur les feuilles tandis qu’il vint répondre au jeune lieutenant de la onzième :
-Des codes ? Eh bien, Eldrik n’est pas vraiment connu pour être très cérébral… Il est vrai qu’il assume pleinement la charge du traitement des rapports et des autres documents importants de la brigade, mais il n’est que guerrier et n’a pas suivit de formation pour ce genre de cryptage.

Le jeune homme analysa plus en détails les documents, passant son regard d’une feuille à l’autre tout en les faisant glisser méticuleusement entre ses deux mains afin de ne pas les abîmer.

-Hum… C’est bien ça, le capitaine Delkress n’est pas l’auteur de ces documents. Il existe quelques similitudes entre cette écriture et la sienne, mais il y a trop de marge pour que ce soit lui qui ait écrit tout cela. J’imagine qu’il les a obtenus de quelqu’un et qu’il n’a lui-même jamais percé le code. A moins que…

Le jeune homme vint prendre une plume traînant dans son encrier ainsi qu’une feuille vierge disposée sur le sommet d’une autre pile à sa gauche, sur laquelle il marqua plusieurs symboles ressemblant à ceux utilisés dans les documents que Taimu lui avait amené. Tout en marmonnant plusieurs choses inintelligibles pour ceux n’ayant pas une oreille très fine, il oscilla plusieurs fois entre son brouillon et le dossier. Plusieurs secondes s’écoulèrent avant qu’il n’en vienne à une conclusion en déclarant :
-Je pense avoir trouvé : il doit s’agir du système de codage utilisé par les officiers de marine de l’Empire, lors de la Grande Période Sombre. Cela na plus été utilisé depuis plus de vingt ans, ce qui explique que je n’ai pas fait le rapprochement avec ce que l’on utilise de nos jours.

Caldrim se leva alors en rangeant les feuilles que lui avait fait parvenir le jeune espion dans l’enveloppe qu’il avait amené avec lui, ferma la fenêtre derrière lui, avant de tendre la feuille qu’il avait lui-même remplie à Taimu.

-Brûlez ceci et vous pourrez partir. Je vous remercie de votre assistance, vous m’avez été d’une grande aide. J’espère ne plus jamais avoir à vous demander de nouveau service et je m’excuse encore pour le comportement de Lékaos, je ferais en sorte qu’il ne recommence plus, ni avec personne, ni avec vous. Maintenant, sortons d’ici.

Le jeune homme aux cheveux roux ouvrit alors la porte du bureau de son supérieur et s’apprêtait à sortir lorsqu’il entendit des voix dans le couloir, parmi lesquelles il put reconnaître la voix de l’officier à qui appartenait la pièce qu’il venait de fouiller.

-Bon sang ! s’écria-t-il en refermant la porte brusquement, celle-ci ne faisant même pas de bruit tant le lieutenant avait fait preuve de délicatesse malgré la situation. Je n’imaginais pas que nous nous retrouvions dans une telle position. Réfléchissons, qu’avons-nous à disposition ?

L’espion impérial observa attentivement la pièce, se rendant compte qu’il restait encore beaucoup de documents éparpillés à travers le bureau, cela étant dû à son excès de confiance une fois qu’il avait trouvé la solution à son problème.

-Taimu ! Je suis bien conscient de ce que j’ai dis il y a moins d’une minute, mais il semble que je vais devoir requérir à vos services. Faites-moi confiance et nous sortirons d’ici en un seul morceau. Du moins, je l’espère…

******

-Eh bien alors, soldats !? Qu’est-ce que vous voulez que ça me fasse que votre fiancée soit alitée ? Vous n’êtes certainement pas le seul dans ce cas, vous savez ! Alors n’espérez pas gagner quelques jours de repos juste pour cela ! Si vous ne vous présentez pas à votre poste, cela sera déduit de votre paye !
-Mais, m’sieur…

Eldrik ne lui lança pour toute réponse qu’un regard noir lui signifiant qu’il n’en avait strictement rien à faire, ce qui fit soupirer le chevalier sous son casque, qui se disait qu’il n’avait pourtant rien fait pour mériter un tel capitaine.
Le haut gradé renifla de dédain à l’égard de son subalterne, avant de porter le regard vers la porte de son bureau dont il approchait. Il s’apprêta à en tourner la poignée afin de l’ouvrir, mais surpris d’étranges bruits de derrière la porte, ce qui le fit reculer en se demandant de quoi il pouvait bien s’agir. A peine eut-il reposé la main sur la demi-sphère en argent que le panneau de bois verni fut délogé de ses gonds par un puissant courant d’air, ce qui surpris le haut-gradé au point de le faire s’étaler à terre.


-Mais qu’est-ce que…
-Alerte !

Une forme indistincte s’extirpa rapidement de la pièce d’où s’était déclenché l’incident, le capitaine n’ayant le temps de voir passer devant lui qu’une masse importante de matériel capillaire tenant plusieurs parchemins roulés dans ses mains, avant qu’il ne disparaisse dans les couloirs.

-Capitaine ! s’écria le jeune lieutenant aux cheveux roux en s’extirpant à son tour de la pièce.

Le canon de son Cornet de précision laissait encore s’échapper quelques volutes d’énergie magique, attestant du fait qu’il était l’auteur de ce qui était arrivé à la porte maintenant réduite à l’état de copeaux de bois traînant en plein milieu du couloir.


-Un intrus s’était introduit dans votre bureau et…
-Et quoi, Venturis ?! Je l’ai vu avec des documents à la main, rattrapez-le au lieu de palabrer inutilement ! Allez !

Caldrim acquiesça avant de s’enfoncer à travers le château, ne pouvant s’empêcher d’esquisser un faible sourire lorsqu’il fut dos à son supérieur. Tout se déroulait comme prévu.

Enfin, c’aurait pu être le cas si Eldrik ne s’était pas empressé de crier soudainement :

-Et vous, là ! Ne restez pas avachi dans votre coin à observer la scène ! Dépêchez-vous d’accompagner votre collègue et rattrapez ce voleur ! C’est un ordre !

Le soldat qui était resté immobile suite à l’enfonçage de la porte par le jeune lieutenant laissa s’échapper un hoquet de surprise, ayant encore un peu de mal à savoir où en était la situation. Il n’était pas sûr d’avoir tout compris à ce qui se passait, mais visiblement, on lui demandait de se lancer à la poursuite d’un inconnu qui semblait avoir dérobé des documents importants.

-Mais, vous êtes sûr ? J’veux dire, cap’taine… L’lieut’nant peut s’en charger tout seul. Je d’vrais plutôt vous aider à remettre de l’ordre dans vos papiers… Euh, ou au moins ap’ler quelqu’un pour avertir de c’qui s’est passé… Hum…

Le factionnaire se ramassa un regard lourd de sens, du genre qui voulait dire quelque chose comme « Contentez-vous d’obéir et ne vous mêlez pas des affaires de votre capitaine ! », ce qui lui fit perdre son verbe et l’obligea à emboîter le pas de son lieutenant sans perdre de temps.

Les deux hommes ne tardèrent pas à rattraper le jeune espion, qui s’était arrêté une bonne demi-douzaine d’intersections plus loin, comme les deux lieutenants en avaient convenus plus tôt.


-Heum… Lieut’nant, c’n’était pas ce fuyard qu’on d’vait ram’ner au cap’taine ? demanda le troufion de sa verve emplit d’exotisme. ‘pouvez m’expliquer c’qui passe ?
-Bien sûr, soldats. Avec joie, répondit Caldrim en faisant signe à Taimu que tout allait bien, le jeune homme à l’impressionnante chevelure faisant disparaître les feuilles vierges qui lui avaient été confiées d’un claquement de doigt, la flamme dévorant le papier blanc en l’espace de quelques secondes.

-Ah, d’accord ! Donc, si j’bien compris… C’que vous avez dit au cap’taine, c’était du pipeau en fait.
-C’est exact ! Je compte sur vous pour garder ce que vous avez appris ici pour vous. Ne dite rien à personne et surtout pas au capitaine Delkress. C’est bien compris ?
-Absolument, lieut’nant ! Moutus bouch’cousue !

Le jeune homme aux cheveux couleur bordeaux sourit au jeune soldat en face de lui. Les hommes de la dixième avaient beau avoir été pour certains de belles ordures, ils détestaient suffisamment le capitaine pour ne jamais rien lui confier.

Il laissa alors son subordonné s’éloigner, lui ayant promis qu’il aurait ses jours de congé demandés pour s’assurer de son silence à l’égard de ses collègues, puis se tourna vers le jeune lieutenant de la onzième.


-J’ose espérer que cette faveur-là était bien la dernière que je vous demanderai. Si jamais l’affaire venait à s’ébruiter auprès de votre capitaine d’une quelconque manière, venez me voir et je tâcherais de me porter garant de ces événements. Même si je doute qu’Eldrik en vienne à requérir l’action de votre supérieur, où de n’importe qui d’autre au sein de la chevalerie.

Caldrim était persuadé que, malgré le fait que les documents codés qu’ils avaient trouvé n’aient jamais été déchiffrés par le capitaine de la dixième, ce dernier semblait cacher beaucoup de choses pas très reluisantes. Il n’irait pas à ébruiter une telle affaire si cela venait à lui faire révéler le contenu de ces tiroirs.

-Même si cette collaboration était surtout due au manque de considération de notre collègue, je dois dire qu’elle a été très efficace. Sans vous, je n’aurais probablement pas pu avancer dans mes recherches. Je vous en dois bien plus d’une, mais en attendant je vous remercie. J’espère que nous pourrons retravailler ensemble, mais pas dans des conditions aussi hasardeuses ! lâcha Caldrim en tendant sa main vers son compagnon d’infortune, un léger sourire s’affichant au coin de sa bouche.
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L'inquiétude d'un Lieutenant

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